‹ Abrégé d'anatomie (volume 2)Chapitre 149 sur 233 · V. iliaq. ext · texte numérisé non relu

V. iliaq. ext

Aponév. du gr. oblique

Gaine fibr.

du cordon

Fig. 890. — Trajet intra-inguinal du canal déférent (côté droit) (d’après Cloquet, modifiée).

groupent en 2 paquets, disposés en avant et en arrière du canal déférent.

Le paquet antérieur est formé par les veines spermatiques antérieures , venues du testicule et de la tête de l’épididyme, par Y artère spermatique, située au centre du plexus veineux, et entourée du plexus nerveux spermatique.

Le paquet postérieur comprend : les veines spermatiques postérieures, moins volumineuses que les antérieures et provenant de la queue de l’épididyme; le canal déférent , placé en avant des veines postérieures et entouré d’une gaine conjonctive qui permet de l’isoler des veines et de le mobiliser; tout contre le déférent, Y artère défêrentielle et le plexus nerveux correspondant. On trouve encore l’artère funiculaire , venue de l’épigastrique; des lymphatiques surtout nombreux dans le paquet antérieur, des filets nerveux d’origine sympa-

APPAREIL GÉNITAL DE L’HOMME

thique et spinale, non satellites des artères et, devant le déférent, les restes du canal péritonéo-vaginal. Du tissu cellulaire unit tous ces organes. Quelques fibres musculaires lisses, constituant le crémaster interne, représentent les restes du gubernaculum testis.

3° Portion inguinale. — Dans le trajet inguinal, le déférent, obliquement ascendant, s’éloigne de plus en plus de la paroi inférieure du canal. Les veines antérieures et l’artère spermatique occupent son côté supérieur; les veines spermatiques postérieures et l’artère funiculaire, son côté inférieur.

4° Portion pelvienne. — Au delà de l’orifice inguinal profond, le déférent se porte en dedans, en arrière et en bas. Il chemine sous le péritoine, croise en X la face péritonéale de l’artère épigastrique, passe sur les vaisseaux iliaques externes, parcourt obliquement la face latérale de la vessie, en croisant la face supérieure de l’artère ombilicale et plus loin la face antérieure de l’uretère.

Parvenu à la face postérieure de la vessie, le déférent se dirige en dedans, en bas et en avant, et se rapproche ainsi de son homologue du côté opposé avec lequel il limite un angle ouvert en haut, Y angle iriterdéférentiel à sommet prostatique. Entre les canaux déférents, descend le cul-de-sac péritonéal. Cette portion terminale du déférent est contenue dans la masse musculo-conjonctive de l’aponévrose prostatopéritonéale et répond, en avant, à la vessie, en arrière, au rectum.

Le canal déférent se termine au niveau du col de la vésicule séminale par un orifice placé au-dessus et en dedans de celui de la vésicule.

Structure. — La paroi du canal déférent est formée de 3 tuniques superposées :

1) La tunique externe, conjonctive , élastique, est mince, adhérente à la couche musculaire; elle contient des vaisseaux et des nerfs.

2) La tunique moyenne, musculaire lisse, représente les 4/5 de l’épaisseur totale de la paroi. Elle est formée de 3 plans de fibres : fibres longitudinales externes, fibres circulaires moyennes, fibres longitudinales internes.

3) La tunique muqueuse est blanchâtre et lisse, saui au niveau de l’ampoule où elle est plissée, aréolaire et jaunâtre. L’épithélium de revêtement est cylindrique. Au niveau de l’ampoule, il existerait quelques formations glandulaires en cæcum.

Les artères sont fournies par la vésiculo-déférentielle, qui se divise en une branche récurrente ou ascendante qui remonte vers le testicule, et une branche descendante qui accompagne le déférent jusqu’à la prostate.

VOIES SPEBMATIQUES. 1473

Les veines se jettent dans les veines du cordon et le plexus vésicoprostatique.

Les lymphatiques se rendent au ganglion rétro-crural externe et au ganglion postérieur de la chaîne moyenne iliaque externe.

Les nerfs , destinés surtout à la couche musculaire, sont fournis par le plexus hypogastrique.

Vésicules séminales. : — Les vésicules séminales sont des réservoirs musculo-membraneux où s’accumule le sperme amené par les

canaux déférents. Elles sont au nombre de deux. Piriformes, un peu aplaties d’avant en arrière, elles orientent en haut et en dehors leur base large et arrondie; en bas et en dedans, leur col très effilé.

Leurs dimensions sont les suivantes : longueur , 5 à 6 centimètres; largeur , 15 à 20 millimètres; épaisseur , 8 à 10 millimètres. Leur capacité varie entre 1 cmc. 5 et 2 cmc. 5.

Leur direction , oblique en bas et en dedans, se rapproche plus ou moins de l’horizontale, mais varie avec la réplétion de la vessie.

Rapports. — Les vésicules séminales présentent une face antérieure, une face postérieure, un bord externe, un bord interne, une base et un sommet.

La face antérieure est accolée au bas fond vésical.

La face postérieure répond à la face antérieure et latérale du rectum pelvien.

Vés. sém.

Fig. 891. — Vésicule séminale gauche, vue latéralement.

Pubis

Rectum

Lig.

suspens .

Prostate

Lig. arc.

pub.

Rac. du corps cavern.

Sphinc.

strié

Sphinct.

an.

Lig. trans. pelv.

Trans. profond ■i Trans. super f.

Muscle de Guthrie Bulbo-cavern.

Lame prépost.

APPAREIL GÉNITAL DE L’HOMME

Le bord interne limite, avec le bord correspondant de la vésicule du côté opposé, Y angle intervésiculaire à sommet prostatique. Dans l’angle intervésiculaire descendent les canaux déférents.

Le bord externe, très oblique, presque inférieur, fortement convexe, répond au pédicule vasculaire.

La base est en rapport, en avant, avec la terminaison de l’uretère ; en

arrière, elle est ^ tapissée sur une

étendue de 10 à ^ millimètres

ÆKÈÈËÊÈL s

ritonéaux varient avec le degré de réplétion de la vessie.

V extrémité inférieure, sommet on col, adhère en dehors à la base de la prostate et s’unit en dedans avec la terminaison du canal déférent.

Les vésicules séminales sont comprises entre

les deux feuillets de l’aponévrose prostato-péritonéale et entourées par un tissu dense, formé de fibres conjonctives, élastiques et de nombreuses.fibres musculaires lisses.

Constitution anatomique. — Quand on sectionne une vésicule séminale, on constate que sa face interne, très irrégulière, présente des logettes séparées par des cloisons.

A la dissection, après injection dans sa cavité d’un liquide coagulable, la vésicule séminale apparaît comme formée par un tube irrégulièrement calibré, long de 12 centimètres, large de 6 à 8 millimètres, replié et enroulé sur lui-même. Sur ce .canal vésiculaire se branchent des prolongements latéraux ou diverticules.

Structure. — Une enveloppe commune, l’aponévrose prostato-péritonéale, réunit les replis du canal vésiculaire.

Uretère

Can. déféi

'este. sem.

Prostate

Gl.de Cowper

Fig. 892. — Face postérieure de la vessie et vésicules séminales (d’après Spalteholz).

VOIES SPERMATIQUES

Le canal vésiculaire lui-même est constitué de dehors en dedans par une gaine conjonctive, une couche musculeuse et une couche muqueuse. La musculaire est à 3 plans de fibres comme celle du déférent. La muqueuse présente des plis ou crêtes, une teinte brunâtre et un épithélium cylindrique chez l’enfant, aplati chez l’adulte et infiltré de granulations de pigment jaune.

Les artères viennent de la vésiculo-déférentielle et, accessoirement, de l’hémorroïdale moyenne.

Les veines vont aux plexus veineux du bas-fond vésical.

Les lymphatiques forment un réseau muqueux, un réseau musculaire et un réseau superficiel. Les collecteurs, au nombre de deux, vont l’un au ganglion postérieur de la chaîne moyenne des ganglions iliaques externes, et l’autre à un ganglion du groupe hypogastrique.

Les nerfs viennent du plexus hypogastrique et se terminent pour la plupart dans la couche musculaire.

Canaux éjaculateurs. — Les canaux éjaculateurs, nés de l’union de la vésicule et du canal déférent, se terminent dans l’urètre prostatique. Longs de 25 à 30 millimètres, iis ont la forme d’un cône allongé dont la base mesure 4 millimètres et le sommet 1 millimètre. Ils se dirigent très obliquement en bas et en dedans, inclinés à 45°. Sauf à leur extrémité supérieure, ils sont contenus dans la prostate et accolés l’un à l’autre.

Leur extrémité supérieure continue le col de la vésicule. Leur extrémité inférieure est située de chaque côté de i’utricule prostatique et s’ouvre sur le veru montanum par un orifice difficile à cathétériser et muni d’une petite valvule muqueuse.

Les canaux éjaculateurs ont la même structure que la vésicule séminale. Dans la traversée prostatique les deux plans externes de la couche musculaire sont dissociés par des veines qui forment un tissu caverneux continu avec celui de l’urètre. L’épithélium est cylindrique.

Débris embryonnaires juxta-génitaux.

Il persiste chez l’adulte, autour du testicule et le long des voies spermatiques, des débris embryonnaires.

Les uns, comme Yhydatide se^sile, sont annexés au testicule ; les autres s’échelonnent le long de l’épididyme ; ce sont : Yhydatide pédiculêe , le corps de Giraldès, le vas de Haller -, le vas du rete.

L’hydatide sessile ( Morgagni ), à peu près constante, est une frange qui s’insère sur le pôle antéro-supérieur du testicule, ou sur la tête de

APPAREIL GENITAL DE L’HOMME

l’épididyme qui contient un canal borgne ou communiquant avec un cône efférent. L’hydatide est tapissée par un épithélium cylindrique cilié.

L’Iiydatide pédiculée (Morgagnï), inconstante, est une sorte de petite vésicule appendue à la tête de l’épididyme. Sa cavité, remplie d’un

liquide transparent, est tapissée par un épithélium à cils vibratiles. Son pédicule est plein.

Le vas aberrans de Haller est un

petit canal qui naît de la partie moyenne ou de la queue de l’épididyme, et remonte sur un des bords du déférent ou le long de l’épididyme.

Long de 2 à a centimètres, en place, il mesure 6 à 8 centimètres une fois déroulé. Il existe une fois sur deux

environ.

Fig. 893. — Les débris embryonnaires juxta-génitaux (schéma).— Le vas du rete, long de 5 à 10 mil- Testicule droit, face externe. limètres, se détache d’ordinaire du

testicule, en arrière du dernier cône efférent et se renfle en une ou deux dilatations. 11 a la structure d’un cône efférent.

Le corps innommé de Giraldès ou paradidy me est situé au-dessus de la tète de l’épididyme en avant des veines du cordon. Il se compose de 3 à 5 petits corpuscules, blanc jaunâtre, ou bien d’un tube enroulé aboutissant à deux dilatations. Le canal central est revêtu par un épithélium à cils vibratiles.

Nous avons indiqué, en étudiant le développement de l’appareil génital, l’origine et la signification de ces différents débris embryonnaires (v. p. 1406 et fîg. 831 et 852).

Page 1