‹ Abrégé d'histoire de FranceChapitre 83 sur 108 · MORT DE LOUIS XIY · texte numérisé non relu

MORT DE LOUIS XIY

de sa main qaelqnes lignes au codicille, qui méfiaient le couteau dans la gorge à M. le duc d'Orléans, dont il livrait le manche en plein au duc du Maine.

Rien n'était plus contraire à la nature de Louis XIY, qui aimait le noble et le grand. Il fallut, pour qu'il en vint là, la violence de l'amour paternel, la faiblesse d'un mourant, les craintes dont on l'obsédait. Madame de Maintenon crut toul fini. Tranquille, elle laissa le roi dans ce dernier moment, partit lestement pour Saint-Cyr.

Hort deLoaU xiT (1*' septembre 1714). — Mais voilà le 29 que le mort ressuscite. Le roi prend du vin d'Âlicante et deux petits biscuits. Il demande où est madame de Maintenon. Elle revient de Saint-Cyr. Les appartements se repeuplent. Et d'autant se dépeuplent ceux du Palais-Royal, qui un moment s'étaient remplis. Le mieux, au reste, ne dara pas un jour. Le soir même du 29, on vit que c'en était fait réellement. La mort eut lieu le 1*' septembre au matin. Le d«e d'OriéaBs réi^eiit. — Le duc du Maine alla au Parlement en triomphateur. Après la lecture du testament et des codicilles, le duc d'Orléans dit que ces écrits étaient contraires aux assurances que lui avait données le roi, c qu'il ne trouverait rien dont il ne dût être content. > Ces assurances avaient été publiques.

Il ajouta : € Il faut que le feu roi n'ait pas compris ce qu'on lui faisait faire (là il regarda le duc du Maine), puisque avec un tel conseil de régence, ma régence à moi serait nulle. La chose touche non seulement mon droit, mais mon honneur. J'espère assez de l'estime de tous ceux qui sont présents pour croire que ma régence sera déclarée libre, entière. >

Au même instant, partit l'acclamation. On ne put même prendre les voix dans la forme ordinaire. Il fut Régent en pleine autorité, pouvant choisir le conseil de régence» qui voterait les affaires politiques.

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