‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 228 sur 254 · Méem «Irondlns · texte numérisé non relu

Méem «Irondlns

Par un scrupule excessif, la Constituante avait décrété qu'aucun de ses membres ne pourrait faire partie de V Assemblée législative, appelée à lui succéder. Celle-ci se composa donc d*hommes nouveaux, sans expérience, inférieurs à leurs devanciers, plus remarquables par le talent de la parole que par le sens politique. Les légistes y étaient en majorité. Vergniaud, Guadet et Gensonné, députés de la Gironde, auxquels se joignirent bientôt Brissot, Condorcet, Isnard, formèrent le parti girondin. Le club des Jacobins ^ où régnait Tex- constituant Robespierre, celui des Cordeliers^ dirigé par Danton et Camille Desmoulins, puis avec eux Santerre, le général des faubourgs, et l'ignoble Marat, rédacteur de VAmi du peuple, dominèrent le côté gaucbe de l'assemblée et une grande partie du Centre.

La lutte ne tarda pas à s'engager entre le Corps législatif et le roi. Un premier décret punissait de mort les émigrés; un autre privait de leur traitement les prêtres non assermentés. Ainsi qu'on devait s'y attendre, ouis XVI refusa de sanctionner ces deux mesures qui répugnaient à l'humanité et à sa conscience. Sous le coup de la persécution religieuse, la Vendée commençait à s'agiter; on y envoya des troupes : les collisions sanglantes allaient donc éclater au dehors et au dedans. Cependant le roi, pour contenter l'opinion, choisit ses ministres parmi les Girondins, et durant quelques semaines, Paccord parut régner entre les deux pouvoirs. Kn réponse aux provocations venant de l'Allemagne, la guerre fut déclarée au successeur de Léopold, François II, roi de Bohême et de Hongrie (20 avril 179*).

Quelques échecs éprouvés sur la frontière du Nord servirent de prétexte à une accusation de trahison dirigée contre le roi. Louis attira sur sa tête de nouvelles fureurs en refusant avec fermeté sa sanction à deux nouveaux décrets, l'un qui condamnait à la déportation les prêtres non assermentés, l'autre qui

5^2 H|§TQIR^ Mppil^î^g,

QTdqprïSL\\ la fofvc^Si^p^ 4'ap c^pip ^e SOOQp p^rtfjqtçs ?9i|S Paps. Le 2q j^in^ (|e^ ^apdes hi^ef^ses, sqrties dç$ f9iibp\irgs Saint-Marcpaù et S^int-Antqjne, ef grpssjp^ eii rpute '^ d'^^pp foule d'hommes armés de piques, marchent sur les Tuileries, ayant à leur tête le brasseur Sam erre. Après avoir défilé devant V4§s^în{)Jée terripée, ces |)apdei? fQï*Ç6nt T^ptrée d^i château, pénètrent à coups de haché dans les appartements, arrivent, l'outrage à l^. l^puphe, ep |)r?^r^(Ji§sant; leurs piques, auprès de la famille royale qu'entouraient encore quelques amis fidèles. Louis XVI désarma les envahisseurs par le calme héroïque de son a|ti|;ude. t Jamais il ne fut plus roi que ce jour-là.» Mais Tennemj é^ait à nos portes; on déclara la ^a^nV en 4?î»ger. Pujç, le manifeste insensé du duc de Bf uns^iql^ (^^ W?'^)» en exaltant le sentipnent i:^ational jusqu'au (3^iife, ti4|,6^ le 4çyniçr jo^f de la royauté.

^r '9fl«-péc fie f f §pû|.

Les anarchistes des faubourgs profitent de l'arrivée des féd^ç-és marsei'lais et bretons, et de la complicité de Pélion. mai^e de Paris; ils s'emparent de l'Hôtel de Ville et en font leur gu^rtier généra}. Be 1^, ils se porten]; sur lei^ Tujjeries. défendues seulement par 80Ô Suisses et par quelques bataillons de )a garde nationale. A six heures du niatin, sans attendre Tassaut, Louis XV| ?ilîa chercher un asile au sein de l'Assemblée, que présidait Vergnjaud, et se mit |qus sa protiect;ion avec ^;pute la famille royale. De l'étrqite tribune bh on lui ayajt donné place, il envoya Tordre aux Suisses qui résistaient; avec succès, 4® cesser }a défense : ce fut le signal d'un horrible massacre. Les pouvoirs du roi sont de nouveau suspendus; on ïç conduit dans la prison di; Temple avec sa famille, et TAssemblée législative^ docile ipstruoient de Tépoeute, décréta une Cq^ven^ion r^ationale, qui serait cl^argée ^'organiser ^a npgyefiu gouvernement.

Dans la nuit du 10 août, unp Corr^munç révolutionnaire^ composée de jacobins, s'é|ait ét^blip sous l'inspiration dp Danton, à l'Hôtel de Ville; elle devaitlaisser d'exécr.ibles souvenirs.

Cependant, l'armée prussienne, apr^s avoir pris Fçrcfuf», n^archait sur Paris. Les innop[ibra)}jes*viptinies de la Révolution, 4ptenues dans les prisons de la capitale, èvôqpes, prêtfps, Suia- §ps, gardes du cprps, femmgs et vieillards, fi|rpnt d^s loj? vouées au carnage. Trois cents ass^ssirjs, a^ix gflggs ^e |a Cqm-

mune, les égorgèrent pendant les journées des 2, 3, ^et 5 septembre. L'histoire doit rappeler, à la honte du ftiinîstre de la justice, Dapton, qu'il fut le cqmplice pu plutôt rins);igateur de cet épouvantable massacre. Sa pensée était d'effrayer^es roy^listps et de dresser entre le peuple et la monarchie une barrière infranchissable. Sites bourreaux nous inspirant une juste horreur, l'héroïsme et la piété des victimes pous offrent un spectacle consolant. En ipême temps, nos braves soldats, secondés par le génie et le pairiotism'e des savants (je Pépoejue, défendaient intrépidemept les frontières du pays. Dumoijriez et son armée, canapés dans la forêt de 1 Argonne,'Ies Thermopyles de la prance, arrêtent qijelque temps les Prussiens. Le brillant succès de Kellerfnann à i^atmy (2Q septembre) hâta enfin la retraite du duc de Brunswick; çèlui-ci repassa 1^ frontière avec les 6000 émigrés qui combat1;aient dans son armée.

JII, pçt^yENTipr^ fî^^iPffi^LB; (21 §]^pTE^ppç }75?- 26 OCTOBRE 4795).

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