II. APONÉVROSES DU PÉRINÉE CHEZ LA FEMME
Les aponévroses du périnée présentent chez la femme la même disposition que chez l’homme, à part les légères variantes qu’entraîne l’interposition du conduit utéro-vagino-vulvaire entre la vessie et le rectum.
Les gaines que forme Y aponévrose périnéale superficielle sont ici au nombre de quatre, par suite de la division de la loge médiane, bulbaire, en deux loges symétriques, séparées par la fente vulvaire.
Le plan inférieur de l’aponévrose périnéale moyenne est également divisé en deux segments latéraux qui réunissent les branches ischiopubiennes aux bulbes. — Le plan supérieur livre passage à l’urètre et au vagin qui passent entre le bord postérieur du ligament transverse et le muscle transverse profond qui, ainsi que nous l’avons dit, est rétrovaginal.
V aponévrose périnéale supérieure ne présente rien de particulier
APONÉVROSES DU PÉRINÉE.
à signaler, si ce n’est ses connexions avec la partie inférieure du vagin qui remplace, topographiquement, chez la femme, la prostate masculine.
Les fascias viscéraux et vasculaires ont la même disposition que chez l’homme. Notons cependant le développement considérable du méso ou aileron génital de la gaine hypogastrique. Cet aileron, qui répond aux vaisseaux utéro-vaginaux, constitue une masse fibreuse, beaucoup plus développée que l’aileron correspondant de l’homme. Cette masse, qui occupe la partie inférieure ou base du ligament large, constitue, comme nous l’avons vu, un important moyen de fixité de l’utérus (voir p. lolo et fig. 920).