CHAPITRE XVIII
t:0NSPlRAT10N KT MORT DE CINQ-MARS. — MORT DE RICnEUEOi DE LOUIS XliF. — LOUIS XIV. — RÉGENCE d'ANNE D'AOTRICHE. -^ MAZARIN. — BATAILLES DE ROCROY, DE PRIBOURG, DE NORD- UNGEN, de LENS. — LES DEUX FRONDES. — JOURNÉE DES BARRICADES. — MAJORITÉ DU ROI. - COMBAT DE LA PORTE SAINT- ANTOINE. — MASSACRE DE l'HOTEL DE VILLE. — BATAILLE DES DUNES. — MARIAGE DU ROI AVEC MARIE-THÉRÈSE D'ESPAGNE.— PAIX DBS PYRÉNÉES. — MORT DE MAZARIN.
La question des biens ccclésiastiqnes. — Wnem 4e
Richeiien. — Avant la naissance du dauphin , Richelieu régala la cour d'une grande fête, chose hardie au moment où il n'avait que des revers, en Espagne, un honteux échec. Gondé, Sourdis en fuite. Au nord, nouveau projet de conquête des Pays-Bas avec le prince d*Orange et pour tout résullat la reprise d'une petite place. Le général aventurier Weimar qui guerroyait avec l'argent de la France avait pris Brissac et songeait à se faire entre nous et la France un petit royaume d* Alsace. Une fièvre nous en délivra. Mais l'invincible ennemi dont on ne pouvait pas se défaire, c'était l'épuisement du royaume, l'abîme de la misère publique qui se creusait de plus en plus. Le gouvernement était sérieux, nullement dilapidateur, le ministre économe, le roi avare. Il avait réduit à rien les libéralités royales. Les grands revenus de Richelieu ne paraîtront pas excessifs si l'on songe que sa maison était réellement un mi-