Seconde campagne d^liaiié (iëte
tjriè seconde conquête de l'Italie, accomplie en litië courte Caoapàgnè, interrompit rcéilvire de Pdhgaiiisàtibii intérieure. A la tête d*uné arlhée de réserve, le Premier Consul se dirige vei*s les Alpes à Pimproviste, et àccom|)lit, dû 16 àti 20 mai, le [Passage du graiid Saini-Èei^nai'â, (}ui eût sfeiiiblè ir&pôssible à d'âdtres soldats et à tiii àiilrô gêiiéral. L'ènnéihi, surpris, né put
défendre ni ses places ni ses positions; les Français entrèrent à Milan, trois jours avant la capitulation de Masséna dans Gênes, et la victoire de Afontebello (9 juin), où Lannes illustra son nom» en prépara une autre plus décisive. Le 14 juin, à Marengo^ près d'Alexandrie, s^engageait une action générale, oti les deux partis rivalisèrent de valeur et d'opiniâtreté. L'Autrichien Mêlas croyait déjà tenir la victoire, lorsque l'arrivée de Desaix, avec sa division, changea la face du combat. La vigueur que déploya le jeune Kellermann, fils du vainqueur de Valmy, et surtout une charge impétueuse conduite par Desaix lui-même, qui malheureusement tomba sous une balle ennemie, déterminèrent le gain de la bataille. Le môme jour, Kléber, qui commandait en Egypte, fut assassiné au Caire par un musulman fanatique. Sa mort entraîna la perte d'une conquête que seul il aurait été capable de conserver.
La victoire de Marengo avait forcé l'Autriche à se retirer derrière l'Adige ; celle de Hohenlinden (3 décembre), remportée par Moreau sur l'archiduc Jean, lui imposa la paix de Lunéville (février 1801). Notre frontière fut de nouveau reculée jusqu'au Rhin, et les républiques fondées par le JDirectoire furent reconnues. Comme l'Angleterre seule se refusait à déposer les armes, le Premier Consul eut l'habileté de liguer contre sa tyrannie maritime la Russie, le Danemark et la Suède. Nelson alors incendie, sans déclaration de guerre, la flotte danoise dans la rade de Copenhague. L'empereur de Russie, Paul !«', qui aurait sans doute vengé cette sauvage agression, était mort un mois auparavant, victime d'une conspiration de palais. L'avénement d'Alexandre I«', son fils (1801), hâta la conclusion du traité d'Amiens (mars 1802). L'Angleterre s'obligeait à respecter le pavillon des neutres, et à nous restituer les colonies dont elle s* était récemment emparée. V Egypte fut rendue à l'empire Ottoman; l'Ile de Malte devait retourner à Tordre de Saint- Jean de Jérusalem.