‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 63 sur 254 · Première guerre punique (9S4l-94f · texte numérisé non relu

Première guerre punique (9S4l-94f

On appelle puniques* les guerres entre Rome et Carthage. Il y en eut trois : la première qui dura de 264 à 241 ; la deuxième, de 219 à 201 ; la troisième, de 149 à 146.

1. « Cette TiUe de Syracuse, toujours dans la licence ou dans l'oppression, également travaillée par sa liberté et par sa servitude, recevait toujours Tune et l'autre comme une tempête. » Montesquieu.

2. DU mot Pcmif Phéniciens ou Carthaginois, d'où l'adjectif puntciM.

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Lorsque Rond, itprès ia priie d» Tarevie, se ftit atdneéë juaqa'au ééttmt de Sicik, eU« vit devant aile, sror loutre bord, une puissance maie. Vacffptl des Mamerbins détenmiia on oonilit devenu inévitable, et les légions franchirent pour la première fois le détroit, sous la conduite d'Appius Caudex^ Bieutdt W roi de Syracuse, Hîéroii, abandonne le parti de Car- (hage et devient poiur la république un alfié aussi précieux que fidèle. Cq^endanty pour lutter sérieusement contre une grande pittseaBce maritime, il fallait descendre sur son élément. Les RcHOEiainBB'hésHèreiil pas: malgré lel«r inexpéneiice de la mer, Us conitruisent rapidement une ilotte; ils arment leurs grossiers valsaeauz de grappins de fer nonmiés eorh0(mXf afin de pouvoir aaisûr les vaisseaux ranemis et de les forcer à un combat bord à bord, oà le» légionnaires retrouvaient toute leur supériorité. Gràe» à cette invention, le consul Duilius remporte la première victoire navale, près de Myles (260).

La guerre se pooisoîl sur terre et sur mer, avec des alterna* tives de bonne et de mauvaise f(^une. Les deux républiques préparent des armements formidables, et 800 000 hommes, tant rameurs que soldats, en viennent aux mains près à'Ecnomej en Sieile*(256); les Romains sont vainqueurs. Alors les deux con« suis, renouvelant l'exemple donné par Agathocle, décident hardiment de porter la guerre en Afrique. Tout leur réussit à. souhait L'année suivante, ÀtUius Régulus, resté seul, met le siège devant Garthage, qui demande la paix; mais il voulut imposer aux vaincus des conditions intolérables, et sa rigueur réveilla leur énergie. Le Lacédémonien Xanthippe, chef de troupes Biercenaires, battit à son tour Régulus près de Tunis et le fit prisonnier. An bout de quelques années, les Carthaginois lui donnant la liberté sur parole, l'envoyèrent à Rome avec une députatioQ chargée de négocier l'échange des prisonniers. Bien loin d'appuyer cette proposition, Régulus ne prît la parole dans le sénat que pour la coinbattre. Il revint ensuite reprendre ses fers à Garthage, où l'on croit qu'il mourut dans les plus affreux supplices.

Après la défaite de Régulus, les Romains avaient éprouvé sur mer une suite de désastres qui les dégoûtèrent un moment de la guerre maritime. Puis un adversaire redoutable, le Carthaginois Amilcar Barca, campé ^ur une hauteur, devant Panorme (Palerme) , tint leurs forces en échec pendant six ans. Pour en fiiiir, le sénat veut que l'on tente de nouveau la fortune sur mer, et le consul lutatias Crnuka^ ayant battu la flotte

d'Amilcar près des iles Égaies (241), eut la gloire de terminer la guerre. Garthage abandonne la Sicile, et de plus elle s'engage à payer en dix années un tribut de 3000 talents (18 millions de francs).

Pour les Romains, la Sicile fut une source de rid^esses^ et un poste avancé d'où ils menaçaient continuellement l'Afrique ; d^i là ils devaient plus facilement atteindre tous les rivagei^ de l^ Méditerranée occidentale,

s. Coniiiiêtc 4e rs«|p»fl;ne par leA (?i|rll|ii9l||«|||.

L'intervalle entre let première et la deuxième guerre panique fut marqué par la lutte de Garthage contre les mercenaires et par les accroissements des deux peuples rivaux, qui cherchaient à se fortifier dans la prévision d'un nouveau choc. D'un côté, les Garthaginois s'étendirent en Afrique et en Espagne; de l'autre, Rome s'empara de la Sardaigne, de l'Illyrie et de la Gaule Gisalpine.

La république carthaginoise, essentiellement marchande, prenait à sa solde des hommes appartenant à diverses nations, surtout à la nation gauloise, dont elle formait en grande partie ses armées. Pendant la guerre avec les Romains, elle avait fait à r ses mercenaires des promesses qu'elle ne voulait et peut-être qu'elle ne pouvait pas tenir. Trompés dans leur attente, ceux-ci coururent aux armes, et un grand nombre de villes d'Afrique, qui détestaient la domination de Garthage, se joignirent à eux. On se battit avec fureur: tout prisonnier carthaginois périssait dans les supplices; tout allié de Garthage était renvoyé les mains coupées. Les représailles n'étaient pas moins sanglantes. Amilcar, en exterminant les rebelles, mit fin à cette guerre qu'on a nommée inexpiable, à cause des cruautés qui la souillèrent (238).

Libre alors de déployer son génie et son ambition, Amilcar Barca soumit toute la côte d'Afrique jusqu'au détroit de Gadès, puis porta ses armes en Espagne, où il prétendait fonder un empire pour lui et les siens. Après neuf ans de lutte et de succès contre les peuplades du sud et de Pouest, jl périt en combattant les Lusitaniens. Son gendre Asdrubal, contiquateur de son œuvre, bâtit Carthagène sur les côtes ibériques; enfin, son fils Annibî^ poursuivit vaillamment la conquête, jusqu'à cq que le §iége ^^ Sagonte le mi^ au^ prises avec les RQUiaios,

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