DEUXIÈME GUERRE AVEC CHARLES-QUINT. — TRAITÉ DE CAMBRAI
— COMMENCEMENTS DU PROTESTANTISME EN FRANCE. — LA COUR A FONTAINEBLEAU. — ARTISTES ITALIENS, — RABELAIS.
— TROISIÈME GUERRE CONTRE CîIARLES-QUINT. — MONTMOREN- CY. — TRÊVE DE NICE. — QUATRIÈME GUERRE CONTRE CHARLES- QUINT. — VICTOIRE DE CÉRISOLES. — TRAITÉ DE CRÉPY. — MASSACRE DES VAUDOIS. — MORT DE FRANÇOIS 1«'.
i^'Orient en face de l'Europe. — Sauf Venise et quelques Français, personne en Europe ne comprit rien à la question d'Orient.
Luther sur ce terrain, comme sur celui des paysans allemands, ne voit rien, n'entend rien; son génie l'abandonne.
Les Turcs, qui d'abord furent moins un peuple qu'une machine de guerre, démocratie sauvage, étrangère au génie des musulmans civilisés, n'apparaissaient à l'Europe que comme une épée montrée par la pointe. Ce fut Mahmoud, un Grec illyrien devenu vizir de Mahomet II, qui byzantinisa les Turcs, leur créa des écoles, une hiérarchie d'études et d'enseignement, formant ainsi les hommes avec qui allait traiter l'Europe.
Ce fut un autre Grec, Ibrahim de Parga, vizir de Soliman, né sujet de Venise, et gouvernant sous l'influence vénitienne qui créa l'intime alliance des Turcs et de la