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ESSAIS DES OXYDES DE MANGANÈSE

Ces essais ont pour but de déterminer la quantité de chlore qu’un oxyde de manganèse peut donner quand on le soumet à l'action de l’acide chlorhydrique.

Poür faire comprendre le principe de celle analyse, il est utile de rappeler ici l’action que l’acide chlorhydrique exerce sur les différents oxydes de manganèse :

Protoxyde

4 cm

= no -f

CIMn.

Oxyde rouge... .

. . . MaOt ^

+ (Cl H)»

\ = (HO)1 à +

CIMn -t Cl ;

Sesqui-o.xydc. . . .

... MnO'J

4 ICII! i

£ = (HO)' l +

CIMn 4 Cl ;

Peroxyde

. . . MnOî

4 (cnn

CIMn 4 Ct.

Ces formules démontrent que les oxydes de manganèse don

essais des oxydes de manganèse.

rient, quand ou les chauffe avec de 1 acide chlorhydrique, une proportion de chlore qui est l’epresentee exactement pai la quantité d’oxygène qui se trouve en plus de l’oxygène du protoxyde; ainsi le protoxyde de manganèse, traité par 1 acide chlorhydrique, ne produit que du chlorure de manganèse et de l’eau ; l’oxyde rouge dégage 1/3 d’équivalent de chlore; le sesqui-oxyde en produit 1/2 équivalent, et le peroxyde de manganèse en donne I équivalent.

Les manganèses du commerce n’ayant de valeur que par le chlore qu’ils produisent quand on les traite par l’acide chlorhydrique, on comprend que l’essai d’un manganèse puisse se faire en appréciant la quantité de chlore qu’il dégage sous l’influence de l’acide chlorhydrique.

C’est sur ce principe qu’est fondée l’analyse des manganèses, par la méthode que l'on doit à Gay-Lussac.

L’expérience directe a démontré que du peroxyde de manganèse pur pris sous le poids de 3gr,98 donne exactement un litre de chlore à 0° et sous la pression deOm,7fi, quand on le dissout dans l’acide chlorhydrique.

Lorsqu’on se propose de faire l’essai d’un manganèse du commerce, on en pèse 3gr,98 que l’on introduit dans un petit ballon, qui porte un long tube venant se rendre dans une dissolution étendue de potasse placée dans un ballon à long col ; on verse sur le manganèse 2a ou 30 grammes d’acide chlorhydrique concentré qui ne doit pas contenir d’acide sulfureux ; on bouche immédiatement le ballon avec un bouchon qui s’adapte au tube ; on chauffe légèrement l’acide chlorhydrique pour faciliter la réaction; il se dégage du chlore qui vient se dissoudre dans la dissolution alcaline.

Lorsque le manganèse est dissous et qu’il ne se dégage plus de chlore, on arrête l’opération ; la liqueur alcaline chlorée est mêlée à une quantité d’eau telle que son volume représente un litre; on l’analyse ensuite au moyen de l’acide arsénieux titré par une méthode qui a été décrite en traitant de la chlorométrie.

Si l’analyse démontre que cette dissolution contient, par exemple, 80 centilitres de chlore, c’est que le manganèse soumis à l expérience était formé de 80 pour 1 00 de peroxyde de manganèse pur, et de 20 pour 100 de matières étrangères. On dit alors qu’il marque 80 degrés.

Les manganèses que l’on trouve en général dans le commerce marquent de 63 à 70 degrés chlorométriques.

L essai d un manganèse doit faire' connaître une autre donnée tics-importante pour le fabricant : en effet, les manganèses du commerce sont souvent mélangés à du sesqui-oxyde de fer, à des carbonates de chaux, de baryte, etc., qui saturent une certaine quantité d acide chlorhydrique qui se trouve ainsi consommée inutilement pour produire des chlorures de fer, de calcium, de baryum. Dans l’essai complet d’un manganèse, il faut donc déterminer non-seulement la quantité de chlore qu’il

FER

peut dégager, mais encore la proportion d’acide chlorhydrique qui est consommée par les corps étrangers.

Pour apprécier d’une manière approximative la quantité d'oxydes ou de carbonates étrangers, on peut traiter le manganèse par une dissolution titrée d’acide chlorhydrique, qui est assez étendue pour dissoudre les corps étrangers sans attaquer le peroxyde de manganèse. L’opération est très-simple et se fait d’après les principes posés à l’article Alcalimétrie.

Cette détermination peut encore être faite par une autre méthode dont nous allons donner le principe, en suivant les indications de Gav-Lussac.

On traite 3sr,98 du peroxyde de manganèse à essayer par un grand excès d’acide chlorhydrique, soit -23 centimètres cubes, et on détermine le litre de l’oxyde par le procédé ordinaire. 11 reste en dissolution du chlorure de manganèse et un excès d’acide chlorhydrique.

On apprécie cet excès d’acide chlorhydrique en versant dans la liqueur une dissolution titrée de carbonate de soude ; il se forme du carbonate de manganèse qui se redissout tant que la liqueur contient de l’acide chlorhydrique en excès ; la saturation est opérée lorsque le précipité de carbonate de manganèse ne se redissout plus. Le volume de dissolution titrée de carbonate de soude qui a été nécessaire pour saturer l’acide fait connaître la quantité d’acide chlorhydrique qui était libre ; on la retranche donc des 25 centilitres d’acide employé. Le reste représente la quantité d’acide chlorhydrique qui a servi à attaquer le peroxyde de manganèse et à dissoudre les corps étrangers. Le titre de l’oxyde ayant été déterminé par une expérience préalable, on connaît la quantité d’acide chlorhydrique qui a été employée pour attaquer le peroxyde de manganèse ; le reste représente donc la quantité d’acide chlorhydrique consommée par les corps étrangers contenus dans l’oxyde. On néglige dans celte analyse la faible quantité d’acide chlorhydrique qui se dégage avec le chlore pendant la réaction.

FER

Équiv. = 330 ou 28.

Le fer est considéré comme le plus important de tous les métaux. 11 est très-abondamment répandu dans la nature ; il s’v trouve quelquefois à l’étal natif, mais surtout à l’état d’oxyde, de sulfure et de carbonate.

Le fer du commerce n’est jamais pur; il contient toujours des traces de carbone, de silicium, de soufre, et quelquefois de phosphore. ...

Comme on observe quelques différences entre les propriétés

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