I<a famlUe de Censiantln (aS9-SIIS
L'armée ne voulut reconnaître pour empereurs que les trois
i. « Il n'organisa qa*a corps fictif, où Tempereur était toat et Tempire rien* » P. Lacordaire.
fils de Constantin. Probablement à l'instigation de Constance, tous les autres membres de la famille impériale .furent massar crés; on n'épargna que deux neveux de Constantin, Gallus et Julien, l'un à cause de son état maladif, et l'autre à cause de sa grande jeunessp.
Les trois frères se partagent alors Fempire : Constç,ntin If ^ut leg Gaules avec l'extrême Occident ; Constant , l'Italie et Vlllyrie avec les pays adjacents: Constance^ TOrient (337). La mésintelligence ne tarda; pas à éclater entre les deux premiers, au sujet des limites de leurs provinces. Constantin fut tué dans une en^useade p^ès à^Aquilée (340), et Constant assassiné, dix ans pins tard, au pied des Pyrénées, par l'usurpateur Magnence^ Franc d'origine. Constance, demeuré seul maître de l'empire, défait Magnence en Pannonie, et confère à son cousin Gallus le titre de césar. Bientôt il se repent de cette oondesk cendanœ, et prenant ombrage de l'ambition imprudente de Gallus, il le fait venir It Antioche et décapiter par trahison (354).. Julien, enveloppé dans }a disgrâce de son frère, demeura pendant sept Q^ois sous une menace de mort; puis on lui permit dâ vivre obscurément dans Athènes, où il se lia d'amitié avef les philosophes et les rhéteurs païens.
Au bout de quelques mois, Constance rappelle son jeun^ cousin, dernier rejeton de la famille impériale, le nomme cés^ e.t l'envoie commander dans la Gaule. Julien, qui n'avait encore que vingt-deux aus, se signala par la victoire d'Argentoratum (Strasbourg) sur les Alamans' et par de brillants succès ob^ tenus sur les Francs, qu'il repoussa au delà du Rhin (357). Il embellit la ville de Lutèce (Paris), sa résidence, et gagna telle* ment Tamdur de ses soldats, qu'ils le proclamèrent auguste malgré l'empereur. Julien prit la route de Constantinqple, et il s'approchait de cette capitale à la tête de son armée, lorsque Constance mourut. Cet indigne fils de Constantin n'avait pas su défendre la Méj^potamie contre l'invasion des Perses : la yille chrétienne de Nisibe fut prise après une résistance hé^ roïque. Aveugle partisan de Tarianisme, Constance ne cessai pendant vingt-six ans, de persécuter le clergé orthodoxe et particulièrement saint Athanase et saint Hilaire. Il se faisait appeler Véternel, le maitre de Vunivers, Enfin il fut le premier qui donna sa faveur à des eunuques.
Devenu empereur (361), Julien abjura la foi chrétienne, dans
.1. Triba da la grande nation germanique^
laquelle il avait été élevé, et fit à TÉglise une guerre d'un genre nouveau. U entreprit de rajeunir le paganisme ^n épurapt ses dpctrines, en reptom:ant du prestige de 1^ magie qt dç 1a sçienc^. En mêpae temps qu'il écrivait des satires contre les cî^ré tiens, il leur ctéfend^it 4'^4seignQr et d'apprendre; il les aba^don»ait,à la haipe des païens, et^ joignant l'iroiûe à.l|i cruauté, il leur (iem^ndait si Jeur vopation n'était pas de sojifïrir Siur la terre, tour démentir la prophétie de l'Évangile, on tenta deux fois, par son ordr^, de rieçonfitruire le temple de Jérusalen^; mais, selon Ij^ témoignage d'un historien, païen, des tpurhillons de flammes que fei tçrre vomissait, détruiçirent les ^avaux cpnmaencés, ^
Enfin, l'empereur apostat entreprit une grande ^xp^dit^on contre les Perses. D'abord victorieux, il pénétra jusqu'à Cté^ siphon, leur capitale; puis bientôt, réduit par son imprudence k faire une retraite désastreuse, il périt, frappé d'une flèche, au milieu d'un désert, à l'âge de trente-deux ans (363) : fin déplorable qui parut un ohâtimont du Ciel.