SYMPATHIQUE CERVICAL
précédemment nous décrirons successivement : l) la chaîne ganglionnaire; 2) les rameaux communicants; 3) les branches périphériques.
A. Chaîne ganglionnaire.
La chaîne ganglionnaire est formée de trois ganglions, désignés sous les noms de ganglion cervical supérieur, moyen et inférieur, et des cordons intermédiaires qui les relient. Elle est continuée en haut par le rameau carotidien. Quant à son extrémité inférieure, elle pénètre dans la cavité thoracique pour s'unir au premier ganglion thoracique.
Le cordon et les ganglions du sympathique cervical sont placés dans un dédoublement de l’aponévrose prévertébrale, un peu en dedans des tubercules antérieurs des apophyses transverses. En avant ils répondent : en haut à la carotide interne et en bas à la jugulaire ; par suite, la chaîne ganglionnaire cervicale est légèrement oblique en bas et en dehors et croise le pneumogastrique dont elle occupe le côté interne à la partie supérieure du cou, le côté externe à la partie inférieure.
Le ganglion cervical supérieur, le plus volumineux de la chaîne se présente sous forme d’un renflement de 2 à 3 centimètres de longueur, d'une forme ovalaire, parfois bifurqué à ses extrémités. Il est situé devant les apophyses transverses des 2e et 3e vertèbres cervicales et répond à la hauteur de l’angle du maxillaire. Il est croisé à sa face externe par le nerf laryngé supérieur, ainsi que par le grand hypoglosse, mais celui-ci est plus élevé et sur un plan plus externe.
Le ganglion cervical moyen, dont les dimensions ne dépassent jamais un demi-centimètre et sont toujours inférieures à celles des ganglions cervicaux supérieur et inférieur, est placé entre l’apophyse transverse de la 5e vertèbre et celle de la 6e, et par suite un peu audessus du tubercule de Chassaignac. Il fait souvent défaut ou reste
rudimentaire.
Le ganglion cervical inférieur, est situé au-devant du col de la l‘ecôte; il a une forme en croissant, dont la cavité embrasse l’artère sous-clavière, placée en avant de lui. Il est en rapport avec la partie postéro-interne du dôme pleural, et répond en dehors à l’artère intercostale supérieure qui s’incline eu bas, en dedans à l'artère vertébrale qui se porte en haut (lig. 037 et 049).
Au niveau du ganglion cervical inférieur, le cordon du sympathique cervical présente une disposition particulière. Il se dédouble et le filet antérieur passe en avant de l'artère sous-clavière pour rejoindre le ganglion cervical inférieur ou le 1er ganglion thoracique, décrivant ainsi une anse autour de l’artère : c’est l’anse de 1 ieussens.
Abrégé d’Anat. — II.
IIIV2
SYSTÈME NERVEUX GRAND SYMPATHIQUE
B. Rameaux communicants.
Les rameaux communicants sont fournis par les 8 paires cervicales, dès que celles-ci émergent du trou de conjugaison. Les quatre premiers convergent vers le ganglion cervical supérieur qu’ils abordent par la partie externe, les deux autres se rendent au ganglion cervical moyen, qui reçoit assez souvent un lilet du 1er nerf dorsal.
En outre, il faut signaler que les filets anastomotiques entre les nerfs crâniens et le sympathique, dont nous étudierons bientôt le trajet, se présentent au point de vue fonctionnel comme de véritables rameaux communicants.
G. Branches périphériques du sympathique cervical.
Les branches périphériques du sympathique cervical naissent toutes des trois ganglions que nous connaissons. Aussi les grouperons-nous suivant leur origine en :
1) Branches du ganglion cervical supérieur;
2) Branches du ganglion cervical moyen ;
3) Branches du ganglion cervical inférieur.
Branches du ganglion cervical supérieur. — Elles sont très nombreuses, on les divise suivant leur direction en :
1° Branches supérieures ou intra-craniennes, au nombre de deux : le nerf jugulaire et le nerf carotidien.
a) Nerf jugulaire. — Ce nerf se dirige vers le trou déchiré postérieur, en passant en arrière de la carotide interne, et bientôt se divise en plusieurs filets, destinés aux ganglions jugulaire et plexiforme du pneumogastrique, au ganglion d’Andersch et au nerf grand hypoglosse.
Les rameaux qui se rendent au ganglion jugulaire et au grand hypoglosse peuvent naître d’une façon indépendante.
b) Nerf carotidien. — Ce nerf, plus important que le précédent, naît aussi de l'extrémité supérieure du ganglion cervical supérieur. Il se porte en haut, en arrière de la carotide interne, mais sur un plan un peu plus antérieur que le nerf jugulaire, Il se divise bientôt en deux branches : l’une externe, l’autre interne qui s’accolent presque aussitôt sur les faces correspondantes de la carotide interne et pénètrent avec elle dans le canal carotidien. Là elles échangent un grand nombre de filets anastomotiques qui constituent autour de l’artère un plexus : le plexus carotidien. Les deux branches semblent se reconstituer en cordons distincts à la sortie du canal carotidien ; mais elles se disposent à nouveau en plexus dès que la carotide interne s’engage dans le sinus caverneux. Le plexus caverneux s’entremêle en outre à un lacis de fines ramifications artérielles et forme une sorte de plexus nervoso-