‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 45 sur 254 · Retraite de« Dix-mine (l#i · texte numérisé non relu

Retraite de« Dix-mine (l#i

Les soldats de Clêarque, au nombre de 10 000 environ, se trouvaient isolés au milieu d'un empire immense, à une grande distance de leur patrie. Leurs généraux furent massacrés par trahison, et cependant, détermmés à ne point se rendre, ils résolurent de s'ouvrir une route à travers l'Asie, en remontant vers le nord jusqu'aux rivages du Pont-Euxin. Ce plan fut exécuté avec autant de bonheur que d'audace ; les armées du grand roi , les peuplades belliqueuses et sauvages , les déserts, les fleuves, les neiges et les montagnes de l'Arménie, rien ne put arrêter ces Dix-Mille. Après une marche de (lOO lieues, faite en cent vingt-deux jours, réduits à 8600 hommes, ils aperçurent enfin la mer avec des transports de joie , et arrivèrent à la colonie de Trébiztmde. Cette retraite fameuse , dont le principal chef, l'historien XénophoHy nous a transmis les curieux détails, est un des plus beaux'faila d'armes de l'antiquité. Elle inspira aui Grecs une plus grande confiance dans leurs forces, en leur révélant jusqu'à quel point le vaste empire des Perses, si puissant encore en apparence, était en réalité faible et Ghan* celant.

m. Expédition éHJkgémUtui en Asie («•&}.

Les Spartiates tentèrent las premier» la conquête de l'Asf#. Leurs généraux Thymbron et Dereyllidas firent peu de progrès ; mais le roi Agé$ila$y plus entreprenant et plus habite, envahit une grande partie de PAsie Mineure et fit trembler le grand roi sur son trône, au moment où la révolte de l'Egypte et de l'Ile de Chypre occupait déjà une partie de ses forces. Pour se débarrasser de ce dangereux ennenù, Artaxerxès employa contre Lacédémone les mêmes armes que ses prédécesseurs avaient employées contre Athènes. Des émissaires chaînés d'or firent entrer dans uoo coalition Argos , Corinthe , Thèbes et Athènes, froissées déjà par une suprématie orgueil*leuse et tyrannique. Une bataille fut livrée sous les murs d'Hch liarté (395); Lysandre y trouva la mort, et Sparte se vit assez gravement menacée pour rappeler Agé^Jas. Le vainqueur des Perses, renonçant à ses conquêtes, part ausskêt, traverse r&* (lëiflaeBtrMelleapo&t, la Thraoe» k IfaoéMne) fratteàH leê

HISTOIIUS ANCIENNE.

Thenoopyles et triomphe | des Thébains à la ^bataille de Coronée^ en Béotie (394).

4k, wmix 4'Antalteiami («•«).

Quelques jours auparavant, l'Athénien Conon^ avait remporté avec les vaisseaux d'Arlaxerxès, une grande victoire navale à la hauteur de Cnide; la flotte lacédémonienne fut presque anéantie, et les harmosies ou gouverneurs Spartiates furent chassés de toutes les lies qu'ils occupaient. Bientôt après, Gonon se servit de l'or des Perses pour rétablir les fortifications du Pirée et les Longs Murs qui joignaient ce port à la ville. Quelques-unes des anciennes villes alliées, entre autres Byzance, furent de nouveau soumises. Irritée de voir sa rivale relever la tête, Sparte voulut à tout prix Tabattre de nouveau. Elle se réconcilia donc avec Artaxerxès en lui sacrifiant son honneur et l'intérêt de la patrie conOLmune. Les villes grecques de TAsie Mineure, et File de Chypre, abandonnées au grand roi, devinrent ses tributaires (387). Toutes les cités helléniques, môme les plus faibles, devaient rester indépendantes et isoié'S les unes des autres. Ce traité, qui porte le nom du négociateur de Lacédémone, Antalcidasj abolit le glorieux traité de Cimon. Affaiblie par ses discordes, dégradée par Tégoïsme, la Grèce se laissait imposer des conditions, au lieu de les dicter, comme elle faisait au temps de ses vertus.

Synchronismes.

^65. Artazenèff-MnéiiKm^roidePerse.

4tl. Bafcattle d« Ciiftaaa; Gyrus le

Jeane.

Page 1