FEE PUR
du fer pur et celles du fer du commerce, nous examinerons séparément le fer sous ces deux états.
FER PDR.
Pour obtenir le fer dans un état de pureté absolue, on peut réduire un de ses oxydes par l’hydrogène sec sous l’influence de s la chaleur.
La température à laquelle s’opère la réduction exerce une grande influence sur les propriétés du métal. Si cette réduction s'est faite au rouge vif, le fer est d’un blanc d’argent ; il est agrégé, possède l’éclat métallique et présente la plupart des propriétés physiques des fers de première qualité du commerce, il est seulement un peu plus difficile à fondre.
Si l’on réduit le peroxyde de fer pur par l’hydrogène, à la i température d’une flamme de lampe à alcool, on obtient le fer sous la forme d’une poudre noire excessivement poreuse, qui s’enflamme à la température ordinaire, dès qu’on la pi’ojette dans l’air ; dans cet état le fer porte le nom de fer pyrophorigue de i Ma gnns.
L’inflammabilité du fer est encore augmentée, lorsqu’on interpose entre ses molécules un corps poreux qui les divise : ainsi, le fer réduit en présence d'uncorps réfractaire, tel que l’alumine, s’enflamme au contact de l’air, et peut d’ailleurs supporter l’action d’une température élevée sans cesser d’être pyrophoij rique.
On prépare dans les laboratoires le fer pyrophorique de Magnus en précipitant par un excès d’ammoniaque la dissolution d’un sel de fer au maximum, mêlée d’un peu d’alun ; il se forme ainsi un mélange d’hydrate de sesqui-oxyde de fer et d’aa lumine, qui est lavé, séché et pulvérisé. La poudre est introduite, sous le poids de 2 ou 3 décigrammes, dans une ampoule de verre qui communique avec un appareil à hydrogène sec. On chauffe légèrement l’ampoule avec une lampe à alcool ; lorsqu’il ne se dégage plus de vapeur d’eau, on laisse refroidir le métal dans le courant d’hydrogène et l’on ferme ensuite l’ampoule à la lampe.
Lorsqu’on casse l’ampoule, et qu’on projette le fer dans l’air, le métal s’y enflamme avec éclat.
Pour préparer du fer pur en masse, on fond au feu de forge, dans un creuset réfractaire et luté avec de l’argile, du fil de fer très-fin avec 155 de son poids d’oxyde de fer; le mélange doit etre recouvert de verre pulvérisé : l’oxygène de l’oxyde de fer brûle le charbon contenu dans le fer du commerce, et oxyde le silicium et le phosphore qui passent dans le verre à l’état de phosphates et de silicates alcalins. On obtient ainsi un culot de fer d’un blanc d’argent.
On prépare du fer très-pur, en beaux cristaux cubiques, en réduisant, sous l’influence d’une température élevée, le protochlorure de fer par l’hydrogène. La réduction des chlorures par