‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 26 sur 254 · conquêtes de Cyrus i empire des Feme · texte numérisé non relu

conquêtes de Cyrus i empire des Feme

Le roi de Lydie, Cràus, beau-frère d'Astyage, commença les bo&tiUt4l o\ défia Oyv\i% ^n franchissant VHaly9, limite d^ sûr

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royaume à Test; mais il eut bientôt à s'en repentir. En effet, après une première bataille indécise, Cyrus marcha hardiment sur Sardes, capitale de la Lydie, remporta la grande victoire dite de Thymbrée (546), et mit aussitôt le siège devant la ville, dont il s'empara avec le môme bonheur. Grésus, fait prisonnier, vit son royaume et FAsie Mineure tout entière, avec les colonies grecques, tomber au pouvoir du vainqueur.

Après avoir soumis la Lydie, la Syrie et une partie de l'Arabie, Cyrus vint assiéger Babylone, dont le roi, quelques années auparavant, avait été l'allié de Grésus. Cette ville immense, défendue par de fortes murailles et par l'Euphrate, brava deux ans entiers tous les efforts des Perses. Cependant l'heure de sa ruine allait sonner, et les prophéties qui l'avaient jinnoncée, reçurent leur accomplissement. Pendant que l'impie Balthazar profane dans un festin les vases sacrés du temple de Jérusalem, l'armée des Perses , après avoir détourné les eaux de l'Euphrate, entre dans la "Ville par le lit du fleuve mis à sec, et pénètre jusqu'au palais. Balthazar fut égorgé, el tous ses gardes passés au fil de l'épée. La Babylonie devint une province de l'empire des Perses (538).

Deux ans plus tard , Cyrus publia l'édit célèbre qui permettait aux Juifs de retourner dans leur pays. Ses États s'étendaient alors depuis Y Indus jusqu'à la mer Egée, depuis la mer Caspienne jusqu'à V Arabie pétrée. Il voulut encore en reculer les limites du côté de l'orient. Les Scythes, peuple nomade, errant dans les steppes, à l'est de la mer Caspienne, avaient tenu le royaume des Mèdes asservi pendant vingt-huit ans; Cyrus les poursuivit au delà de l'Iaxarte, et vainquit d'abord les Massagètes, Tune de leurs belliqueuses tribus. Mais la reine Tomyris se vengea bientôt de sa défaite, en battant complètement l'armée des Perses. Cyrus lui-même fut tué, et, suivant le récit d'Hérodote , Tomyris plongea par dérision la tôte du conquérant de l'Asie dans une outre pleine de sang (529).

s. Cambyse (ftSO).

A la mort de soû père , Camhyse se trouva maître du vaste empire des Perses, qui comprenait alors toute l'Asie connue des anciens. Un seul État conservait encore son indépendance, sous la condition d'un tribut que lui avait imposé Cyrus : c^était l'Egypte. Le roi Amasis ayant refusé de payer ce tribut, Cambyse envahit son royaume en travei^sant le désert dePisthmede Suez,

s'empara de Péluse sans coup férir, grâce à la ridicule superstition des habitants; battit l'armée égyptienne et marcha sur MemphiSj où il fit prisonnier Psamménit, le fils et le successeur d'Amasis. L'antique royaume était conquis presque sans résistance (525). Aveuglé par l'orgueil et la présomption, Gambyse forma le projet insensé de soumettre VEthiopiCy et il ne craignit pas de s'enfoncer dans le désert, où la plus grande partie de son armée périt de soif et de faim. Avant cette funeste expédition, les Phéniciens lui avaient refusé le secours de leur flotte pour faire la guerre à Garthage, colonie de Tyr.

Ces revers jetèrent le roi de Perse dans une folie furieuse; à son retour, il fit peser sur TÉgypte une épouvantable tyrannie, proscrivit les prêtres, interdit les cérémonies religieuses et tua de sa main le bœuf Apis, On l'accuse d'avoir fait mourir sa femme, son frère Smerdis et sa sœur. Alors, les Mages ou prêtres, dont la caste était encore très-puissante en Médie, conspirèrent contre Gambyse et tentèrent de mettre sur le trône, à sa place, l'un des leurs, sous le nom de Smerdis, fils de Cyrus. Le roi s'étant mis en marche contre les rebelles, se blessa lui-même avec son épée, dans une ville de Syrie, et mourut des suites de cet accident. Néanmoins le complot des mages n'eut pas un long succès ; car les seigneurs perses, chefs des guerriers, soutenus par le peuple, renversèrent bientôt le faux Smerdis. Sa chute entraîna le massacre de presque tous les hommes de sa caste : sanglante catastrophe dont le souvenir fut longtemps célébré par une fête nationale.

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