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rentCy Locres, Rhegivm) s'étaient établies au sud de ritalie, que le pays en avait pris le nom de Grande- Grèce, mais, au fond, la population était ou sabellienne, comma dans la Lucanie, ou formée du mélange de presque toutes les races qui avaient peuplé l'Italie, surtout des plus anciennes, comme dans le Bruttium et TApulie. Les grandes villes de TApulie [LuceHa^ Arpiy Herdonia^ Ganusium, Venusia) redoutaient le voisinage des Samnites. Brundisiwm et Hydruntum (Brindes et Otrante), sur les côtes de la Galabre, deviendront de grandes villes maritimes.
'15. Emplaeement de Rome. — G'est entre les grandes et fertiles- plaines du Latium et de TÊtrurie, audessous des montagnes de la Sabine, que Rome s'éleva à 20 kilomètres de la mer, sur les rives du Tibre, le plus grand des fleuves de l'Italie péninsulaire. A quelque distance de son confluent avec l'Anio, ce fleuve passe entre neuf collines, dont deux, le Janicule et le Vaticcm^ dominent sa rive droite, et les sept autres le bord opposé : ce sont le Capitolin^ le Quirinal^ le Viminal^ YEsquilin^ le Gœlivs et VAventin^ qui forment comme un demi -cercle au milieu duquel s'élève \q Palatin. Camille, énumérant les avantages de la position de Rome, disait : ce Dans un pays exposé à des miasmes délétères, Rome est bâtie sur des collines toujours baignées d'un air pur, au bord d'un fleuve qui amène facilement les produits de l'intérieur et reçoit ceux qu'on apporte par mer des contrées étrangères, assez près de la mer pour avoir les avantages d'un port ; assez loin pour n'avoir rien à craindre des pirates ni des flottes ennemies ; au centre de l'Italie, en un lieu enfin tout disposé par la nature pour une grande cité. »