VI. ITALIE
Ifaplefl et TO0e»ne„
L'infant don Carlos^ qui fut depuis roi d'Espagne sous le nom de Charles III, et qui avait été auparavant duc de Parme, reçut, en 1735, le titre de roi de Naples et de Sicile. A Tinstigation de son ministre Tanucci, il voulut remédier aux abus provenant de onze législations différentes et desfconflits perpétuels qui s'élevaient entre la royauté et les difiérents ordres de l'État. Mais ses réformes ne produisirent aucun bien, parce que le législateur, trop pressé de détruire, n'avait rien de solide à substituer aux vieilles coutumes.
Lorsque don Carlos passa sur le trône d'Espagne (1759), Fer^ dinand III, son fils, âgé pour lors de huit ans, fut placé sous la tutelle de Tanucci, qui continua de gouverner le royaume jusqu'en 1776. L'entrée au conseil de Marie-Caroline, fille de Marie- Thérèse et épouse du roi, obligea Tanucci à se retirer. La jeune reine prit sur son faible époux et sur le gouvernement tout entier un ascendant despotique ; elle osa môme investir du ministère son favori, le médecin irlandais Âcton.
En Toscane^ François II, duc de Lorraine, devint grand duc après la mort du dernier des Médicis, arrivée en 1737. Il eut pour successeur (1765) son fils Léopold^ dont l'administration bienfaisante et éclairée, conforme aux principes des économistes français, a laissé en Toscane un durable souvenir. Mais par une intervention téméraire dans des questions de discipline ecclésiastique, il troubla sérieusement le repos de ses sujets et le sien. Ferdinand III, fils aîné de Léopold, rétablit le calme (1790); il fut dépouillé de ses États pendant les guerres de la révolution.