‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 48 sur 254 · sièele d^ Alexandre · texte numérisé non relu

sièele d^ Alexandre

Depuis la mort d'Euripide, le dernier en date des trois grands tragiques, les lettres grecques n'offrent plus qu'un grand poète, le comique Ménandre. Mais la philosophie et réloquence brillent d'un incomparable é:lat. 1-e monde ancien n'a point connu de plus beau génie q\xe Platon, le disciple de Socrate; d'esprit plus va-te, pluspiofondet plus pénétrant qu'i m(ote, le précepteur d'Alexandre. Comme Pyihagore à qui il emprunta beaucoup, Platon avait longtemps se-

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jouraô en figTPte ; les croytooes antiques et les véritds éternel^ trouvèrent en lui un interprète sublime. Âristote, qui avait suivi ses leçons» embrassa tout le cercle des connaissances Humaines, et porta dans ses immenses travaux une puissance de méthode et d'analyse qui n'a jamais été surpassée. Toutefois, indépendamment des graves erreurs où ils sont tombés Tun et l'autre, leur action fut très-limitée, et ils furent impuissants soit à régénérer les mœurs publiques, soit à dissiper les ténèbres de Tidolftlrie. Après eux, Zenon, fondateur du stoïcisme, exagéra jusqu'à l'orgueil les principes de la vertu, tandis que son contemporain Epicure, chef d'une école tout opposée , favorisait par sa doctrine le relftcfaementdes mœurs. La liberté mourante est ranimée un moment par le souffle puissant de Démosthèney le prince de l'éloquence politique. L'historien Xénophon^ disciple de Socrate, avait continué Thucydide ; son chef-d'œuvre est VÂnabase (retraite des Dix-Mille). Les beaux-arts se soutenaient encore avec éclat. Dans la statuaire on cite Praxitèle et Lysippe; dans la peinture, Apelle et Protogène. Lysippe et Apelle furent protégés par Alexandre.

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Alexandre, en mourant, avait prédit que ses amis lui feraient de sanglantes funérailles. Cette prédiction s'accomplit trop fidèlement. Les capitaines ambitieux et braves, forma à Féoole de son père et à la sienne, se disputèrent, pendant plus de vingt ans, l'héritage de ses conquêtes. Comme il n'avait laissé d'autres successeurs qu'un frère imbécile et qu'un fils en bas âge, Perdiccas exerça d'abord la régence, qui passa ensuite aux mains d^Antipater, puis de Po/ysperefton. Les autres généraux se liguèrent contre ces régents et contre Ëumène, demeuré seul fidèle à la famille d'Alexandre. Cassandre^ après la mort de son père Antipater, entreprit de régner en Europe, pendant que Ptolémée s'établissait en Egypte, et qn^Antigone se rendait toutpuissant en Asie. Celui-ci fit mourir Eumène qui était venu le combattre jusqu'à la frontière de la Perse, et qui lui fut livré par ses propres soldats, les vétérans d'Alexandre. La famille royale', n'ayant plus de soutien, périt tout entière, victime de ses propres fureurs ou sacrifiée à rsuaabition de rivaux implacables.

Les progrès d'Antigone en Asie^ ceux de son fils Dêmétrius Poliorcète (le preneur de villes) en Grèce, inquiétaient leurs compétiteurs, Cassandre etLysimaque^ Ptolémée et plus encore

i. La famille d'Alexandre se composait de sa mère Olympia* ; de sa femme JtodBMte, mère d*Qn iUs posthume, Alexandre Aigus ; d'un fils naturel, Hercule d'iue MUT, Çliopatre; d'un firàre imbécile, Philippe Arrhidée.

Séleucus^ Pancien gouverneur de Babylone, revenu naguère d'une expédition dans Tlnde, avec beaucoup de gloire et de butin. Ils avaient déjà tous pris le titre de rois, et ils en étaient dignes par leurs talents. Une grande bataille livrée à Ipsus^ en Pbrygie (301), décida leur querelle. Séleucus et Lysimaque y vainquirent le vieil Antigone, qui fut tué dans l'action, çt son âls Démétrius Poliorcète, le rival de Gassandre en Macédoine. A la suite de cette bataille il y eut quatre royaumes séparés : PÉgtpte (Ptolémée), la Syrie (Séleucus), la Macédoine (Gassandre), la Thrace (Lysimaque).

Synchronismes.

3S9. Philippe, roi de Macédoine.

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