‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 6 sur 254 · La ville sainte^ appelée depais JéruMlem · texte numérisé non relu

La ville sainte^ appelée depais JéruMlem

était déjà vieux et sans enfants, une esclave égyptienne, Agar, lui donna un fils nommé Ismaël. Bientôt des anges vinrent rappeler au patriarche les promesses du Seigneur et lui annoncer que son épouse Sara, âgée de 90 ans, mettrait au monde un fils ; ce fils fut nonmié Isaac. Gomme il commençait à grandir, Sara voulut qu'Abraham renvoyât Agar avec son enfant; un ange les secourut dans le désert, et Ismaêl devint plus tard le père des tribus nomades de P Arabie.

9, Isaae.

C'est vers ce temps que des désordres infâmes attirèrent la colère du ciel sur les villes de Sodome, Gomorrbe, Séboïm et Adama. Elles furent détruites par une pluie de feu. A leur place s'étendit le lac Asphaltite ou mer Morte. De tous les habitants, Loth fut seul épargné avec sa famille, grâce auz prières d'Abraham.

Lorsque Isaac eut atteint vingt-cinq ans , Dieu , pour éprouver la foi d'Abraham, lui commanda de l'immoler sur la montagne qu'il lui marquerait. Le patriarche partit avec son fils, et ils arrivèrent après trois jours de marche, au lieu désigné. Tous deux gravirent la montagne; Isaac qui avait porté le bois du sacrifice, se laissa lier sur l'autel par son père, et celuici» inébranlable dans sa foi, allait frapper l'unique héritier de sa race, lorsqu'un ange vint arrêter son bras et lui renouveler l'assurance des promesses divines.

Ces promesses imposaient au patriarche de grands devoirs. Craignant donc de mêler son sang avec celui des nations idolâtres qui l'entouraient, il envoya son serviteur Éliézer en Mésopotamie, chercher, dans sa propre famille, l'épouse destinée à Isaac. Éliézer partit avec des chameaux chargés de présents, et rencontra la belle Rébecca, qui puisait de l'eau à une fontaine. Il apprit de sa bouche qu'elle était la fille de Bathuel et la petite-fiUe de Nachor, frère d'Abraham. Il lui offrit à elle, à ses frères et à sa mère, des dons magnifiques, obtint la jeune fille de ses parents, et l'amena au pays de Chanaan, où elle .devint réponse d'Isaac.

De ce mariage naquirent deux jumeaux, ÉsaU et Jacob, Vingt ans i^rès, Abraham mourut à l'âge de 175 ans, et son corps fut placé par Isaac et Ismaël dans le tombeau où reposait Sara. Le grand patriarche^père des croyants, est resté en vénération chez les peuples orientauj^f

10 HISTOIRB ANCIENNE.

s. ^acoli e% «M ai«. — lies dttase tribiu. ^

Ésaû était venu au monde avant Jacob; mais tin jour qu'il arrivait de la chasse, accablé de fatigue et de faim, il céda son droit d'aînesse à son frère pour un plat de lentilles. Jadob surprit encore, à l'aide de Rébecca, la bénédiction de son père; puis, pour échapper à la colère d'Ésaû, il s'enfuit en Mésopotamie, où il servit vingt ans son oncle Laban, dont il épousa successivement les deux filles, Lia et Rachel. A son retour, dans une vision mystérieuse, il lutta contre un ange et reçut le nom d7sraè7, c'est-à-dire fort contre Dieu même : de là, ses descendants furent nommés Israélites, Ésaû ou Édom, réconcilié avec Son frère, alla demeurer dans le pays qui, à cause de lui, s'est appelé depuis îdumée. De Jacob naquirent lés patriarches, pères dô$ 12 tribus d'Israël t Ruben, Siméon^ Lé'Vi, Juda^ Dan^ Neph^ taîi, Gad, Âset, ïssaôhar, Zabulon, Joseph et Benjamin *.

â. JTèseiih, — ILett tfébrenx. en ]£g;ypte.

Celui de ses enfant» que Jacob aimait le plus tendrement) J&^ seph^ le fils aîné de Rachelt devint pour ses frères un objet de jalousie et de haine furieuse^ Il fut vendu par eux à des mar^ chands, qui le conduisirent en Egypte: Là éclatent sa chasteté^ sa patience et sa connaissance de l'avenir. Injustement accusé par la femme de Putiphar, son maître, il est mis en prison. Il y explique les songes de deux officiers du roi, et bientôt on l'appelle à la cour pour e^^pliquer ceux du prince lui-même. 11 prédit sept années d'abondance^ que devaient suivre sept an-» nées de disette* Devenu ministre du roi, il fit, pendant les années d'abondance, d'immenses provisions de grain, qui préservèrent l'Egypte d'une famine dont les contrées voisines eurent à souffrir.

' Jacob ayant envoyé ses enfants en Egypte pour y acheter du blé, Joseph les soumit à diverses épreuves, après quoi, touché de leur piété filiale et de leur repentir, il se fit connaître à eux \ puis il appela auprès de lui son père et ses frères, et il les établit dans la terre de Gessen*, au nord de Memphis.

ié II n'y eut point de tribu de Joseph ni de Lévi; mais le premier fat représenté par ses deux fils Éphraïm et Manassé, tandis que les descendants dii second eurent en partage les 48 villes lévitiques dispersées dans les 12 tribus.

2. Le canal d»eau douce qui Tft du Ni! à Sûez, ti'aversô Is terre de Gwsaen et lui rendra son ancienne fertilité.

DigitizêdbyCiOOQiC

HISTOmS ANCIENNE. 11

Jacob mourut en Egypte à Page de 147 ans. Avant d'eïpîrer, il prédit à Jnda le» glorieuses destinées de sa race, tige d'une longue suite de rois, d'où devait sortir le Messie : Les enfants de ion père fadêreront^ lui dit-il ; le sceptre ne sortira pas de Juda^ jiisqu*à ce que vienne C^ui qui doit être envoyé et qui sera Vattente des peuplée. Joseph mourut à 110 ans, cinquante-quatre ans après la mort de son père. L'Egypte, qu'il gouverna pendant quatre-vingts ans, le révérait comme son bienfaiteur et le oonsidérâil comme nn sage. Après âa mort, son corps fût reHgîettsemettt conservé par les enfants d'Israéî, et, lorsqu'il sortirent d'Egypte^ ils l'emportèrent pour lui donner la sépuHurts à ôôté dd ses aUnXt On sait d'ailleurs que les Hébreux prati- ^alent rembalifiiement^ h peu près comme les Égyptiens.

QtCÎATRlÈHtË l^niODE.

Dfi LA LOI m moïse a L'ENTHÉE DES HÉBREUX DANS LA TËËRE PROMISE.

De grands événements signalent cette période : la sortie d'Egypte, la loi donnée sur le mont Sinaï, le séjour des Israélites dans le désert*

«. i<A 0Oftl« d*£gypte.

En peu de tomps, les descendants de Jacob s'étaient multipliés d'une manière prodigieuse. Déjà prévenus contre eux à eaufte de leur genre de vie et de leur religion, les Égyptiens s'inquiétèrent de cet aeoroissement, et un pbaraon, nommé Rbamsès, c qui n'avait pas connu Josepb, » se mit à les persécuter cruellement. On les assujettit aux plus rudes travaux; on leur fit construire des pyramides et bâtir des villes. Gomme leur nombre, loin de diminuer, croissait encore, ils reçurent l'ordre de joter dans le Nil tous les enfants mâles qui leur naîtraient. Mais, à ce moment même, Dieu faisait naître le libérateur, Moïse, fils d'Amram et de Jocabed, de la tribu de Lévi. Après ravoir cacbé trois mois, sa mère l'exposa sur le Nil, dans une corbeille de }ono. La fille du pbaraon, étant venue se bai« gner dans le fleuve avec ses compagnes, sauva l'enfant, le re-

cueillit pour l'élever dans le palais de son père, et, plus tard, elle le fit instruire dans les sciences des prêtres égyptiens.

Comblé de faveurs et de dignités, victorieux, dit-on, dans une guerre contre les Éthiopiens, Moïse retourna néanmoins vers ses frères, dont les souffrances touchaient son cœur. Un Jour môme il tua un Égyptien qui maltraitait un Israélite. Contraint alors de se réfugier dans le désert, il passa quarante ans chez le prêtre Jéthro , son beau-père. Là » tandis qu^il gardait les troupeaux , le Seigneur lui apparut sur le mont Horeb, au milieu d'un buisson ardent, et lui commanda de délivrer les Israélites de l'oppression sous laquelle ils gémissaient.

Moïse était âgé de quatre -vingts ans, lorsqu'il parut à la cour du pharaon, successeur de Rhamsès, et le somma de consentir au départ des Hébreux. Le roi s'y refusa, et les miracles que fit devant lui le courageux envoyé, ne purent vaincre son obstination. Alors, par le ministère de Moïse et de son frère Aaron, Dieu frappa le pays de ces calamités terribles qu'on appelle les dix plaies d^Égypte^ dont la dernière fut la mort des premiers-nés des Égyptiens. C'est en souvenir de cet événement que, plus tard, fut instituée la fête solennelle de la PâquB^ pour célébrer le passage de l'ange exterminateur. L'ange n'avait épargné que les maisons des Hébreux, marquées du sang de l'Agneau pascal.

», Passage de la mer Iftoase. — I^e Décalosue.

Vaincu enfin par tant de malheurs, le pharaon permît aux Hébreux de quitter son royaume où ils avaient demeuré 350 ans selon les uns» 430 selon lea autres. A leur arrivée, ils n'étaient qu'une famille ; à leur sortie, ils formaient un peuple qui comptait 600 000 hommes en état de porter les armes. Leur dét)art eut lieu le 15 du mois du Nizan (mars), qui devint le premier jour de l'année, en mémoire de cette délivrance.

Partis de Ramsès^ ils suivaient le chemin du désert, guidés par une nuée durant le jour, et par une colonne de feu durant la nuit. La mer Rouge s'ouvrit miraculeusement devant eux, et les Égyptiens, qui s'étaient mis à leur poursuite, furent ensevelis dans les eaux. Moïse a célébré, dans un sublime cantique, ce mémorable événement.

La vie des Hébreux au désert fut un miracle continuel. Pour les nourrir, la manne tomba du ciel ; pour les désaltérer, l'eau jaillit deux fois du rocher. La prière persévérante de Moïse leur

donna là victoire sur les Amalécites. Cinquante jours après la sortie d'Egypte, ils arrivèrent au pied du mont Stnaï, où devait se conclure l'alliance entre Dieu et les enfants d'Israël. Moïse resta quarante jours sur la montagne, et s*y entretint plusieurs fois avec Dieu. Au milieu du tonnerre , des éclairs et des sons éclatants de la trompette, l'Étemel promulgua en ces termes, les commandements que le peuple avait promis, par avance,, d'observer fidèlement.

Je suis le Seigneur, ton Dieu, qui t'ai tiré de la terre de servitude.

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