COBALT
fantau rouge, dans un courant de chlore, un mélange d’oxyde de chrome etde charbon. On forme avec ces deux substances et une petite quantité d’eàu des boulettes que l’on calcine dans un creuset de terre, et qu’on introduit ensuite dans un tube de porcelaine, à travers lequel on fait passer un courant de chlore sec ; il se sublime de belles lames fleur de pêcher, qui viennent se déposer pour la plus grande partie au-dessus du mélange, ou qui se condensent dans une allonge adaptée au tube de porcelaine.
(*) COBALT. Cb.
Équiv. =368,7o ou 29,30.
Le cobalt a été isolé en 1733 par Brandt.
Il est très-difficile d’obtenir ce métal à l’état de pureté ; le cobalt retient presque toujours des traces de fer, d'arsenic ou de nickel.
On obtient le cobalt métallique en réduisant l’oxyde de cobalt par le charbon, ou en calcinant à une température élevée l’oxalate de cobalt. Cb0,C203 = Cb -H 2(CUS).
L’oxyde de cobalt peut être aussi réduit par l’hydrogène, et si l’on opère aune température peu élevée, le métal est pyrophorique comme le fer. I.e chlorure de cobalt soumis, au rouge, à l’action de l’hydrogène, donne de l’acide chlorhydrique et du cobalt métallique. . ,
Le cobalt peut être obtenu en culot : il a quelquefois la blancheur de l’argent et peut prendre un beau poli. Sa cassure est à grains très-fins et ressemble à celle de l’acier. Sa densité paraît être 8,6. a
Le cobalt est aussi difficile à fondre que le fer, et il est fixe comme ce dernier métal. Il se conserve sans altération dans 1 air eldans l’eau è la température ordinaire; mais il s oxyde rapidement à une température peu élevée.
Le cobalt est magnétique. .... . , . ,
Les acides sulfurique et chlorhydrique le dissolvent lentement avec dégagement d’hydrogène. L’acide azotique 1 attaque, au
contraire, avec énergie. , , . .
Il s’unit directement au chlore, au soufre, au phosphore et a l’arsenic ; il forme avec l’oxygène les composes suivants :
Protoxyde
S esq ut-oxyde i ...
Oxyde intermédiaire.
Autre oxyde intermédiaire
Acide cobal tique
f.bO ;
Cb *0» ;
(',1,30' = Cb*05,Cb0 ; Cl, 607 = C.b*08.4CbO Cb*0* ou Cb08.
,\ous n'étudierons que le protoxyde.
CARACTÈRES DES SELS DE COBALT
PROTOXYDE DE COBALT. CbO .
Equiv. == 468,75 ou 37,5.
On obtient le protoxyde de cobalt anhydre, sous la forme d’une poudre amorphe d’un vert olive foncé, en calcinant au rouge, à l’abri de l’air, le protoxyde de cobalt hydraté ou le carbonate de cobalt.
On prépare l’hydrate de protoxyde de cobalt en traitant un sel de cobalt par la potasse caustique: sa couleur est rose, il a pour formule CbO,HO.
Le précipité bleu qui se forme lorsqu’on décompose les sels de cobalt par un faible excès de potasse, n’est pas de l’oxyde de cobalt, comme on l’a cru pendant longtemps, mais un sel basique.
L oxyde de cobalt, chauffé au contact de l’air, absorbe l’oxygène et se transforme en oxyde intermédiaire Cb304. L’hydrate d’oxyde de cobalt, laissé pendant quelque temps dans de l’eau aéree, se change également en un corps d’un vert sale, qui parait etre un hydrate d’oxyde intermédiaire.
Le protoxyde de cobalt, chauffé avec le verre ou le borax produit des teintes d un bleu très-pur, qui résistent aux températures les plus élevées d’un four a porcelaine, et forment une couleur de grand feu. Il suffit d’une trace de cet oxyde pour donner une couleur bleue très-sensible. Le borax, coloré par
dhmldeu foncé ^ pai l eau’ laisse déPoser un précipité
L’oxyde de cobalt se combine avec les alcalis et les oxydes métalliques, lorsqu on le chauffe au creuset d’argent avec de la potasse, on obtient une combinaison d’un très-beau bleu, qui se décompose par le contact de l’eau. *
L’amnioniaqueetle carbonate d’ammoniaque dissolvent l’oxyde
JSfc prend une ,ein,e »5SS?8
avcc05 mimé^aIrfb Combin/r S°VS influence de la chaleur d’oxvde de cobalt" ^ °.xîdc de zinc : la combinaison
l’alïmfne est hif Ia mal°esie est rose; celle que donne naison de lfo-v vd i ma° n,d d ue (bleu Thénard) ; la combi-
L’hydrate do \rrUn & It avec 1 oxyde de zinc est d’un beau vert, chaleur dLsdLPiî!n/dldeiCOi)a, U se, dissoul a l’aide de la chasse l’ammoniaque mbre de sels ammoniacaux et en
et Ier&rentesbpaite?iLempl0ïé P°Ul’ colorer en bleu le verre
car ac i ères des sels de cobalt
CARACTÈRES DES SELS DE COBALT
ou d’un rouge grenat; lorsque leur dissolution est concentrée, ils deviennent quelquefois bleus. Les sels cristallisés sont rouges. Les sels solubles calcinés ou les sels insolubles seulement desséchés peuvent être rosés, lilas, ou bleus. Leur saveur est astringente et métallique, leur réaction est toujours acide. Ils se reconnaissent aux caractères suivants :
Potasse. — Précipité bleu, qui est un sel basique ; ce précipité devient rose par un excès d’alcali, et prend une teinte d’un vert sale en se suroxydant. La présence des matières organiques empêche la précipitation.
Ammoniaque. — Précipité bleu, devenant vert et se dissolvant ensuite dans un excès de réactif en produisant une liqueur d’un brun rougeâtre. Lorsque cette dissolution ammoniacale contient un grand excès de sel ammoniac, elle n’est pas précipitée par la potasse.
Carbonate dépotasse. — Précipité rouge de carbonate basique.
Carbonate d’ammoniaque. — Précipite rouge, soluble dans le chlorhydrate d’ammoniaque.
Phosphate de soude. — Précipité bleu-violet de phosphate de cobalt.
Arséniate de soude. — Précipité rose d’arséniate de cobalt.
Cyanoferrure de potassium. — Précipité vert sale devenant gris.
Cyanoferride de potassium. — Précipité d’un rouge foncé.
Tannin. — Pas de précipité.
Sulfhydrate d'ammoniaque. — Précipité noir, insoluble dans un excès de réactif; lés matières organiques ne s’opposent pas à cette précipitation. .
Acide sulfhydrique. — Pas de précipite, si 1 acide, du sel est énergique et en excès; en présence d un excès d acétate de soude, les sels de cobalt sont complètement précipités en nonpar l’acide sulfhydrique.
Sulfures solubles. — Précipité noir de sulfure de cobalt.
Les sels de cobalt se reconnaissent très-facilement au chalumeau ; la plus petite quantité de l’un de ces sels colore en bleu
le borax et l’alumine. , ., . %
Les sels de cobalt, traités par un excès d ammoniaque a l’abri de l'oxygène, forment des sels nommés sels ammoma-cobaltinues, dont la composition peut être représentée par t équivalent de sel de cobalt et 3 équivalents d ammoniaque. Les sels ammonia cobaltiques absorbent l’oxygène e peuvent donner quatre nouvelles séries de sels formées par des bases quaternaii ^ contenant de l’oxygène, de l'hydrogène, de 1 azotcetducoba. Quelques-unes de ces bases ont etc isolées (F remy). Ces nouvelle combinaisons sont analogues aux sels ammomaco-platmiques don il sera parlé plus loin.