COUP D'ŒIL SUR LE RÈGNE VÉGÉTAL
* AUCANADA | — .
1° La Botanique scientifique
Les Botanistes, c'est-à-dire les savante qui étudient les plantes au point de vue scientifique, ont fait pour le rogue Végétal comme les zoologistes pour le‘règre animal, Ils ont partagé tous les végétaux en diverses classes, réunissant en-
ensemble la famille des Conifères. II y a, en effet, dans les
di ven pes de l'univers, un si grand nombre d'espèces diffé-
végétaux, qu'on ne pourrait jamais s'y retrouver, si lon n'avait pas établi une classification des plantes, à-dire des divisions et des subdivisions, où chaque sa place dans tel ou tel groupement, et avec le nom particulier qui sert à la désigner.
I y a des livres qui contiennent la liste complète et la description de toutes les plantes du pays, réparties en des classes et en des groupements naturels, Deux livres de ce genre ont été publiés dans la province de Québec : la Flore lenne (1862), par P Provancher, et la Flore du
(1871), par l'abbé Moyen ; et à l’aide de ces livres,
52 T2 BOTANIQUE ets on arrive asse facilement à trouver le nom et la descriptior de tous les végétaux du pays.
Mais quand on veut étudier un peu sérieusement l'aima ble science de la Botanique, on doit, dès le ane travailler à la confection d’un Herbier. Un Herbier, c'est un collection. des espèces de plantes qui se trouvent dans un
region ou dans un pays, et suivant l'ordr - scientifique, en des cahiers où cartons. Ordinairement, l'échan - tillon végétal que Ton met dans un Herbier est un raméa portant des feuilles et des fleurs ; on le fait dessécher sor presse, entre des feuilles de papier brouillard (qu'il faut char
r souvent), et on le colle sur une feuille de papier, ave
dication de son nom, de sa provenance, etc. :
Si Pon ajoute à la formation d'un Herbier l'observation l'étude des phénomènes de la vie des plantes, on pratiq la vraie science de la Botanique, et l’on ne tarde pas à pre:
dre à ces occupatiôns le plus vif intérêt.
2 La Botanique d'agrément |
II s'agit ici de la Botanique pratiquée non à titre de ti
vail scientifique, mais, pour ainsi dire, comme par ment et, le plus souvent, sans même penser que l'on fait de Botanique, Cela consiste done à tirer parti phésomèr de la vie végétale pour se distraire, pour 86 reposer, po mbellir sa demeure. Et les moyens pratiques d'obtenir Tel amateur, par exemple, entretient de belles pelouses : tour de sa maison. Tel autre organise son verger où 800 j din d'ornement avec le plus grand soin, Pour celui-ci, o
N l'entretien d'une serre qui absorbe son intérêt. Celui-
contente de cultiver sur sa fenêtre des plantes d'apparteme où sur sa table une Jacinthe dont les racines se nourriss dans l’eau claire d'un flacon. Toutes ces occupations sont tremement attachantes ; elles charment et reposent l'es fatigué.—Heureux l'homme pour qui l'ouverture d’un bou de rose est un événement, et qui n’a pas de plus sante épreuve que le définitif échec d'une bouture |
tiquer. Tous les fruits