‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 9 sur 254 · DE LÀ ROYAUTÉ · texte numérisé non relu

DE LÀ ROYAUTÉ

Créùffraphie He la TûMline. — La Palestine est un petit pays de ▼iBgt liemes âe large, resi^erré 6«tre le désert de Syrie, le mont Libîanet la mer Méditerranée, pour ainsi dire au centre du monde anciea. Le /oiiv>i0m ,i^i seul mérite le nom àè fleuve, deeceod du lliAn pour se jeter dans la sfter Mof te ; il 43i7l6ait la Palestine en deux xégioss na^ tutelles, dont l'une était traversée par des ramifications de la chaîne principale ^lfon^-^habor, Mont-Gelboéj MorU-Carmelj Mont-Moria) -, l'autre, par des montagnes qui paraissent se rattacher à l'anti-Libaa {montée Cnlaad, Mml-Âbanm, Kont-N'ebo).

Quatre tribus dirent éftaMies au nord, dans le f^ye jsommé ^ustard la Galilée : As^y Nep^ttdi, Zaimion et lêsachar. Deuxa«i<îeatce,4an3 lU'Sanaaràe : Demi^Manas^^ Éphratm.Qwi^e au eud^ daas la Judée : Benjamin j Siméon^ Ikm^ Juda. A l'orient du Jourdain, le territoire, moins avantageux, fut distribué plus largement aux tribus de Buhen, de Gadf et à l'autre Demd-Manas&é ; c'est ce pays qu'on désigna dans la suite sous le nom de Pérée. Quarante-liuit villes furent données aux Lévites^ pami lesquelles eÎK deraleot serTir de refuge aux meurtriers inyotoitttaipes. ^

X'Ecriture sainte .dépeint en terxaes magnifiques la fertilité de la terre promise. Cette fertilité est d'ailleurs établie par de nombreux témoignages. Le pays produisait beaucoup de blé et d'orge, de vin, d'huile, île mîel et de bauïûe. 11 était riche en bétail, en arbres fruitiers, en palmiers. Comme les Israélites s'appliquaient prinoipa*lement k i'agricuftwre) la terre, travaillée avec un soin oo«eiant, pouvait Jdourrir une p9puiBJtk>n <;otnsidérabIe, évaluée h six mdJJiens d'hommes. 11 en était de même de FAssyrie et de fdusieurs autres C0fttrées4e l'Asie, jtujousd'hui presque désertes et incultes.

Nocn remïirqtterons parmi les érénemeiilHs âe la dnqoièine période : rentrée dans la terre promise, le gouvemement des Aiwens, eeki -des Jh^s et les servitudes.

4lcs ancfteA0.

Les IsiiéllteB allaient trouver sur les frontières de la Palestine et dans l'intérieur du pays, des peuf^es Idolâtres et cruels,

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puiissants et aguerris, tels que les Amalécites^ les Vhananéën^, au sud; les Moabiies, les Madianites et les Ammonites à Test; les Philistins k l'ouest; les Jébuséens au centre. Mais Dieu leur . donna un chef vaillant , Josué , et il fit des miracles en leur faveur, lorsque, réduits à eux-mêmes, ils n'auraient pu triottipher de leurs ennemis. C'est ainsi qu'ils passèrent le Jourdain à pied sec, et que les murs de la ville de Jéricho, qu'ils assié- [ geaient, tombèrent au son de leurs trompettes. Une autre fois, » Josué ayant surpris cinq rois ligués contre les Gabaonifces, ses i alliés, Dieu arrêta la marche du soleil afin qu'il pût achever sa t

victoire. Le pays de Chanaan ne fut définitivement soumis [•

qu'au bout de six ans.

De concert avec le grand prêtre Éléazar, Josué partagea le \

territoire conquis entre les douze tribus, et mourut à Silo après avoir exhorté le peuple à se souvenir des bienfaits du Seigneur*. Il n'eut pas de successeur immédiat.

Pendant dix-huit ans, les Israélites furent gouvernés par les Anciens^ qui se réunissaient à certaines époques en assemblée générale, sous la présidence du grand prêtre ; mais les attaques des peuples voisins et leur propre affaiblissement les obligèrent d'établir un pouvoir plus fort, celui dès Juges.

9, l<e souTeriieineiit des iugem.

L'institution des Juges ne parait pas avoir été régulière ni constante : comme les dictateurs à Rome , ils étaient choisis au moment du péril, ou plutôt suscités de Dieu, et se retiraient quand la paix était rétablie. On en compte quatorze qui délivrèrent le peuple juif de sept servitudes, méritées Tune après l'autre par son mépris des lois divines :

Othoniel^ premier juge. Il vainquit Chusan, roi de Mésopotamie, qui avait asservi les Hébreux (l'» servitude), et gouverna en paix pendant quarante ans. .

Aod et Samgar affranchirent les Hébreux delà deuxième servitude ; le premier tua de sa main Églon, roi des Moabites.

Déhora^ la prophétesse, «jugeait dans Israël, àPombre d'un palmier. » Son général Barac ayant vaincu Jabin, roi des Chananéens, une femme, nonmiée Jahel, perça d'un clou la tête de Sisara, chef de Tannée ennemie. Débora exalta cette victoire dans un chant connu sous le nom de cantique de Débora.

1. Le tombeau de Josué, vaste et creusé dans le roc, a été récemment découvert par un voyageur français.

IGédéoUy pour délivrer la nation du joug desMadianites, se mit à la tète de trois cents hommes déterminés, et leur ordonna de prendre chacun un pot de terre vide et d'y cacher une lampe allumée. Au signal convenu, les Israélites brisèrent leurs vases. V l'un contre Tautre en poussant de grands cris. Les Madianites s'enfuirent épouvantés ; Gédéon les poursuivit et les extermina. . Son fils Abimélech usurpa quelque temps l'autorité. ; On cite encore Jephté, célèbre par le vœu qu'il fit, s'il était y vainqueur des Ammonites, de sacrifier à Dieu le premier être t vivant qu'il verrait sortir de sa maison. Il battit en effet les ;. ennemis. Mais sa fille étant venue la première à sa rencontre ; pour le féliciter, fut victime de l'engagement téméraire qu'il ', avait pris.

'. Les Chananéens étaient vaincus sans retour; de nouveaux ennemis, les Philistins*, menacèrent l'indépendance d'Israël. Cest contre eux que se distingua Sarnsorif le héros nazaréen*, doué d'une force prodigieuse et d'un admirable patriotisme. Vainqueur des Philistins en plusieurs rencontres, il succomba, lorsqu'il eut révélé à la perfide Dalila que le secret de sa force consistait dans son épaisse chevelure. Elle l'en dépouilla pendant son sommeil, et les Philistins, maîtres de sa personne, lui crevèrent les yeux et le condamnèrent à tourner une meule de

t^^ moulin. Un jour môme, ils le firent venir dans une de leurs * ^ fêtes pour insulter à son malheur ; mais le héros, dont la force (^- commençait à renaître avec la chevelure, ébranla les colonnes .' de l'édifice^ et ensevelit avec lui, sous ses ruines,^ 3000 Philistins. Après Sàmson, on nomme Héli^ qui périt misérablement pour ^ avoir mal élevé ses fils, Ophni et Phinée ; et enfin Samuel, à qui ,. Dieu ordonna de sacrer roi Saûl et de lui céder le pouvoir. Les anciens du peuple étaient venus d'eux-mêmes demander au ■: prophète un nouveau gouvernement.

Samuel commence la série des saints personnages^ inspirés '' de Dieu, qui surent maintenir, au moins dans une partie du ^ peuple, le respect de la loi de Moïse et la foi dans la venue du Messie.

1. Les Philistins, issus de Japhet et probablement originaires de la Crète, \«faient depuis peu occupé la Palestine et s'étaient rendus puissants sur terre /• «i sur mer. On croit qu'ils appartiennent à la même race que les Pélasges. j^ t. On appelait Nazaréens ceux qui s'engageaient par vœu à ne boire ni yin ,^d liqueurs, à ne point couper leurs cheveux et à s'abstepir de toutes les ''.MWemmw légales.

16 mmmBi ancssnns.

«rKIÈBffi ]PERIOBB»

PE Ik ROYAUTÉ A LA CAPTIVITÉ DE BABYLONE. (1096-587.)

A cette époque, la plus brillante de l'histoire des Hébreux, 4ilettx grands rois voDt étendre leur domjna^tion sur les peuplés vx)isin3, déployer au dedans une magnificence qui attirera les regards de TOrient» Mais le schisme des dix tribus et en même lemps ]l^s conti^^elles infidélités de la Action, amèneront sa propipt^ 4ép^dejice et sa ruine.

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