V.fac
Gr. zygom. -
- A . faciale
„ Orif. du C.
de St.
Buccin.
Fig. 760. — Coupe horizontale de la parotide et du canal de Sténon.
Cette coupe montre la face externe ou base de la parotide, sa face antérieure concave, sa face postérieure convexe et son sommet dirigé en dedans, vers le pharynx. Par exception, la carotide externe est en dehors de la glande.
APPAREIL DIGESTIF
2° L’artère carotide externe, qui embroche la glande de bas en haut et la porte adhérente à son tronc et à ses branches, comme le gui sur le pommier; quelquefois cependant elle lui est simplement contiguë.
L’artère, qui est à peu près parallèle au bord postérieur du maxillaire, fournit, dans l’épaisseur de la glande, l’auriculaire postérieure, les parotidiennes, la transverse de la face, quelquefois l’occipitale, et toujours ses deux branches terminales, temporale superficielle et maxillaire interne ;
3° La veine jugulaire externe, qui descend parallèlement à l’artère, en dehors d’elle. Elle a les mêmes branches de division, les mêmes collatérales, et, en plus, s’anastomose avec la jugulaire interne par un gros canal, la communicante intra-parotidienne ;
4° Deux nerfs, le facial et l’auriculo-temporal. Le facial, sortant profondément du trou stylo-mastoïdien et se dirigeant horizontalement vers le maxillaire inférieur, passe derrière les gros vaisseaux qu’il contourne en dehors. Il se divise dans l’épaisseur même de la glande en ses deux branches terminales : la temporo et la cervicofaciale. — Le nerf auriculo-temporal ou temporal superficiel, branche du maxillaire inférieur, est situé près du col du condyle; il s’anastomose avec le facial et sort de la glande au-dessus de l’arcade zygomatique.
Vaisseaux et nerfs de la parotide. — Les artères naissent directement de la carotide externe {ci. parotidiennes) ou de ses branches collatérales. — Les veines se rendent à la veine jugulaire externe; elles forment des plexus autour de l’articulation temporo-maxillaire et du canal de Sténon. — Les lymphatiques se jettent dans les ganglions parotidiens superficiels et profonds que nous avons signalés et qui sont au nombre d’une douzaine. Il y a, en outre, de nombreux ganglions minuscules que l’on reconnaît sur les coupes histologiques.
Les nerfs proviennent de deux sources : 1° de l’auriculo-temporal, qui apporte vraisemblablement à la glande ses filets sécrétoires qu’il a empruntés au ganglion otique, lequel, à son tour, les a reçus du nerf facial; 2° de la branche auriculaire du plexus cervical, qui abandonne un certain nombre de filets parotidiens , probablement sensitifs.
Canal de Sténon. — Les conduits excréteurs de la parotide se réunissent en un tronc principal qui commence à se former à l’angle postérieur et inférieur de la glande, monte obliquement et émerge du bord antérieur de la face externe. A ce niveau, il devient le canal de Sténon (Sténon, anatomiste suédois du xvne s.). Ce canal est blanc, arrondi, long de 4 centimètres, épais comme une plume de corbeau. Il se dirige horizontalement, suivant une ligne qui irait du tragus à la commissure des lèvres; cette ligne de repère pour sa découverte descend d’ailleurs un peu trop bas en avant.
GLANDES SALIVAIRES
Il croise les muscles masséter et buccinateur. Dans sa portion massétérine , il est superficiel, situé en avant du masséter auquel il adhère, à un travers de doigt au-dessous de l’arcade zygomatique; des filets du nerf facial et l’artère transverse de la face l’accompagnent. Puis il se coude deux fois, en baïonnette, en passant sur la boule graisseuse de Bichat et devient profond. La portion buccinatrice qui succède au second coude traverse obliquement le muscle buccinateur, accompagné du groupe des glandes molaires.
Il s’ouvre dans le vestibule de la bouche, sur la face interne de la joue, par un petit orifice en bec de flûte qui répond à l’intervalle de la lre et de la 2e grosse molaire, à la hauteur de leur collet, à 35 millimètres de la commissure des lèvres.
Le canal de Sténon possède une épaisse paroi propre et une gaine externe aponévrotique, émanation des aponévroses du masséter et du buccinateur, lâchement unie à cette paroi. Sa lumière est très étroite et ne mesure que 1 millimètre de diamètre.
Parotide accessoire. — On observe fréquemment sur le trajet du canal de Sténon, au-dessus de lui ou quelquefois appliqué sur lui, au-dessous de l’arc zygomatique, et près du bord antérieur du masséter, un lobule glandulaire isolé, qui porte le nom de parotide accessoire. Son conduit excréteur s’ouvre toujours dans le canal de Sténon, auquel le tissu glandulaire est très adhérent. C’est une formation aberrante, plus ou moins détachée, de la glande-mère.
Fonction. — La parotide sécrète la salive parotidienne, remarquable par sa fluidité. Elle est énorme chez les herbivores à alimentation sèche.