‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 68 sur 254 · uerre d'Kspagne) 'Wlrlathe) Humanee (m · texte numérisé non relu

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Depuis la fin de la seconde guerre punique, Rome, fort occupée déjà en Asie, en Macédoine et en Grèce, soutenait en outre de rudes guerres, soit en Italie, soit en Espagne. Les Gaulois Cisalpins, anciens alliés d'Annibal, opposèrent une résistance désespérée à l'invasion de leur pays. Une de leurs tribus, les Boies^ aima mieux émigrer en Germanie (Bavière et Bohème) que de subir le joug. Aussi braves que pauvres, les Ligures défendirent pied à pied leurs vallées et leurs montagnes : ils ne furent soumis qu'en 163. De nombreuses colonies assurèrent l'œuvre de la conquête.

En Espagne, les Celtibériens à l'est, les Lusitaniens à l'ouest, avaient été poussés à la révolte par les exactions des proconsuls et des préteurs (197). La guerre dura près de soixante dix ans. Un jour, 30000 Lusitaniens furent traîtreusement égorges par le préteur Galba. Un pâtre, nommé Viriathe, échappé à ce massacre, recueillit les débris de sa nation, entraîna les Celtibériens-, et, sans livrer de batailles, lutta neuf ans contre

la république avec une indomptable énergie. Après qu'on lui eut accordé une paix honorable, des traîtres, gagnés par le consul Gépion, égorgèrent dans son lit ce héros, aussi grand par ses vertus que par ses talents militaires (140). Les montagnards de la Geltibérie sauvèrent pour un temps encore leur liberté.

Quelques années plus tard, une ville du nord de l'Espagne, iVumance, s'immortalisa par une défense héroïque. Trois armées romaines s'étaient brisées contre ses remparts ; l'une d'elles avait même capitulé, quand Scipion Émilien, le destructeur de Carthage, vint assiéger cette autre Sagonté. Son premier soin fut de rétablir la discipline parmi les soldats, de serrer étroitement la ville et d'effrayer ses auxiliaires par de terribles exécutions. Alors les Numantins, réduits à la plus affreuse détresse, aimèrent mieux s'entre égorger que de se rendre, et Scipion, en entrant dans leur ville, n'y trouva guère que des cadavres ; il n'y laissa que des ruines (133).

Ainsi tout réussissait aux Romains : ils effrayaient le monde par la violence et la rapidité de leurs coups. L'année 148 avait vu la Macédoine devenir province de la république ; en 146, la Grèce éprouvait le même sort; la même année Carthage, et, treize ans plus tard, Numance, étaient détruites. En 133, Attale, roi de Pergame, lègue ses biens au sénat, qui s'approprie en même temps le royaume, sous le nom de province d'Asie, Au delà des Alpes, les Allobroges (Savoie et Dauphiné), et les Arvemes (Auvergne), s'avouent vaincus et soumis. Sous prétexte de secourir Marseille, leur alliée, contre les barbares, ses voisins, les Romains s'établissent dans la Gaule méridionale. Sextius /onde la colonie d^Aix en 122; Martius, Narbormey en 118, et la province romaine^ qui reliait l'Espagne à l'Italie, s'étendra bientôt des Pyrénées aux Alpes, et des Cévennes à la Méditerranée.

Synchronismes.

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