Cyaxare, roi des Mèdes
625. Nabopolassar et Cyaxare s'emparent de Ninive et mettent ÛB aa «Acond empire d*ÂS' syrie.
TROIâlËMB PARTIE.
L^EMPIRB BABYLONIEN (625-538).
Lorsque Ninive eut succombé, Babylone, n'ayant plus désormais de rivale, devint à son tour la capitale d'un puissant empire , qui comprenait d'abord l'Assyrie et la Ghaldée, et qui s'agrandit bientôt de la Palestine, de la Syrie et de la Phénicie, Nabopolassar en fut le fondateui*. 11 associa son fils Nabuchodonosor à l'empire, et celui-ci vainquit Néchao, roi d'Egypte, sur les bords de l'Euphrate.
Devenu roi, Nabuchoionosor II envahit la Judée, prit plusieurs fois et détruisit enfin Jérusalem, dont il emmena les habitants à Babylone. Les Tyrims s'étant alliés contre lui aux Égyptiens, aux Syriens et aux Juifs, il vint mettre le siège devant leur ville. Elle résista pendant treize ans ; puis enfin, les assiégés à bout de ressources , abandonnèrent leurs foyers et se retirèrent dans une lie voisine, où déjà existait une nouvelle Tyr. Celle-ci devint encore très prospère, bien que limimitée dans son essor par les progrès maritimes des Grecs et des Carthaginois. De retour à Babylone, Nabuchodonosor élsva des monuments superbes, qui lui inspirèrent un fol orgueil ; il voulut se faire adorer comme un dieu, et il en fut puni par une démence telle qu'il erra pendant sept ans dans la campagne, «broutant l'herbe comme un bœuf. a> Alors la reine Nitocris se mettant à la tète des affaires, gouverna sagement avec les conseils du prophète Daniel, jusqu'à ce que Nabuchodonosor, revenu à la raisoti, pût reprendre la conduite de l'État, qu'il conserva jusqu'à sa mort (561). A cette date commence déjà la décadence de l'empire babylonien.
Évilmérodach, fils de Nabuchodonosor, se rendit odieux à sa famille même, et fut assassiné par son beau-frère Nériglissor, qui périt à $on tour dans une batailie contre le roi des àièdes. Unis aux Perses* sous le commandement de Cyrus, les Mèdes
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s^emparèrent de Babylone, en 538. Cette ville fameuse porta ainsi la peine de son orgueil et de ses crimes ; elle se laissa surprendre dans l'ivresse et le tumulte d'une fête, comme l'avaient annoncé les prophètes Isaïe et Jérémie. Son dernier roi fut l'impie Balthazar^ nommé aussi Nabonid,
. Synchronismes.