‹ Abrégé d'anatomie (volume 2)Chapitre 60 sur 233 · V. ranine N. lingual C. Warthon Gl. sublingu · texte numérisé non relu

V. ranine N. lingual C. Warthon Gl. sublingu

Fig. 762. — Glande sub-linguale.

La pointe de la langue est relevée : sa face inférieure disséquée montre la glande de Nühn-Blandin, près de la terminaison de l’a. linguale ou ranine.

Elle a la couleur et la consistance des autres glandes salivaires. Plus petite mais plus longue que la sous-maxillaire, elle a 5 centimètres de long et pèse 2 à 3 grammes.

Sa forme oblongue, allongée d’avant en arrière, permet de lui considérer deux faces, deux bords et deux extrémités. La face externe est en rapport avec la fossette sub-linguale du maxillaire inférieur. Sa face interne répond à la langue, plus particulièrement au muscle génio-glosse, dont elle est séparée par le canal de Wharton qui lui adhère intimement, par l’artère sub-linguale, la veine ranine et le nerf

GLANDES SALIVAIRES

lingual. Le bord supérieur soulève la muqueuse et produit ainsi la crête sub-linguale. Le bord inférieur répond au muscle mylo- hyoïdien qui forme le corps du plancher de la bouche et à travers lequel elle envoie quelques petits prolongements sus-hyoïdiens.

L 'extrémité postérieure est séparée de la glande sous-maxillaire accessoire par le nerf lingual, h' extrémité antérieure s’accolle à celle du côté opposé, de chaque côté du frein de la langue.

Canaux de Rivinus. — La glande sub-linguale n’est pas une glande unique, mais une agglomération deglandules indépendantes au nombre de 12 à 15, qui ont chacune leur canal excréteur. Ces conduits obliques émergent du bord supérieur de la glande et se dirigeant en avant et en dedans débouchent par de fins pertuis sur la crête sublinguale. Ce sont les canaux de liivinus. Quelquefois les glandes de la partie moyenne ou même d’autres points ont un gros canal collecteur unique, long de 15 à 20 millimètres, qui débouche dans le canal de Wharton ou à côté de lui dans l’ostium ombilicale. On l’appelle le canal de Bartholin.

Sous une autre forme, on peut dire que des deux glandes sublinguales que nous montre l’anatomie comparée, la glande de Rivinus , glande polystomatique, et la glande de Bartholin , qui est monosiomatique, l’homme possède normalement et constamment la première, tandis que la seconde n’apparaît qu’à titre de variété peu fréquente.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères de la glande sub-linguale viennent de l’a. sublinguale , branche de la linguale. Les veines se jettent dans la veine ranine. Les lymphatiques sont tributaires des ganglions sous-maxillaires. Les nerfs proviennent du petit ganglion nerveux sub-lingual ou de Blandin , situé entre la glande et le maxillaire inférieur; ce ganglion tire sa branche afférente du filet sub-lingual du lingual, branche du maxillaire inférieur.

Fonction. — La glande sécrète la salive sub-linguale, remarquable par sa viscosité.

Résumé histologique 1 — Les glandes et glandules salivaires sont des glandes en grappe; elles sont composées de lobules, les lobules d’acini; les acini ou cavités sécrétantes ont la forme de tubes sinueux.

On les divise en glandes séreuses, qui sécrètent un liquide clair et fluide, et, comme ce liquide est riche en albumine, on appelle aussi ces glandes albumineuses', — et glandes muqueuses , dont la sécrétion est riche en mucine. Les acini des glandes séreuses sont tapissés d’une couche de cellules épithéliales granuleuses; ces granulations sont du ferment. Les cellules des glandes muqueuses sont des cellules claires, qui renferment du mucigène et sont analogues aux cellules caliciformes.

1. Ce chapitre a été rédigé par M. le professeur Laguesse dans le Traité d' Anatomie humaine.

APPAREIL DIGESTIF

Des trois grosses glandes salivaires, la parotide est une glande séreuse, la sousmaxillaire et la sublinguale sont mixtes. Dans les glandes mixtes, les cellules muqueuses et les cellules sereuses peuvent alterner irrégulièrement dans le revêtement de l’acinus, ou bien les cellules séreuses se disposent en amas sous les cellules muqueuses et constituent les croissants de Gianuzzt.

Entre la couche épithéliale et la membrane vitrée sont placées des cellules en panier , qui sont des éléments contractiles.

Les canaux excréteurs intra-lobulaires ont un épithélium prismatique dont les cellules sont striées en long.

Les grands canaux (Sténon, Warthon) ont une paroi conjonctivo-élastique et un 'revêtement épithélial cylindrique à deux couches.

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