VOUTE PALATINE
Préparation. — Étudier les particularités de la muqueuse ; puis la disséquer avec soin, pour mettre à nu de chaque côté les glandes, les vaisseaux et les nerfs.
Définition. — La voûte palatine, ou palais, est une paroi dure qui sépare la cavité buccale des fosses nasales et qui sert surtout à la mastication. Circonscrite en avant et sur les côtés par les arcades alvéolodentaires, elle se continue avec elles soit dans leur charpente osseuse,
APPAREIL DIGESTIF
soit dans leur muqueuse (gencives); en arrière, le voile du palais lui fait suite, et la limite indistincte à la surface n’est indiquée profondément que par le bord postérieur dur des os palatins que l’on peut sentir, et quelquefois sur la muqueuse par une arcade à concavité postérieure. C’est le palais dur, fixe, par opposition au voile, qui est le palais mou ou mobile. De forme parabolique, il mesure 5 centimètres en longueur, un peu plus de 4 en largeur.
Il présente sur la ligne médiane la crête du raphé, qui se prolonge sur le voile, ligne de soudure des bourgeons palatins ; — à l’extrémité antérieur du rapbé, le tubercule palatin , qui répond profondément à l’orifice antérieur du canal palatin; — de chaque côté du raphé et en avant, les crêtes palatines, ou plis palatins, au nombre de 3 à 7, transversales, dures, plus marquées chez l’enfant, s’effaçant progressivement
d’arrière en avant dans le cours de la vie. Les crêtes et le tubercule sont riches en corpuscules du tact.
Structure. — La voûte palatine est formée d’une charpente osseuse, d’une couche glandulaire et d’une muqueuse.
La charpente osseuse est le plateau horizontal formé par les apophyses transversales des maxillaires supérieurs et des palatins.
La couche glandulaire, très mince en avant, au niveau des crêtes, comble les angles de la voûte osseuse et forme une nappe de plus en plus épaisse en arrière, où elle se continue
un fragment de la langue. avec la COUChe du VOlle.
Ces glandes acineuses, glandes palatines salivaires, très nombreuses, disposées sur plusieurs plans, s’ouvrent isolément à la surface de la muqueuse par des orifices visibles à l’œil nu.
Raphé
Luette
Crêtes
palat.
Voûte
Amygd.
Fig. 747. — Voûte palatine et voile du palais (d’après Sappey).
BOUCHE
La muqueuse est blanchâtre ou rosée, épaisse en avant. C’est elle qui, en se moulant sur la couche glandulaire, donne à la voûte sa forme concave dans le sens transversal. Elle adhère intimement au périoste dans toute la périphérie où elle se continue avec les gencives et dans la partie antérieure; dans la région postérieure, son adhérence est de plus en plus faible, à cause de l’interposition de la couche glandulaire. Une nappe graisseuse, visible par transparence, la sépare de cette couche.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères sont fournies par la sphénopalatine et surtout par la palatine supérieure ou descendante, branche de la maxillaire interne. Cette artère, à la sortie du canal palatin postérieur, sur la limite de la voûte et du voile, donne une branche, palatine antérieure , qui se dirige en avant, dans l’angle osseux qui sépare le bord alvéolaire de la voûte. — Les veines suivent le trajet des artères. — Les lymphatiques , collecteurs du réseau, se portent en arrière et croisent le pilier antérieur du voile du palais pour aboutir aux ganglions jugulaires.
Les nerfs viennent du maxillaire supérieur par deux branches efférentes du ganglion de Meckel; le nerf palatin antérieur , ou grand nerf palatin, qui sort par le canal palatin postérieur et accompagne l’artère correspondante ; — le nerf sphéno-palatin interne ou nasopalatin, qui débouche sur la voûte par le trou palatin antérieur, au niveau du tubercule palatin. Ce sont des nerfs sensitifs et sécréteurs.