‹ Abrégé d'histoire de FranceChapitre 32 sur 108 · I. D£ FR., Temps modernes li · texte numérisé non relu

I. D£ FR., Temps modernes li

f54 ABRÉGÉ D'HISTOIRE D£ FRANGE.

Parlement. Biron et le comte d'Auvergne, son complice^ y furent amenés te 15 juin.

Le procès n'était que trop clair.

Biron fut saisi d'un grand trouble quand on lui présenta les pièces qu'il croyait brûlées, quand il vit devant ses yeus son messager Renazé, qu'il croyait enfoui daps un château de Savoie. Il pâlit, dit les pièces fausses, controuvées, puis les avoua.

Il ne croyait pas que le Parlement aurait le courage de le condamner, mais le Parlement fut unanime (127 voix). Il ne fut pas peu étonné, le 31 juillet, devoir le chancelier, le greffier, une grande suite, arriver â la Bastille en cérémonie.

Le chancelier lui demanda de rendre Tordre du roi, la croix du Saint-Esprit, et l'engagea â faire preuve de son grand courage. Puis on lui lut son arrêt, et l'adoucissement qu'y mettait le roi, de rendre ses biens â ses parents et de ne pas le faire exécuter en Grève.

U mourut en pleine fureur, en pleine vengeance, continuant d'intention son complot, et, de l'èchafaud, autant qu'il était en lui, attachant d'avance au roi la furie de R<ivaillac. Le roi, après l'exécution, était si défait, qu'on l'omit cru l'exécuté.

Il n'en eut pas moins conscience d'avoir fait justice.

Très reconnaissant pour l'homme inflexible qui l'avait soutenu dans cette rude circonstance, il alla voir Sully, lui dit : « D'aujourd'hui, je n'aime que vous. >

Rappel des Jésuites (1603). — Mais la mort de Biron lui avait causé un terrible ébranlement.

Sa tète était au fond l'enjeu du grand combat de l'Eu* rope.

Mourrait-il moralementf d'inquiétude et de chagrin?

Au voyage qu'il fit â Metz, en 1603, la Varenne, devenu par la grâce du roi seigneur de la Flèche pour laquelle il

obtint une église et un collège, lui psésenta les Jésuites de Verdun, qui le prièrent de rétablir un ordre pauvre, disaient^ils, point intrigant.

Le roi, à son retour, fut malade deux fois, coup sur coup, en un même été. En septembre, étant à Rouen, faible et isolé, la cour ne Tayant pas suivi, le père Cotton qui l'accompagnait depuis Metz, et la Yarenne qui ne le lâchaient pas, tirèrent de lui le rétablissement des Jésuites.

Sully assure qu'Henri lY lui avoua qu'il ne se décidait à cela que pour sortir des angoisses où le tenait constamment la peur de l'assassinat, c vie misérable et langoureuse... telle qu'il me vaudrait mieux être déjà morl b.

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