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II. Petites lèvres

Les petites lèvres, ou nymphes, ont la forme de deux replis cutanés, quelquefois d’apparence muqueuse, naissant sur la face interne des grandes lèvres.

Dans certains cas, les nymphes dépassent le bord libre des grandes lèvres. Cette disposition est le plus souvent celle de l’enfance; elle est exagérée chez certaines races de négresses (Hottentotes, Boschimanes, etc...). Quand elles dépassent la fente vulvaire, les petites

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lèvres prennent alors une coloration brunâtre, pigmentée, semblable à celle des grandes lèvres.

Dimensions. — - D’une façon générale, les nymphes sont de dimensions moindres que les grandes lèvres. Leur longueur moyenne est de

Nymphes

Méat

Cont. de l’arcade pubienne

Fig. 935. — Organes génitaux externes d’une multipare, vus après écartement très modéré des lèvres (Bourgery et Rieffel).

Mont Vén.

Ext. ant. G. L.

Br. préput.

Br. gland

Capuchon

Gl. clit.

Vest. urélral

Cont. arc. pub.

3 cm, leur largeur ou hauteur de 1 centimètre à 1 cm 5, leur épaisseur maxima (à la base) de 3 à 4 millimètres.

Configuration extérieure. — La configuration extérieure des nymphes rappelle en petit celle des grandes lèvres, c’est-à-dire celle d’un repli triangulaire à deux faces, deux bords et deux extrémités, orienté d’une façon analogue.

La face externe ou labiale , rosée, dépourvue de poils, répond à la face interne de la grande lèvre du côté correspondant. Entre les deux se trouve le sillon nymp ho- labial.

La face interne ou vestibulaire , accolée à celle du côté opposé quand la fente vulvaire est close, a un aspect chagriné dû à une multitude de petits mamelons. Cette face délimite avec celle du côté opposé une région

VULVE

spéciale, le vestibule qui se termine supérieurement au niveau de l’orifice inférieur du' vagin et dont la limite inférieure répond au bord libre des petites lèvres. Le vestibule affecte donc la forme d’une bande annulaire qui encadre l’orifice hyménéal ou vaginal inférieur. La hauteur du vestibule nulle en arrière, augmente progressivement lorsqu’on se rapproche de l’extrémité antérieure de la région. A ce niveau, le vestibule s’étend du frein clitoridien à la partie postérieure de l’orifice urétral. Cette zone antérieure du vestibule affecte la forme d’un triangle dont le sommet répond au frein du clitoris, la base à une ligne transversale passant par la partie postérieure de l’orifice urétral et les bords à la face externe du segment antérieur des nymphes. Cette portion de la région vestibulaire, à laquelle les auteurs français réservent d’ailleurs le nom de vestibule, peut être désignée sous le nom de vestibule urétrovaginal.

Le bord adhérent , sous-jacent au bulbe, répond à peu près à la partie moyenne des grandes lèvres.

Le bord libre , mince et tranchant, est convexe. Il peut être dentelé ou présenter une incisure unique assez profonde.

L 'extrémité antérieure se bifurque en deux branches. L’une, antérieure (ou préputiale), rejoint celle du côté opposé, constituant avec elle un capuchon au clitoris. C’est le prépuce clitoridien. Ce dernier, très adhérent au clitoris dans le jeune âge, devient plus mobile ultérieurement. Il existe alors un sillon entre le clitoris et lui. L’autre branche, postérieure, converge à angle aigu avec celle du côté opposé vers le bord postérieur du gland clitoridien, pour constituer le frein du clitoris.

L’ extrémité postérieure doit être étudiée chez la vierge et la nullipare et chez la femme qui a eu des enfants.

Dans le premier cas, les deux extrémités se réunissent par leur pointe et constituent un repli, véritable commissure postérieure de la petite lèvre. Cette commissure est séparée de l’hymen ou de ses débris par une dépression dite fosse naviculaire. Dans quelques cas cependant, les nymphes sont moins développées et elles se perdent en arrière sur la face interne des grandes lèvres, sans constituer de commissure.

Chez la femme ayant eu des enfants, la commissure postérieure fait toujours défaut. Dans ce cas, si on écarte la grande lèvre fortement, on crée artificiellement un repli cutané, le liséré périnéal , et la fosse naviculaire s’étend de ce dernier à l’hymen.

Structure. — Les petites lèvres sont des replis cutanés renfermant dans leur épaisseur du tissu conjonctif et de nombreux faisceaux élastiques. Elles ne contiennent pas de graisse.

Le capuchon du clitoris présente la même structure que les petites

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lèvres. Des glandes sébacées nombreuses se trouvent à sa face externe.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères proviennent des artères labiales postérieures et de l’artère dorsale du clitoris.

Les veines, très nombreuses, vont au plexus qui entoure l’urètre et le vagin.

Les lymphatiques, également très nombreux, aboutissent aux ganglions inguinaux (groupe supéro-interne).

Les nerfs proviennent des rameaux profonds et superficiels de la branche périnéale du nerf honteux interne.

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