LUTTE ENTRE ANNE D*AUTR1GHK LT LE CARDINAL
Anne d'Autriche, qui trahissait et flattait, se rapprochait du ministre jusqu'à accepter ses fêtes, au mois d'août, fut frappée. Un avis positif permit à Richelieu de saisir sa correspondance. Il la ménagea. Pourquoi? Elle était à s^ pieds et elle avait demandé gr&ce, offrant sa main trem^ blante. Au vainqueur de dicter les conditions.
A son grand étonnement, Richelieu recula. Il ne prit point cette main, s'inclina humblement et dit qu'il allait demander les ordres du roi.
Revenu, rapportant l'ordre de son souverain; il la retrouve humiliée, anéantie. Gomme une petite fille, elle écrit une promesse de ne plus récidiver. Le roi ne lui parla plus. Tout le monde s'éloigna d'elle. Les courtisans qui entraient dans la cour de Chantilly tenaient les yeux baissés, afin qu'on ne pût dire qu'ils regardaient les fenêtres de la reine. Bile étouffait de honte et de douleur.
C'était le 8 ou le 9 décembre. Tous les fils laborieusement ourdis par la cabale se trouvaient à la fois rompus. Tous les moyens humains, Caussin, Hautefort et Lafayette, les avertissements, les prières, les suggestions de l'amour et de la dévotion, avaient échoué. II fallait un coup d'en haut pour trancher le nœud, un miracle. Il se fit.
La reine eut un enfant, un garçon, donc un roi.