‹ Abrégé d'histoire romaine; rédigé conformément aux programmes officiels de 1874 pour la classe de quatrièmeChapitre 53 sur 64 · LES GRANDS JURISCONSULTES · texte numérisé non relu

LES GRANDS JURISCONSULTES

1 État de Tempire au deuxième siècle de notre ère : limites, routes, postes , etc. — 2. Fortifications des frontières ; castra stativa ; mur d'Hadrien. — 3. Autorité absolue du prince. — 4. Les prétoriens, le donativum, le préfet du prétoire. — 5. Succession à l'empire. — 6. Le sénat. — 7. Le peuple. — 8. Organisation judiciaire. — •9. Organisation financière. — 10. Les légions. — 11. État de Rome. — 12. Industrie et commerce. — 13. Dépravation des mœurs. — 14. Décadence de la littérature. — 15. Législation ; les grands jurisconsultes. —^16. Les arts; monuments de la grandeur romaine.

t. État de Tempire an deuxième sièele de notre ère s limites, rentes, postes, ete. — L'Atlantique , le Rhin, le Danube, la mer Noire, TEuphrate, les cataractes du Nil et les déserts de T Afrique marquaient, au deuxième siècle de notre ère, les limites de Tempire qui, depuis Auguste et Claude, n'acquit réellement que la Bretagne jusqu'au mur des Pietés, sous Domitien, et la Dacie, sous Trajan. La division en provinces de l'empereur et en provinces du sénat subsista, mais l'empereur était absolu dans les unes comme dans les autres. Héritiers des censeurs de la république, les empereurs continuèrent les ouvrages qu'ils avaient commencés. Auguste fit réparer et continuer toutes les routes de l'Italie, souvent à ses dépens, chargea Agrippa d'en percer de nouvelles à travers la Gaule, et lui-même conduisit jusqu'à Gadès la voie qui traversait les Pyrénées orientales. A son exemple, ses successeurs couvrirent l'empire d'un immense réseau de voies militaires sur

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lesquelles étaient disposées, de distance en distance, des stationes et des mansioneSj espèces de relais où étaient préparées toutes les choses nécessaires à la rapidité et à la sûreté du voyage. Ainsi Tibère put faire 200 milles en vingt-quatre heures.

S. Fortifications des frontières i castra stativat mur d*Hadrien. — L'empire avait rendu les armées permanentes. Vingt-cinq légions rangées le long du Rhin, du Danube et de TEuphrate, s'établirent dans des camps qui devinrent peu à peu des villes importantes, comme Castra Regina (Ratisbonne) , Batava Castra (Passau), etc., etc.

L'Asie eut aussi le long de TEuphrate et dans l'Arabie Pétrée , la Tripolitaine et l'ancien pays des Numides et des Maures, une ligne de postes fortifiés, destinés à surveiller les Barbares et à contenir les nomades. Quelquefois, au lieu de forts, on bâtissait un mur continu, protégé par un fossé, comme celui d'Hadrien. Un autre retranchement, d'une étendue de 560 kilomètres environ, commencé par Drusus, s'élevait entre le Rhin et le Danube.

Ces précautions étaient nécessaires, car au troisième siècle la Germanie avait pris une position menaçante, deux confédérïitions nouvelles s'étant formées, celle des Francs, qui attaqueront sans cesse les postes du bas Rhin, celle des Alainans, qui menaceront ceux du haut Rhin et de laRhétie. Enfin au nord-ouest se montraient les Saxons, à Test les Goths déjà arrivés sur le Danube. Au-delà de l'Euphrate, les Perses, qui vont renverser en 226 l'empire des Parthes, seront aussi pour l'empire de redoutables voisins.

3. Autorité absolue du prince. — Les derniers restes des formes républicaines ont disparu. Le sénat subsiste toujours, mais Hadrien a transféré ses pouvoirs à un conseil qu'il compose à son gré [cotisistorium principis)y lequel traite toutes les affaires importantes, et les jurisconsultes ont déjà déclaré que la volonté du prince était la loi. Ainsi s'était constitué le despotisme

le plus absdu dans les affaires civiles, politiques et religieusea.

4« !«€« prétoriens, le donatlvnin» le préfet ëiOL prétoire. — Ce .despotisme s'appuyait sur les légions , principalement sur les prétoriens, qui, se sachant nécessaires, faisaient payer leur protection par un donativv/m et des gratifications répétées, souvent même renversaient un empereur pour vendre sa succession. Leur chef,, le préfet du prétoire^ étadt devenu la seconde personne de Tempire.

5. SaeeeMion à l'empire. — La succession au pouvoir impérial n'avait d'autre règle que la volonté du prince, surtout que les caprices de la soldatesque, dont il fallait acheter l'assentiment. La confirmation du nouvel élu par le sénat était une vaine formalité.

6. Le sénat. — Sous les bons princes, il semblait être encore le grand conseil 4e l'empire; sous d'autres, il n'était plus consulté. Ces alternatives de pouvoir et de faiblesse accusent sa trop réelle impuissance.

'7. Le people. — Quant au peuple romain, il n'en est plus question que pour mémoire : il n'y a plus de comices, et l'on n'entend guère sa voix qu'au cirque ou dans les famines, réclamations bien rares et toujours bien modestes : Panem et circenses! Et, comme l'empereur sur ce point-là est bon maître, le peuple, qui le voit humilier ses anciens oppresseurs et flatter ses caprices, l'applaudit et Taime : il pleura, dit-on, Néron.

8. Organisation Jndlelalre. — L'empereur, juge suprême, recevait les appels en. dernière instance. Les judicia publica étaient ordinairement vidés dans le sénat, exécuteur des hautes œuvres impériales. Les préteurs et le préfet delà ville, assistés de juges pris parmi les sénateurs , les chevaliers et le peuple, prononçaient en matière civile.

9. Organisation flnanelére. — Il est impossible de dresser un tableau exact des revenus et des dépenses de l'emipire. Peut-être les recettes s'élevaient - elles à

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400 millions, sans y comprendre les ressources extraordinaires fournies par les kgs et les confiscations. Gomme la fortune des Romains n'était pas mieux garantie que leur liberté et leur» droits politiques, les empereur» Qiultiplièrent et accrurent peu k peu les impôts. Les tributs payés par les provinces, la capitation en argent et en nature, le blé, le vin, rhuUe et les viTres fournis aux armées ou aux fonctionnaires, qui se rendaient avec une nombreuse cohorte dans Ipur gouvernement, furent augmentés ou diminués selon le prince qui régnait* Quelles sommes' ne dévoraient pas les folles prodigalités des Néron, des Yitellius et desÉlagabal! Un impôt très-'productif était celui du vingtième des héritages. Il ne frappait que les citoyens; pour lui faire rendre davantage, Garacalla donnera le droit de cité à tous les provinciaux et exigera juUqu'au dixième des successions.

to. Les léi^ons. •— Outre les dix cohortes prétoriennes et les soldats germains qui formaient sa garde particulière, Auguste avait eu vingt-cinq légions; il y en eut trente sous Trajan, trente-deux sous Sévère, chacune de 6000 fantassins et 726 cavaliers. Chaque légion traînait avec elle dix grosses machines de , guerre (onagri) et cinquante-cinq petites montées sur des chariots (ca/rrobalistœ), qui lançaient des flèches et des pierres. À côté des légions servaient des corps auxiliaires d'infanterie [cohortes) et de cavalerie (cUœ).

L'armée était à peine romaine. C'étaient l'Ulyrie, la Thrace, les provinces frontières et à demi barbares, qui recrutaient les légions. Les Germains y servaient en grand nombre, et les généraux dont les noms attestent l'origine étrangère' deviennent de jour en jour plus nombreux. Sous Constantin et Théodose, chefs et soldats seront tous Barbares.

14. État deRoitte. — Auguste avait divisé Rome en quatorze quartiers que surveillaient sept cohortes de gardes nocturnes^ combattu la passion pour les jeux de

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gladiateurs, pour les astrologues, •les devins, et tâché de réformer les mœurs. Mais ces lois, renouvelées par quelques-uns de ses successeurs, furent impuissantes, et Rome, le siège du despotisme, vit se multiplier les désordres et les mauvaises passions dont les grandes capitales ne sont que trop souvent le foyer.

*«. Indnstrie et eommeroe. — Un commerce trèsconsidérable unissait les mille cités éparses des bords de l'Océan aux rives de TEuphrate. Des caravanes apportaient de TAsie centrale, par TAssyrie, la Mésopotamie et TArménie, les tapis de Babylone aux mille couleurs, les vases murrhins de la Parthiène, de la Caramanie, dont un seul valait quelquefois 300 talents, Tacier, les fourrures, les soieries de la Perse et de la Sérique; la soie grége qu'on travaillait dans les fabriques d'Alexandrie et des villes grecques où elle s'achetait pour un poids égal d'or. Ce commerce enrichissait Palmyre,Baalbeck, dont les ruines colossales nous étonnent et qui étaient comme les ports du désert. Des vaisseaux marchands s'aventuraient sur l'océan Atlantique, mais des flottes entières allaient chercher sur les côtes de l'Afrique, de l'Arabie et aux Indes, des pierres précieuses, des écailles de tortue, de Tivôire, des toiles, de l'ébène, de l'encens, des aromates, des épices, des bois précieux, les perles de Ja Taprobane et du golfe Persique, trois fois plus -chères que l'or, etc. Myos-Ormos, en Egypte, était le principal entrepôt de ce commerce. Dioscurias, sur les côtes de la Golchide, faisait un grand trafic d'esclaves et servait de marché aux peuples établis entre la mer Caspienne et la mer Noire. Alexandrie, Marseille, Cadix, Byzance, Antioche, Palmyre, Séleucie et les îles de Naxos , de Cos et de Rhodes, étaient les places principales d'où les Romains tiraient tout ce qui était nécessaire à leurs besoins ou à leur luxe. Délos était le plus grand marché d'esclaves de tout l'empire. Le nord de l'Afrique (grains, fruits et bêtes fauves) ; l'Espagne (laines fines, miel, cire, salaisons) ; la Bretagne (de l'étain) ; la Gaule (draps, bétail, huile, ouvrages de

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fer, de plomb et d'étain), prenaient part à cet immense mouvement d'affaires par les produits de leur agriculture et de leur industrie. Par les provinces du Danube venait Tambre de la Baltique, dont un seul morceau, taillé en figurine et porté en talisman, coûtait plus cher qu'un homme vivant. Le Pont donnait des cuirs et du

Grandes assises de Baalbeck.

poisson salé; TÊgypte, du papyrus, du verre, des poteries et du lin; la Grèce, des objets d'art et de fins tissus, etc.,etc.;Tyr, sa pourpre, toujours si chère, qu'on la payait 1000 drachmes la livre. Chaque :. année, dit Pline, l'Arabie et l'Inde enlèvent à l'empire 100 millions de sesterces (près de 21 millions de francs). 13. Étal 4e» mœurs. — La paix.îa ses!. dangers

comme la guerre a ses périls ; trop de <£uiétude, de bienêtre et de rickesses, en Tabsenee de pures croyances <^a de Ibites pensées, amollissent les âmes et amènent la corruption. La Rome des empereurs n*est pas pire, sous ce rapport, que celle de la république, mais les désordres dont les bords du Tibre étaient le théâtre avaient gagné de proche en proche et atteint les grandes villes, qui prenaient à tâche de copier la capitale. Auguste avait Vainement cherché à combattre le mal par des lois ; Caligula, Néron, Vitellius, Commode, et les impératrices Messaline, Agrippine, Poppée, qui prêchaient par leur exemple l'immoralité et la plus scandaleuse dépravation, étaient mieux écoutés. Satisfaire une sensualité, quelquefois hideuse à force d*être raffinée, semblait être le seul but de la vie; Apicius gagnait, sous Auguste, la célébrité en dépensant 100 millions de sesterces pour Ba table. Pétrone, dans son Festin de Trimaldon, a peint ce luxe de la table, seul art dans lequel les Romains dealers fussent passés maîtres. Cependant quelques exemples de courage, de fidélité, djiéroîsme, donnés par les femmes et les esclaves des proscrits, comme Ëpicharis et Arria^, quelques belles morts stoïques, comme celle de Thrasea, motitraient heureusement qu'il n'y avait pas prescription pour la vertu et la dignité humaine.

A partir de Vespasien, il y eut plus d'économie dans les dépenses, plus de sévérité dans les mœurs, plus d'honnêteté dans les familles. Durant le siècle des Antonins, la société fut certainement meilleure, mais elle restait toujours cruelle dans ses plaisirs. Les grandes fêtes pour le peuple étaient celles où l'amphithéâtre ruisselait de sang. Titus lui-même donnait de longs

1. Épieharis, courtisane romaine, entra dans une conspiration contre Néron. Soumise à fô question, elle ne révéla rien ; menacée une seconde fois de la torture, elle orai^it de faiblir et s'étrangla avec sa ceinture. Arria était T^USddu sénateur Pstus. On le conduisit à Rome, accusé de complot contre Claude. Sa femme Tint avec lui -et avant d'arriver à la Tiile se frapoa le «ein d*«a ^gnard, puis, tendant l'arme à son époux : c Tiens, Pœtus, ait-elle, cela ne fait j;>a8 de mal. * Sa fllle, maiiée à Thrasea, vouUdt autfli monriravec lui i elle n'y renonça que quand il lui eut été ordonné de vivre pour set enfianta.

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cdmbats ^«ns le «irqu^, et Trajan, après son second triompha daci(jae, y fit paraître dix mille gladiateurs. Sommes ou bétes fiiuves, on égorgea pendant cent vingttrois jours. Ces jeux sanglants terminés, on courait au tliéâtre voir les danseurs et les mimes. Des spectacles impurs après les spectacles de mort , et, pour les distractions de l'esprit, des écoles de rhéteurs qui retentissaient de vaines et creuses amplifications : tels étaient les enseignements que recevait le peuple romain.

14. Béeadenee de la llttératore. — Lb génie latin s*épuisait comme s'était épuisé, après Alexandre, le génie de la Grèce. La littérature devenait ingénieuse, recherchée, surtout déclamatoire. L'idée et la passion manquaient ; tout était donné à la forme. Qu'o.nt déjà fait Sénèque, Lucain, Tacite, Pline le Jeune dans son Panégyrique? Tous ont déclamé, un seul avec génie. Bepuis qu'Auguste a pacifié jusqu'à F éloquence y la rhétorique, c'est-à-dire l'efTet étudié, a remplacé la passion, et le ton forcé a pris la place du naturel.

Déjà la poésie épique est morte, les divers genres lyriques s'éteignent successivement, l'histoire n'est plus que de la biographie, et Ton ne rencontre, dans la poésie comme dans la prose, que des noms obscurs. Pour trouver un poëte de quelque valeur, il faut aller jusqu'à Nemesianus, qui vivait sous Numérien. Galpumius, son contemporain, a laissé quelques églogues estimables. Pour la prose, nous trouvons le rhéteur Fronton (sous Antonin), qu'on osa comparer à Gicéron, mais qui en était bien éloigné ; Justin, l'abréviateur de Trogue Pompée (sous Marc Aurèle) ; les six compilateurs de VHistoire Auguste^ Spartien, Vopiscus, Lampride, etc. ; les pa- * négyristes, Claudius Mamertinus sous Diodétien, et Eumenius sous Constantin. Un seul genre, le roman, se montre avec quelque éclat sous la plume d'Apulée ; citons encore Aulu-Gelle (vers 130); le dernier nous a laissé de précieux renseignements dans ses Nuits atlirques.

L'empire, c'est-à-dire le mélange de toutes les races

et de toutes les cmlisations, avait produit dans les esprits un ébranlement singulier. La raison éblouie avait cédé la place à l'imagination, Tesprit d'examen à la crédulité, et le superstitieux Orient débordant sur l'Occident avait amené la philosophie à la théurgie, la médecine à la magie, l'astronomie et les mathématiques à l'astrologie judiciaire. Cependant Galien (sous Hadrien) essaya de faire revenir la médecine à robservation ; Êpictète et Marc Âurèle, la philosophie à la morale ; Ptolémée (sous les Antonins), l'astronomie à un système scientifique * .

1 S* Législation, les grands jarlsconsaltes. -^ IVIatis il est une science, celle du droit, qui s'élève alors à une grande hauteur. L'ancienne législation romaine, telle que nous la connaissons par les Douze Tables, était fort dure ; 'avec le temps elle s'adoucit. Au sein de la paix profonde donnée par l'empire, la philosophie, d'une part, et, de l'autre, la comparaison des usages suivis par les différents peuples soumis à la domination romaine, avaient fait toml3er bien des préjugés haineux qui étaient nés de l'état de guerre permanent où l'ancienne société avait vécu. On avait compris que l'ordre public dans la cité, que la discipline, dans la famille, n'avaient pas besoin, pour se conserver, d'être maintenus par des prescriptions légales d'une extrême rigueur. Peu à peu les jurisconsultes avaient transformé l'ancien droit et préparé cette législation qui a mérité d'être appelée la raison écrite. Un d'entre eux définissait le droit : la science du bien et du juste ; un autre le fondait sur ces trois préceptes : vivre honnêtement, ne pas léser autrui, et

1. Terminons celte liste un peu longue déjà par quelques noms grecs : les historiens Josèpbe (sous les FlaTiens), Appien et Arrien (sous les Antonins], Dion Cassius et Hérodien (sous Alexandre Sévère) ; Tantiquaire Pausanias ; Plutarque avec ses biographies et ses traités de morale, deux des livres qui ont été le plus souvent lus ; Diogène Laërce, pour ses vies des philosophes ; Athénée, surnommé le Varron grec, à cause de sa vaste érudition ; Lucien et ses mordants dialogues : tous du deuxième siècle; les sophistes Dion Ghrysostomc (sous les Flaviens) ; Philostrate (sous les princes syriens) ; Aristide et Favorinus (sous Hadrien); Longin (sous Aurélien); les philosophes Philon (sous Calignla), Epictète (sous les Flaviens), Marc Aurèle, Sextus Empiricos (au deuxième siècle), Tlotin et Porphyre (Iroisièmo biècle).

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rendre à'chacun ce qui lui appartient. L'esprit d'équité qu'ils faisaient prévaloir dans la loi pour adoucir la condition de la femAe, du fils , de l'esclave , était aussi entré dans le gouvernement. Rome communiquait libéralement ses droits civils Qt politiques aux provinciaux, que Rome républicaine avait si souvent traités en ennemis, et Ton vit lesAntontns donner l'assistance à l'enfant pauvre, un médecin au malade, des funérailles au malheureux qui n'avait pu payer un bûcher ou un tombeau.

Nous connaissons fort mal la vie de ces jurisconsultes. Justinien, dans ses Pandectes, nous a conservé seulement leurs noms et des fragments de leurs œuvres. Les plus illustres sont : Capiton et Labéon, deux chefs d'école sous Auguste; Salvius Julianus, le rédacteur de l'Edit perpétuel qu'Hadrien

publia ; Gains, COn- La Pallas de Velletri '.

temporain de Marc

Aurèle et dont on a retrouvé, il y a soixante ans, un précieux ouvrage presque entier ; Papinicn, qui fut préfet du prétoire sous Septime Sévère ; Paul et Ulpien, qui remplirent la même charge sous Alexandre Sévère ; Florentin, Marcien, Hermogénien, Callistrate

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