‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 65 sur 254 · Étiétsètt décUiirA de» ROttikliiii · texte numérisé non relu

Étiétsètt décUiirA de» ROttikliiii

Heureusement, les deux consuls de cette année étaient dignes de soutenir une pareille épreuve. Tandis que LMus Salinator arrêtait les Carthaginois à l'entrée de l'Italie, son collègue Çlatudiun Néren, laissant Annibal bloqué dans son camp, venait avec l'élite de ses troupes se joindre à lui, et tous deux taillèrent en pièces Asdrubal, près du Métaure, en Ombrie (207). A la vue de la tête sanglante de son frère jetée par Néron dans son eamp, Annibal s'écria douloureusement : Je reconnais la

1. Archimftde inventa la vis sans fin, les miroirs ardents et la poulie mobile. Il fut grand géomètre et très-grand physicien.

mSTOmS AMGIENNfi. lit)

forUsm de OarihoffB. Deux a&s pLt^ tard, le jtÂtïqmvf d« l'fisjpa* gae^ P. Scipion, nommé c(msul avant Tâge, passait en SieUo» } réunissait une armée, et, imitant relempk de E^ias, venait attaquer les Carthaginois en Afrique. Après avoir |mm la défection de Syphax, roi des Numides, Scipion fit tin roi puissant de Massinissa , prinee numide , qu'Û avait gagné à la catfôe de Rome. La position des Carthaginois devenant chaque jour plus critique, ils rappelèrent d'Italie le vainqiMidr de Caimes, rMait depuis longtem.ps à la défessiv^ Annibal, avee les débris de «on armée, quiUe en frémissant oette terre, où il estait maintenu seize ans par un miraele d'àabileté ; mais il perdit ia hataille de Zama <3d2), et Scipion dicta les eonditioiis de la paix, qui fut conclue l'année suivante. Cette pak assurait aux Eomaitis la possession de FEspagne et de toutes les lies de la Méditerranée; les Qarthaginois devaient |)ayer un tribut de 10 000 talents et détruire toutes leurs galères, à la réserve de dix. Seipion reçut le nom à^ Africain. La seconde guerre punique avait duré dLfthuit ans (219-201).

9* Comparaison 4e Ifteute et de Carthage. v

Le temps de la guerre contre Pyrrhus et des premières guerres puniques est l'âge d'or de la république romaine : c'est l'époqiie où la grandeur appartient au peuple tout entier. La sagesse du sénat, la concorde des citoyens, leur désintéresse* ment, rattachement générai à la religion, à la patrie et à la liberté; la simplicité des mœurs, l'agriculture pratiquée et honorée par les plus grands personnages, toutes ces vertus donnaient à l'État un trésor inépuisable de force et de vigueur. En mêmie temps, le respect de la discipline et l'exercice continuel des armes, auquel tout Romain était assujetti dès l'enfance, l'habitude constante de la fatigue et du travail, rendaient les légions * invincibles. Par-dessus tout, chaque citoyen avait une foi inébranlable dans la domination promise par les oracles à sa patrie.

Héritière de la richesse de Tyr, Carthage exploitait le commerce de l'Afrique centrale par les caravanes, celui des côtes oc cidentales de la Méditerranée par ses vaisseaux. Son sénat que

1. La légion, divisée en 10 cohortes, comptait 4200 soldats romains, avec un nombre an moins égal d'auxiliaires. Son organisation était si parfaite qu'on auteur ancien a pu dire : « c'est sans doute un dieu qui llnspira aux Romains. >

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présidaient les deux tuffètes, dirigeait les affaires. Les grandes familles étaient tout, le peuple n'était presque rien ; mais deux factions, Pune guerrière, l'autre pacifique, divisaient et affaiblissaient l'État. Les cl^arges étaient vénales, l'intégrité et le désintéressement à peu près inconnus. Le gouvernement, dur et ombrageux, servi par des troupes mercenaires, ne se fit nulle part d'alliés fidèles, pas même en Afrique, où les villes tributaires se bâtaient, à la première occasion, de secouer le joug. Quant aux mœurs , elles étaient féroces et corrompues. Une sapersfition barbare sacrifiait de nombreux enfants au dieu Moloch; on mettait en croix les généraux malheureux.

Montesquieu, comparant les deux peuples, a dit admirablement : < Garthage, qui faisait la guerre avec son opulence contre la pauvreté romaine, avait par cela même du désavantage : l'or et l'argent s'épuisent ; mais la vertu, la constance, la force et la pauvreté ne s'épuisent jamais. 9 Le même écrivain a dit encore : « Rome était un vaisseau tenu par deux ancres dans la tempête : la religion et les mœurs. »

Synchronismes.

S64. Première guerre punique.

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