‹ Abrégé d'histoire romaine; rédigé conformément aux programmes officiels de 1874 pour la classe de quatrièmeChapitre 58 sur 64 · DIOCLÉTIEN ET LA TETRARCHIE · texte numérisé non relu

DIOCLÉTIEN ET LA TETRARCHIE

de la Syrie et de TÉgypte ; Sévère, cpii eut Tltalie et l'Afrique, Mais Constantin succéda presque aussitôt, avec le titre de César, à son père Constance, mort dans la Grande-Bretagne. Rome, irritée de l'abandon où les nouveaux empereurs la laissaient, salua Auguste Maxence, fils de Maximien (306), qui prit son père pour collègue, de sorte que l'empire eut à la fois six maîtres : Galère et SévèrB les deux Augustes, les deux Césars Constantin et Maximin, et les deux usurpateurs Maxence et Maximien.

9. Hopt de Sévère (307), de HAximlen (3fO), de Galère (31 1 ), de Maxence (31 J2). — Sévère tomba le premier, vaincu et tué par Maximien (307). Celui-ci disparut ensuite, renvoyé par son fils et mis à mort par son gendre Constantin, qu'il essayait de renverser (310). L'année suivante. Galère mourut emporté par ses débauches (mai 311). Maxence succomba à )son tour sous les coups de son beau-frère Constantin, qui le battit près du pont Milvius sur le Tibre. C'est durant cette expédition que Constantin excita au plus haut point en sa faveur l'enthousiasme des chrétiens en faisant placer la croix sur ses étendards.

10. Mort de Haximin (313) f défaite de Llclnîaa (314). — Licinius, le successeur de Galère, avait en même temps vaincu Maximin, qui s'empoisonna (313). L'empire n'avait donc plus que deux maîtres : Licinius en Orient, Constantin en Occident. C'était trop, d'un encore ; ces princes ambitieux et perfides ne cherchèrent qu'à se renverser l'un l'autre. Licinius fomenta une conspiration contre son rival, qui, en réponse, lui déclara la guerre (314), le battit et se fit céder la Pannonie, la Dalmatie, la Dacie, la Macédoine et la Grèce.

11. Hort deLicinins (384). — La paix qui suivit dura deux années, que Constantin employa à mettre l'ordre dans l'administration et qu'il utilisa pour sa gloire et sa puissance par une victoire sur les Goths, dont 40 OOQ g[|ierriprs entrèrent à son service, sous le pom de fœderati. Sous prétexte de protéger les chrétiens

que persécutait son collègue, Constantin l'attaqua : lidnius fut battu (3 juillet 323), et poursuivi à Byzance, à Ghalcédoine, où il éprouva une seconde défaite qui l'obligea de se livrer dans Nicomédie au vainqueur. Constantin lui ôta la pourpre, mais promit de respecter sa vie : quelque temps après, il le fit tuer à Thessalonique (324).

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