‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 91 sur 254 · S0HeiÊ fÊm9): Wiil«Btliiien II e# ifmUnm · texte numérisé non relu

S0HeiÊ fÊm9): Wiil«Btliiien II e# ifmUnm

Is chrétien Jomm (363)^ choisi par les sddate, conclut avec les Pefses un traité, qui leur abandomui toutes- les provinces au delà 4x1 Tigr£. Libre à cette con^tion, il samenait lesdé^ bris des légions vaincues, lorsqu'il mourut subitement près d'Anoyre. Xi'avméis d'Asie se hâta de proclamer Valêniimen^ chrétien orthodoxe, qui s'adjoignit son frère, l'arien Valens. Il Y 0ut dès lors deux empires (364), celui d'Orient, assigné à Va'* lens, et celui d'Occident» dans lequel Valentinien déploya de grandes qualités avec une sévérité parfois excessive. L'Espa* gnol Théodose fi^ envoyé, par son ordre, contre les Ptctes et les Scoto, qu'il battit, puis contre les Maures d'Afrique, qu'il dompta également. Valestiaien lui-même ayant franchi le Da«> nubd pour réprimer les Quade$, fit un horrible carnage de ces barbares ; il mourut dans un accès de colère en répondant à leurs ambassadeurs. Ce prince laissait deux fils, Gratlen et Valentinien II; l'alné Gratien lui succéda (375).

Tandis que son frère soutenait la gloire de l'empire, l'arien Valons, uniquement occupé de querelles religieuses, persécutait' les évêques d'Orient, fidèles à l'orthodoxie. Un jour vint pourtant, où il lui fallut tourner ailleurs ses pensées. Des hordes innombrables de JJuns, partis des bords de la mer Caspiennei

firent tout à coup irruption en Europe. Ce qu'on racontait de leurs mœurs sauvages, de leur caractère féroce et sanguinaire, porta l'effroi parmi les Goths. Une tribu de ces derniers , les Wisigoths, fuyant devant l'invasion , passent le Danube au nombre de 200 000, et, sous la promesse d'embrasser Tarianisme, reçoivent de Tempereur Valons le territoire de la Mésie (376). Mais la rapacité des agents impériaux ayant bientôt soulevé ces nouveaux sujets, ils s'avancent conduits par un barde de leur nation, au cœur de l'empire, et viennent assiéger Andrinople, Valons, accouru à leur rencontre, fut battu près de cette ville % et périt au milieu des flammes dans une chaumière oti il s'était réfugié (378). Gonstantinople eût été perdue sans la force de ses murailles.

ë. «ratlen et Talenlùiien (SVft). Vliéo4o0e {9*9).

Gratien, empereur d'Occident depuis la mort de son père, s'était associé son frère Valentinim 11^ âgé de cinq ans. Voyant les provinces d'Orient en proie aux barbares, U rq)pela d'Espagne Théodose , le fils du vainqueur des Pietés, que Valens avait fait mettre à mort sur un vain soupçon. Créé auguste et préfet d'Orient (379), Théodose déploya tout à la fois beaucoup de vigueur et d'habileté. Après avoir vaincu les Goths dans plusieurs petits combats, il essaya de les attacher à l'empire en leur cédant des terres en Mésie et en les chargeant de défendre la frontière du Danube, sous le nom de fédérés. L'O* rient était pacifié, lorsque Théodose apprit la mort de Gratien^, assassiné à Lyon par l'usurpateur Maxime. Il vole alors au secours de Valentioien II, le rétablit en Italie, et contraint Ma* xime à se contenter de la possession des Gaules , de la Bretagne et de l'Espagne. Celui-ci, en osant marcher sur Rome, provoqua de nouveau Théodose, qui le vainquit k AquUée et le fit décapiter. Quatre ans plus tard, la mort de Valentioien II, tué par le Franc Arbogaste, laissait Théodose seul souverain légitime de l'empire (392).

Mais Arbogaste, maître de la milice, se hâte de faire un em* pereur, le rhéteur Eugène^ et tous deux cherchent à relever le parti du paganisme pour l'opposer à Théodose, £élé> défenseur

, 1. A ia bataille d'Andrinople se trouraient, faisant leurs premières armes, Alaric et Stilicon.

i. Ce fut l'empereur Oratien qui ût abattre, à Rome, Tautel de la Victoire, titoé près de la salle du Sénat.

BISTOÎRB ANOfflNRB. 17?

di la roUgloQ ohrItUnndr Aprki un lnt«rvAll« de deux irnii Pompftfeur marohs contre oes uiurpateure, et remporte m^ nouvelle victoire k AqMié (894).

L*aHâftisrhô combattu, le planisme môftéllôffient frappé bar Ik clôture de ses tenlplôs, tels sont les pHncipàux acteà d^ Théodôse. Cependant, d'illustres évoques du temps, et parmi eux saint Jean Ghrysostome , blâmèrent des rigueurs qui al* laient jusqu'à la cruauté* L'ivresse du pouvoir absolu avait d^à entraîné Théodose à la plus déplorable violence. Furieux colitro les habitants de Thessalonique qui avaient insulté ses statues, il ordonna le massacre de toute la population, et révoqua ôti^ suite cet ordre barbare, mais lorsqu'il n'était plus temps. Quelques jours après, l'évêque, saint Amhroise^ à Milan, Tarrête sur le seuil de sa cathédrale et lui en interdit Pentrée. Docile à une voix qui semblait venir du ciel, le tout-puissant empereur se purifie par une pénitence publique de huit mois^ et rachète son crime par ses larmes et par une loi favorable aux condamnés.

Théodose, en mourant, partagea l'empire entre ses deux fils (395). Arcadius gouverna l'Orient, sous la conduite du Gaulois Rufin, etHonorius TOccident, sous la tutelle du Vandale Stilicom L'origine de ces deux ministres fait assez comprendre où étaient alors la force et l'avenir ; car les hommes manquaient à Con-«« stantinople aussi bien qufà Rome. La misère avec la servitude était partout, misère physique et misère morale, A la place des Romains énervés, de jeunes nations, pleines de vigueur, vont occuper la scène du monde, (j'empire d'Orient, qui sera bientôt l'empire grec ou byzantin, est réservé à une longue décadence. Mais lorsque Rome aura perdu sa puissance matérielle , les successeurs de saint Pierre lui assureront un autrQ empire plus étendu, plus glorieux et plus durable que celui des Césars.

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