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BRANCHES ANTÉRIEURES DES NERFS RACHIDIENS

Les branches antérieures des nerfs rachidiens se dirigent en dehors et en avant — d’où leur nom — et ont pour territoire de distribution les membres et la partie antéro-latérale du cou et du tronc.

Elles sont en général plus volumineuses que les branches postérieures, regardées par quelques auteurs comme des collatérales détachées d'un tronc principal et non comme des branches de bifurcation.

Au niveau du thorax, elles ont conservé leur caractère de nerfs segmentaires, c’est-à-dire qu’elles commandent à un segment transversal du corps, à un métamère. Partout ailleurs, groupées et fusionnées, elles forment des entrelacements plus ou moins compliqués, désignés sous le nom de plexus , d’où se détachent des branches collatérales et que prolongent des branches terminales.

Il y a 4 plexus : le plexus cervical, le plexus brachial, le plexus lombaire et le plexus sacré.

PLEXUS CERVICAL

Le plexus cervical est constitué par les branches antérieures des 4 premières paires cervicales qui s’unissent de façon à former, en sens vertical, des arcades nerveuses situées en avant de la région prévertébrale.

Constitution. — Le volume des branches antérieures croit dé la lre à la 5e. Leur mode d’union est le suivant (fig. 628) :

a) La branche antérieure de la première paire se sépare de la branche postérieure, au niveau de la gouttière de l’atlas ; elle se porte en avant, en suivant la courbe de l’artère vertébrale, qu’elle abandonne au niveau du trou transversaire. Elle devient ainsi perpendiculaire à la direction de l’apophyse transverse de l’atlas, puis se coude en se dirigeant en bas et un peu en dedans et s’unit avec le rameau ascendant de la 2e paire cervicale.

b) La branche antérieure de la 2e paire cervicale se constitue en tronc distinct au-dessous du grand oblique de la nuque et s’infléchit en avant et en dehors. Elle croise dans ce trajet la face supérieure de l’apophyse transverse de l’axis et sa courbe comprend dans sa concavité l’artère vertébrale qui monte vers le trou transversaire de l’atlas. Elle se divise presque aussitôt en deux rameaux :

1° L’un, ascendant, s’anastomose avec la l,e branche antérieure en formant une anse oblique en haut et en dehors, qui embrasse l'apophyse transversc de l’atlas;

PLEXUS CERVICAL

2° L’autre, descendant, s’unit avec le rameau ascendant de la 3' cervicale; l’anse ainsi décrite embrasse l’apophyse transverse de 1 axis.

c) La 3e branche antérieure , ainsi que la 4e, apparaissent dès que la paire cervicale correspondante émerge du trou de conjugaison. L’une et l’autre cheminent entre les muscles inter transversaires, en arrière de l’artère vertébrale, dans la gouttière que leur offre 1 apophyse transverse et se divisent encore en rameau ascendant et en rameau descendan t , formant par leurs anastomoses respectives la 2e et la 3e anse du plexus.

Rapports. — Ces anses nerveuses constituent le plexus cervical proprement dit ou plexus cervical profond. Ce plexus est situé sur la partie antérieure et latérale des premières vertèbres cervicales. Il est en rapport : en arrière avec l’aponévrose prévertébrale qui l’engaine et le fixe ; en avant avec le bord postérieur du sterno-mastoïdien ; en dedans avec le paquet vasculo-nerveux, surtout avec la veine jugulaire interne et des ganglions lymphatiques mêlés à de la graisse qui cachent plus ou moins les branches nerveuses.

Anastomoses. — Au niveau des troncs radiculaires, les paires cervicales abandonnent des filets anastomotiques au sympathique, filets qui constituent les rameaux communicants que nous étudierons plus tard.

Le plexus cervical fournit aussi un filet d’union inconstant au pneumogastrique et une anastomose avec le spinal.

Enfin de la lre paire cervicale se détache une fine branche, qui se dirige en haut et en dedans vers le grand hypoglosse et rencontre ce nerf au niveau de sa courbe d’enroulement autour de la carotide interne et du pneumogastrique. Ces fibres anastomotiques, que l’on s’accorde à considérer comme étant de nature sensitive, suivent un trajet ascendant et sont sans doute continuées dans l’intérieur du crâne par le rameau méningien du grand hypoglosse.

Branches. — Du plexus cervical naissent un certain nombre de branches, les unes superficielles destinées à la peau, les autres profondes motrices.

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