‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 82 sur 254 · Voir le dernier chapitre de VHistoire sainte · texte numérisé non relu

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les vices de sa jeunesse l'eussent fait comparer à Néron. Son règne de deux ans fut marqué par des calamités et des fléaux. Un incendie dévora une partie de Rome ; la première éruption du Vésuve (79) engloutit les deux villes d'Herculanum et de Pompéi, et causa la mort du grand naturaliste Pline V Ancien. Une peste enleva jusqu'à mille personnes par jour. Titus fit achever le Colisée, auquel travaillèrent 12000 Juifs, faits prisonniers dans Jérusalem. On croit qu'il fut empoisonné par son frère Domitien.

Domitien (81), par son naturel sombre et féroce, rappela tout à la fois Néron et Galigula. Aussi fou que le second, il réunissait gravement le sénat pour délibérer sur la sauce d'un turbot ; aussi cruel que le premier, il appliqua la loi de lèse-majesté dans toute sa rigueur et ordonna contre les chrétiens la seconde persécution (93). Saint Jean l'Évangéliste fut plongé dans l'huile bouillante près d'une porte de Rome ; un miracle le fit sortir sain et sauf de cette épreuve, et on le relégua dans Pile de Pathmos, oîi il écrivit son Apocalypse.

Vaincu par les Daces, peuple vaillant qui habitait au delà du Danube, Domitien leur acheta la paix. Sous son règne, Agricola^ beau-père de l'historien Tacite, conquit définitivement la Bretagne^ où les Romains n'avaient obtenu jusqu'alors que des succès douteux (85); il n'en fut pas moins disgracié et peut-être empoisonné. Tacite, son biographe, le félicite d'être mort assez tôt pour ne pas voir les horreurs des dernières années de Domitien. Enfin, une conspiration se forma dans la propre famille du tyran; sa femme et ses affranchis le firent assassiner (96). Il est le dernier des empereurs appelés les douze césars.

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