V. dors, de V
Gl. de Cooper
Rectum
Vés. sem.
Can. éjac.
Prostate
Sphincter
Trans.
sup.
Fig. 870. — Vessie en distension physiologique (d’après Braune).
péritonéal des fosses iliaques et se prolonge, d’autre part, sur les parties latérales de la vessie, sous le péritoine pelvien, jusqu’au voisinage de la
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grande échancrure sciatique où il est arrêté par le méso-cellulaire que la gaine hypogastrique fournit à la plus antérieure de ses branches viscérales, l’artère ombilicale. (V. fig. 869.)
b) Le péritoine, quand la vessie est vide, passe directement de la paroi abdominale sur la face postérieure de la vessie. Quand elle se remplit, la face postéro-supérieure se dilate plus que la paroi antéro-inférieure, l’ouraque se coude et le péritoine le suit; ainsi se forme le cul-desac péritonéal prévésical. Ce cul-de-sac est d’autant plus profond que la vessie est plus distendue, mais il grandit par en haut, son fond restant constamment à 1 ou 2 centimètres au-dessus de la symphyse.
Quand on force la distension de la vessie, le péritoine s’élève un peu mais beaucoup moins qu’on l’a dit. Il peut s’élever à 5 ou 6 centimètres quand, au cours de la taille, on déchire le fascia prévésical.
Faces latérales. — Recouvertes par le péritoine dans leur tiers supérieur, elles se mettent en rapport dans leurs 2 tiers inférieurs, recou-
Col Or.ur. Vessie Gaine allant.
--- Ap. du relev.
—■ M. obtur.
M. relev eur
Ap. obturât.
Ap. pelvienne et rel. de Van.
Ap. lat. de p.
Prolong, espac. ischio-rectal A. hont. int.
M. trans. prof.
"■B. ischio-pub.
''Corps cavern.
M. ischio-caver.
A. transv.
Bulb.-cavern.
Bulbe Urét.membr.
Fig. 871. — Coupe frontale de la vessie (d’après Spalteholtz).
verts par l’aponévrose ombilico-vésicale, avec le muscle obturateur interne et son aponévrose, avec les vaisseaux et nerfs obturateurs, avec la partie supérieure du releveur et son aponévrose. — La face latérale de la vessie est longée par l’artère ombilicale surcroisée par le canal déférent.
VESSIE
Face postéro-supérieure. — Elle est convexe, lisse, tapissée par le péritoine et en rapport avec les anses grêles et le côlon ilio-pelvien,
Sommet. — D’ordinaire médian, il peut être dévié latéralement. Il se continue avec l’ouraque. L’ouraque est un cordon plein, fibreux, large de 2 millimètres, long de 12 centimètres, étendu de la vessie à l’ombilic. Il s’insère sur la vessie par un renflement conoïde et s’amincit à son extrémité supérieure.
Base. — Elle s’étend de l’orifice urétral au fond du cul-de-sac vésico-génital. La région de l’orifice urétral porte le nom de col de la vessie. Le col est entouré par le sphincter vésical et la prostate. Il est relativement mobile. Il peut s’élever de 3 centimètres. Il est situé sur l’horizontale qui passe à l’union des 2 tiers supérieurs avec le tiers inférieur de la symphyse, à 3 centimètres en arrière du pubis.
En arrière de l’orifice urétral, la base de la vessie répond à la prostate, à l’appareil séminal, au rectum. Les vésicules séminales, rapprochées par leur sommet, écartées au niveau de leur base, limitent un triangle dit interséminal ou inter dé férentiel. Leur bord interne est longé par la portion ampullaire des canaux déférents. Les vésicules et la partie terminale des canaux déférents sont contenues dans l’épaisseur de l’aponévrose prostato-péritonéale qui, au niveau du triangle interdéférentiel, sépare seule la vessie du rectum.
II. Rapports de la vessie chez la femme. — La vessie de la femme est moins haute, plus large, mais non plus grande que celle de l’homme. Ses fac.es latérales sont en rapport avec le ligament rond qui surcroise l’artère ombilicale. Sa face postérieure est séparée de l’utérus et du ligament large par le cul-de-sac vésico-utérin. Sa base répond à la face antérieure de la portion sus-vaginale du col et à la face antérieure du vagin. Entre la vessie et le vagin est un tissu cellulaire lamelleux qui permet de mobiliser la vessie.
III. Rapports de la vessie chez l’enfant. — La vessie est abdominale à la naissance et descend peu à peu dans le petit bassin. Elle est toujours pelvienne entre 14 et 16 ans.
Vide, elle a son grand axe vertical ; cet axe dans l’état de distension est toujours moins horizontal que chez l’adulte.
Cylindrique jusqu’au 4e mois de la vie intra-intérine, elle est fusiforme à la naissance. A partir de 2 à 5 ans après la naissance, la partie inférieure de la vessie se développe.
La face postérieure de la vessie est coupée par un pli péritonéal très marqué, surtout chez la petite fille. Ce pli s’efface par la distension au niveau de la base de la vessie. Le péritoine descend plus bas que chez
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l’adulte, tapisse 1 centimètre de la face postérieure de la prostate et remonte légèrement par la distension de la vessie et du rectum.
Configuration intérieure de la vessie.
La cavité vésicale est régulièrement ovoïde, mais présente une saillie antérieure et une saillie postérieure déterminées, la première par le pubis, la seconde par le rectum chez l’homme, par l’utérus chez la femme.
La surface interne de la vessie est lisse et unie chez l’enfant et l’adulte ; avec l’âge, elle prend un aspect aérolaire. Au niveau de sa base, on aperçoit trois orifices : l’orifice urétral et les deux orifices urétéraux.
L’orifice urétral, placé au point le plus déclive de la vessie, est à l’état normal parfaitement circulaire, quelquefois un peu aplati d’avant en arrière. Parfois la lèvre postérieure de cet orifice se soulève en une petite saillie, la luette vésicale de Lieutaud. — Les orifices urétéraux ont été décrits précédemment.
Ces trois orifices délimitent le trigone de Lieutaud. C’est un triangle équilatéral à bords tantôt convexes en dehors, tantôt concaves. Le trigone répond chez l’homme à la prostate et se surélève dans l’hypertrophie de cet organe. Il en résulte la formation, en arrière de lui, d’une sorte de fosse ou bas-fond vésical , absent chez l’enfant, peu marqué chez l’adulte, et plus ou moins profond chez les gens âgés.
Structure.
La vessie se compose de trois tuniques : la fibro-séreuse, la musculaire et la muqueuse.
1° La tunique fibro-séreuse est formée par l'aponévrose ombilicovésicale, en avant, par l’aponévrose prostato-péritonéale et par le péritoine, en arrière.
2° La tunique musculaire présente 3 couches :
a) La couche externe , longitudinale , non continue, est formée de faisceaux longitudinaux dont les antérieurs et les postérieurs sont très développés et les latéraux très faibles.
b) La couche moyenne, circulaire , est une nappe continue de fibres horizontales, plus épaisses en bas qu’en haut.
c) La couche profonde, plexiforme, est constituée par une série de fascicules placés à distance les uns des autres et anastomosés en réseau.
Au niveau du trigone s’épanouissent les fibres musculaires de l’uretère. Les fibres postérieures se portent en dedans à la rencontre de celles de l’uretère opposé et forment le muscle interurétéral. Les fibres antérieures,
VESSIE
obliques en avant, s’inclinent pour la plupart en dedans. Quelques-unes se continuent sur l’urètre.
3° La muqueuse est, à l’autopsie, blanche chez l’enfant, cendrée chez l’adulte, légèrement rosée chez le vieillard. Elle est d’un rose vif sur le vivant à l’examen cystoscopique. Son épaisseur est de 1/2 millimètre environ. Elle est très résistante.
Sa face interne présente des plis quand la vessie est vide, ce qui est dû à l’existence d’une couche celluleuse sous-muqueuse. Ces plis font défaut au niveau du trigone et des orifices urétéraux, car à ce niveau la muqueuse adhère au plan musculaire sous-jacent.
La muqueuse comprend : a) un chorion riche en fibres élastiques et présentant quelques rares papilles sur le trigone, et b) un épithélium polymorphe à plusieurs couches de cellules. Les cellules profondes sont hautes, cylindriques, parfois en raquette; les cellules moyennes sont cylindriques ; les cellules superficielles très grandes et aplaties.
La muqueuse vésicale ne contient pas de glandes. Il existe sur le trigone de petites dépressions pseudo-glandulaires.
Vaisseaux et nerfs. — 1° Artères. — Les artères de la vessie forment 4 groupes.
Les a. antérieures , très grêles, viennent de la honteuse interne et quelquefois de l’obturatrice.
Les a. supérieures naissent de l’ombilicale; elles se distribuent aux faces latérales et au sommet.
Les a. postérieures , venues de l’hémorroïdale moyenne chez l’homme, de l’utérine et de la vaginale chez la femme, vont au bas-fond et au col.
Les a. inférieures , vésicales proprement dites, sont des branches directes de l’hypogastrique.
Ces artères se distribuent à toutes les tuniques de la vessie. Le basfond et le col sont les régions les plus richement vascularisées.
2° Veines. — Elles naissent de 3 réseaux : muqueux, intra-musculaire, superficiel.
Les troncs collecteurs forment plusieurs groupes :
a) Le groupe antérieur aboutit au plexus de Santorini et aux plexus latéraux de la prostate.
b) Le groupe latéral est tributaire des plexus vésico-prostatiques et des veines hypogastriques.
c) Le groupe postérieur s’anastomose avec les plexus séminaux et gagne les veines hypogastriques.
Toutes les veines vésicales aboutissent à la veine iliaque interne. Elles s’anastomosent avec les veines du canal déférent, de l’uretère, avec les veines hémorroïdales et les veines de la paroi abdominale.
Abrégé d’Anat. — III. 92
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3° Lymphatiques. — Au niveau du trigone, il existe quelques rares lymphatiques dans la muqueuse. Ils sont plus nombreux dans la sousmuqueuse et dans la couche musculaire. Ils forment un riche plexus
A. ilio-lomb.
Ram. musc.
Iliaque ext.
Circonf. il.
Epigast.
Ombilicale Obturatr.
Vésic. inf.
Vésic. ant.
Prostat.
Vésic. ant.
(Hont. I.) Vésic. sup.
Vésic. sup.
4° a. lomb.
5e a. lomb.
Iliaque ext.
Sacr. moy.
Iliaque int.
Fessi'ere Sac.lat. sup.
Ischiat.
Ilont. int.
Sac. lat. inf.
llémor.moy.
Vésic. défér.
Hém. moyen
Fig. 872. — Artères de la vessie.
sous le péritoine et aboutissent aux ganglions iliaques externes, internes, et primitifs. On trouve parfois sur la face antérieure et sur les faces latérales de la vessie de petits nodules ganglionnaires interrupteurs.
4° Nerfs. — Les nerfs de la vessie viennent du -2e nerf sacré (nerfs spinaux) et du plexus hypogastrique (nerfs sympathiques).
1° Les nerfs spinaux se distribuent au corps de la vessie et sont expulseurs'de l’urine.
2° Les nerfs sympathiques sont destinés au col et amènent l'occlusion de l’orifice urétral.
Dans la muqueuse, les nerfs se terminent par des extrémités libres jusque dans la couche épithéliale. Les nerfs vésicaux présentent sur leur trajet quelques petits ganglions.
URETRE.