CHAPITRE XV
CONCINI. — GOUVERNEMENT DE HENRI lY. — ADMINISTRATION DE SULLY. — AMÉLIORATIONS ET EMBELLISSEMENTS. — ASSAS- SINAT DE HENRI IV. — LOUIS XIU. — MARIE DE MÉDIGIS RÉ- GENTE. — MARIAGES ESPAGNOLS. — ÉTATS GÉNÉRAUX DE 16U. ^ LUYNES. — ASSASSINAT DE CONCINI; EXÉCUTION DE SA FEMME.
Concini. — Concini succédait à ces cousins de la reine, les Orsini, ses premiers cavaliers servants. Il rendit au roi le service de les supplanter. Un homme de sa condition éiait moins embarrassant, et pouvait servir la reine avec moins d'éclat et de bruit.
Concini était né en pleine cour, fils du ministre dirigeant Côme de Médicis, mais cadet; troisième cadet d'une maison :|ui n'était pas riche. Il avait été domestique du cardinal je Lorraine; c'était un homme charmant, un rieur, un beau joueur, un élégant cavalier. Il plut à la reine, qui le maria à sa Léonora, afin de le pouvoir garder.
Léonora, modeste et sage, n'aurait visé qu'à l'argent Mais Concini, un fat, un fou, avec ses goûts de grandeur, ne pouvait manquer de suivre le vent de la cour, qui était tout à l'Espagne. Concini communiquait avec le roi d'Espagne par l'ambassadeur du grand duc auprès de Philippe III; ses lettres passaient par Florence, pour être envoyées à Madrid.
Le roi avait ainsi l'Espagne tout autour de lui, chez lui.