‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 46 sur 254 · Expédifidn à*Agé$iku iO Aûe · texte numérisé non relu

Expédifidn à*Agé$iku iO Aûe

3d4. Bataille de Goronée.

387 Traité à'AntaioidM, oom^a arec Artazerzèe Mnto^oo.

SIXIËIKE PÉRIODE.

PUISSANCE DE THÊBES (378-362).

Le traité d'Autalcidas déshonora la Grèce, sans assurer son î^os. Les Lacédémoniens^ avec leur ambition sans scrupule,

tJ&MKm avait échappé au désastre d'^gos-Potamoâ, et B*était réftigié, aveé fcV<Ml»IMl» dana l*Ue de Chypre, eoas la proteotion du roi ]flhrai«rat*

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profitant des dissensions qui troublaient la ville de Thèbes, surprirent la Cadmée et y mirent garnison. Le parti aristocratique qu'ils favorisaient, abusa aussitôt de son avantage en persécutant ses adversaires. Mais ce fut un triomphe de courte durée.

Thèbes avait alors deux grands citoyens, Pélopidas et Épaminondas, unis par une étroite amitié. Le premier, banni de sa patrie, s'était réfugié dans Athènes, oh il épiait le moment de la vengeance. Un jour il part avec quelques compagnons d'exil, pénètre furtivement dans Thèbes et met à mort les chefs de la tyrannie. Épaminondas se joint à lui; le peuple se soulève; bientôt après on eut chassé la garnison lacédémonienne. Mais entre les deux peuples la guerre était inévitable. Pélopidas conduisit le bataillon sacré y troupe choisie de 300 jeunes gens, inséparables dans la mort coihme dans la victoire. Secouru par les Athéniens qui avaient*aussi leur grief à venger, il défit les ennemis à Tégyre, en Béotie (378). De leur côté, les Athéniens reconquirent pour un moment l'empire de la mer : trois généraux distingués, Iphicrate, Timothée et Ghabrias, jetèrent un dernier lustre sur leurs armes. Puis, contents de leurs succès, ils firent la paix avec Lacédémone.

Thèbes restait isolée. Cléombrotey roi de Sparte, envahit la Béotie à la tête d'une forte armée. Epaminondas vint à sa rencontre et, malgré l'infériorité du nombre, par la nouveauté de sa tactique, il remporta une victoire complète dans la plaine de Leuctres (371). Gléombrote y périt avec 4000 des siens : c'était un terrible échec. Politique habile, le vainqueur de Leuctres décida les Arcadiens, alliés des Thébaias, à réunir leurs cantons en un seul État, et à fonder une grande ville, qu'ils nommèrent Mégalopolis, Prenant l'offensive, après avoir rassemblé une armée de 70000 hommes venus de toutes parts, Épaminondas entre dans le Péloponèse et s'avance jusque sous les , murs de Sparte: les femmes de cette cité virent pour la^re- ' mière fois la fumée d'un camp ennemi. Toutefois, le roi Agésilas fit bonne contenance, et le général thébain se retira, non pas sans succès; car, avant de rentrer en Béotie, il rebâtit Messène, l'ancienne rivale de Sparte. Trois fois Épaminondas renouvela son entreprise, et, dans sa dernière campagne, il faillit surprendre la ville sans défense. En revenant sur ses pas» il se trouva en

face des Lacédémoniens et des Athéniens réunis sous les ordres d'Agésilas. Une grande bataille s'engagea près de Mantinée (362); Épaminondas y fut blessé mortellement, à Pheure môme oiî, par une charge impétueuse, il décidait la victoire en faveur de sa patrie. Il mourut en héros comme il avait vécu. Bien différent des autres Grecs, ce grand homme, vrai philosophe, témoignait un tel respect pour la vérité, qu'il ne mentait jamais, même en plaisantant.

Pélopidas, son ami, avait succombé deux ans auparavant dans nne expédition en Thessalie. Avec eux commença et finit la gloire de Thèbes; ils lui procurèrent, pendant seize années, la suprématie dans la Grèce.

Synchronismes

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