GUERRES CONTRE LA MACÉDOINE ET LA SYRIE
une année entière, et il avait fait ce qu'il avait promis.
Manlius Vulso, successeur de l'Asiatique, voulut briser ce renom d'invincibles, saisir ces richesses et revenir, lui aussi, à Rome avec l'éclat d'une victoire. Les Galates ne se doutaient point de l'attaque dont ils étaient menacés. A l'approche du consul, ils se retirèrent sur les hauteurs avec leurs femmes et leurs enfants, Mais, comme ils ne s'étaient point pourvus d'armes de jet, les Romains purent aisément en faire de loin un grand massacre. Vaincus pour ainsi dire sans combat, ils demandèrent à traiter. Manlius ne leur imposa ni tribut ni clause honteuse (189), mais les obligea de rendre toutes les terres qu'ils avaient enlevées aux alliés du sénat.
lO. Soumission des Éloliens. — La même année, Fulvius attaquait Ambracie, comme Manlius avait attaqué les Galates, sans déclaration de guerre, forçait les Etoliens à payer 500 talents et à reconnaître l'empire et la majesté du peuple romain.
If . Ruine ou affaiblissement de tons les États en Grèce et en Asie. — Cette double exécution accomplie, les deux généraux rentrèrent en Italie , et pas un légionnaire ne resta dans la Grèce ou l'Asie : de tant de conquêtes Rome ne gardait pas un pouce de terre. Mais, en se retirant après avoir abaissé tout ce qui avait quelque force, la Macédoine, les Etoliens, la Syrie et les Galates, les légions laissaient derrière elles dans* toutes les villes, dans tous les États, un parti dévoué qui faisait pour le sénat la police de l'Orient.
BATAILLE DE PYDNA;