‹ Abrégé d'histoire de FranceChapitre 42 sur 108 · LUYNES CONNÉTABLE; SA MORT. Î · texte numérisé non relu

LUYNES CONNÉTABLE; SA MORT. Î

Pour la Yaltelîne c'était encore pis. Là le pape n entendait plas rien.

Le cardinal de Richelieu semble avoir prévu qu'il aurait fort à faire contre le pape. Dès qu'il entra au ministère, il négocia avec les Turcs, et obtint d'eux de relever l'église de Bethléem. Il se lia avec les catholiques anglais envoya en Suisse son séide à lui, Cœuvres ou d'Estrées, frère de Gabrielle. D'Estrées emporta près d'un million, ce qui attendrit tout de suite et les Bernois protestants, et le Valais catholique, qui s'offrirent à marcher. Restait la Yalteline. La peur dispensa de canon. Il suffit aux soldats du pape de savoir que le drapeau de la France venait à eux par la vallée. A la grande surprise des Suisses, qui ne pouvaient le croire, ils abandonnèrent le premier fort et le brûlèrent.

Cela donna la meilleure grâce à l'entrée des Français, qui semblaient n'arriver que pour empêcher l'incendie. Le général pontifical, le marquis de Bagni, se rendit et fut honorablement renvoyé avec ses drapeaux (décembre 1624). .

Richelieu vit que la France pouvait risquer contre l'Espagnol ce qu'avait risqué laSavoie. Le petit prince des marmottes avait par deux fois embarrassé ce fastueux empire.

Espagne. — ' Avtrlche. — Hollande. — L'Espagne

d'alors était un gouvernement de loterie, d'aventures et d'aventuriers.

Richelieu n'opinait pas mieux de l'Autrichien, Ferdinand II, qui tombait tout à plat si on détachait la Bavière.

Richelieu y travaillait, et, d'autre part, regardait quel secours la France pouvait tirer des princes protestants contre la maison d'Autriche. Lui, leur ennemi, qui écri* vait contre eux, il voyait bien que, sans eux, on était perdu.

Malheureusement la Hollande était toute désorientée. Barneveldl, le chef des modérés, meurt, comme hérétique et traître ; mais l'auteur de sa mort, Maurice, n'en

réussit pas mieux. Maurice de Nassau, qui avait saufé dix fois la Hollande, ne pouvait croire qu'il fût haï. Un jour qu'il passait à Gorcum, à midi et en plein marché, il salue, et personne ne met la main au chapeau; tous le regardaient de travers. Cet homme, immuable aux fatigues, aux périls, tout à coup changea. Il n'avait véco que d'honneur, de popularité. Il maigrit et mourut (avril 1625).

Marla^ d'Henriette 4e France »vee Cbmrilee T'

d'Angleterre. — L'Angleterre n'était guère moins malade.

Les nôtres crurent qu'on pouvait tout oser pour les conditions du mariage. On exigea c que les enfants » ni^ni^f catholiques y succéderaient, et que la mère les élèverait jusqu'à treize ans. Pour triompher des résistances trop raisonnables du prince de Galles, on fit cette même chose inconvenante de lui faire demander par sa femme Henriette € de dispenser les catholiques du serment »» serment modéré, politique, dont Jacques avait déjà écarté tout ce qui pouvait alarmer les consciences. Henriette arrivait là de façon bien sinistre ! Avant de s'embarquer, elle exigeait que Charles préparât son procès, jetât la première pierre de son échafaud de Whitehall 1

Comment voulait-on que Jacques et Charles fissent digérer cela au Parlement? Il eût fallu du moins que Richelieu pût leur accorder un signe qui honorât le mariage devant l'Angleterre et fit espérer un secours puissant pour le gendre de Jacques et les protestants d'Allemagne. Nos dévots ne l'eussent pas permis. Richelieu n'osant donner des hommes, donna de l'argent.

Mteelon de B»rl»erlnt; attttode de |Uéhelle«i enfect

de 1» p»paaté. — Après l'affaire de la Yalteline, le pape avait eu peur d'abord. Puis, ne voyant rien venir, la peur fit place à la colère. Barberini,son neveu, se mit en route; les poches pleines de bulles, il s'achemina vers la France,

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