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Flavius Vespatien (69), fils d'un publicain honnête par excepion, fut un homme remarquahle ; il remédia aux maux de l'anarchie par une administration vigoureuse, et fit face en même temps à tous les dangers du dehors. Lorsque des soldats l'appelèrent à l'empire, il commandait en Syrie, et il avait entrepris le siège de Jérusalem dont il laissa la conduite à son fils Titus. La malheureuse ville fut prise et ruinée après un siège de quatre mois, comme on l'a vu plus haut*.
Enflammés par les oracles de la druidesse Velléda qui excitait leur patriotisme, les Bataves avaient également tenté de secouer le joug de Rome. Les Trévires et les Lingons (Langres) prirent part à l'insurrection ; ses deux principaux chefs , Civilis et Sabinus, se flattèrent de fonder un empire gaulois. Mais les cités appelées à soutenir cette glorieuse entreprise n'ayant pu s'entendre, Civilis et Sabinus furent vaincus. Le premier, homme de guerre habile, obtint un traité honorable pour ses compatriotes les Bataves. Le second se cacha neuf ans dans un souterrain avec sa femme Éponine; à la fin, il fut saisi et livré au supplice, malgré les' touchantes prières de celle qui avait partagé ses souffrances et qui voulut partager aussi sa mort. Vespasien ne se montra pas moins implacable envers les druides, qu'il persécuta cruellement.
Ce fut, du reste, un administrateur habile et sévère, trèséconome des deniers publics. Si l'on peut lui reprocher son penchant k l'avarice, il faut reconnaître que toutes les fois qu'i^ s'agissait de la grandeur de l'État, il se montra magnifique. Le temple de Jupiter fut rebâti; l'amphithéâtre gigantesque connu sous le nom de CoUsée^ fut entrepris, et l'arc de Titus construit Vespasien conserva jusqu'à ses derniers moments cette activité remarquable, disant qu'un empereur devait mourir debout.
Titus (79), fils de Vespasien, mérita d'être appelé les délices du genre humain, à cause de sa douceur et de sa bonté, quoique