Bornes et divlsioiis géocpraphii|iies de l^empive
— Le Pont-Euxin, le Danube, le Rhin et l'Océan depuis les emboucliures du Rhin jusqu'au détroit de Gadès, le limitaient au nord et à l'ouest. Dans l'Asie Mineure, il s'étendait jusqu'aux provinces de la Golchide et de l'Arménie ; en Syrie, jusqu'à l'Euphrate et aux déserts de l'Arabie; en Afrique, jusqu'à la chaîne de l'Atlas, aux sables de la Libye et aux solitudes qui séparent l'Egypte de l'Ethiopie. Ainsi, de grands fleuves, des déserts ou l'Océan, bornaient l'empire à la mort de son fondateur.
8. États indépendants renfermés dans les frontières de l*enipire. — Mais il subsistait dans l'intérieur de ces vastes frontières quelques États qui avaient les dehors de l'indépendance. Le roi Gottius, dans les Alpes cottiennes, conservait ses douze bourgades et sa capitale Segusio (Suze) ; la Thrace^ la Cappadoce, la Gomagène, la Palmyrèney la Judée^ la Mauritanie et le Pont avaient encore leurs rois, et nombre de villes avaient obtenu de se gouverner comme elles l'entendaient: ainsi Corcyre, Rhodes, ChioSy SamoSy Byzance^ Athènes, Lacédémôney Marseille, etc., etc.
3. Divisions administratives. — Auguste établit de nouvelles divisions administratives dans plusieurs
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oéoGRAPHIÉ DE L^EMPIHË. àll
province», afin de créer parmi les habitants des relations politicpesqui leur fissent ouhlier leur ancien ordre social.
4. Espaf^ne. <-- Elle fut divisée en trois grandes provinces : P la Lusitanie, entre le Douro, la Guadiana {Anas) et Tocéan Atlantique; villes principales : Mérida {Émerita Augusta)^ Baja {Pax Julia) et Santarem (Scalabis) ;'2° la Bétique, entre la Guadiana, TOcéan et la Méditerranée jusqu'au cap de Gâta; villes : Gordoue (Cordubà)y Séville [Hispalis)^ Ecija (Astigi), et Cadix (Godes) ; S** la Tarraconaiee comprenait le reste de l'Espagne; villes : Garthagène, Tarragone, Saragosse [Gœsar Augusta)^ Astorga [Astwrica Augusta)y Lugo (Liicvs Augiisti) et Braga (Bracara Augitsta).
5. Gaule. — Auguste conserva à la Narbonaise, depuis longtemps docile, ses anciennes limites , mais il renferma quatorze grandes peuplades celtiquejs dans l'Aquitaine, dont la frontière fut ainsi portée de la Garonne à la Loire. La Celtique , réduite alors, sous le nom de Lugdunaise, à la moitié de son ancienne étendue, ne comprit que les pays situés entre FOcéan, la Loire, la Seine, la Bresle, la Marne et la Saône. Deux nouvelles provinces furent aussi formées, le long du Rhin, aux dépens de la Belgique : 1° la Germanie supérieure (Alsace et Palatinat) ; 2° la Germanie inférieure, depuis la Nahe jusqu'aux bouches du Rhin. La Belgique comprit seulement les contrées placées entre les deux Germanies et la Lugdunaise ; villes principales : dans la Narbonaise, OrangOy Ca/rpentras^ Cavaillony Valence, Fréjvs, qui devint un des grands arsenaux maritimes de Tempire', Aix^ Ma/rseille; dans l'Aquitaine, Clermontj Auch^ Limoges, Saintes^ Bordeaux; dans la Lugdunaise, qui dut son nom à la ville récente de Lugdunwm (Lyon), bâtie au confluent de la Saône et du Rhône, pour être le siège de l'administration impériale dans la Gaule chevelue, Autun, Towrs, Orléans; dans la Belgique, Remis, Soissons, BeauvaiSy Trêves.