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CHLORURE DE NICKEL

Ammoniaque. — Précipité vert, soluble dans un excès d’ammoniaque et produisant une liqueur bleue qui est précipitée par la potasse.

Carbonate dépotasse. — Précipité vert-pomme, insoluble dans

Carbonate d’ammoniaque. — Précipité vert-pomme, soluble dans un excès de réactif; la dissolution est d’un bleu verdâtre.

Phosphate de soude. — Précipité d’un blanc verdâtre, insoluble dans un excès de phosphate, soluble dans un excès d’acide phosphorique.

Cyanoferrure de potassium. — Précipité blanc-verdâtre.

Cyanoferrure de potassium. — Précipité jaune- vert.

Tannin. — Pas de précipité.

Sulfhydrate d ammoniaque. — Précipité noir, légèrement soluble dans un excès de réactif.

Acide sulfhydrique. — Ce réactif ne précipite pas les sels de nickel en présence d’un excès d’acide, mais précipite complètement 1 acetate ou les autres sels de nickel en présence d’un acétate alcalin.

Tous les sels de nickel sont décomposables par la chaleur- le sulfate est celui qui résiste le plus longtemps.

Les matières organiques, et pripcipalement l’acide tartrique empêchent l’oxyde de nickel d’être précipité par les alcalis, mais ne s opposent pas à la précipitation des sels de nickel par le sulthydrate d ammoniaque.

CHLORURE DE NICKEL. NiCl.

Équiv. = 812,50 ou 65.

Ce corps peut être obtenu à l’état anhydre, en faisant passer un courant de chlore sec sur du nickel chauffé au rouge ou en calcinant légèrement le chlorure hydraté. 11 est volatil et se dépose en belles paillettes d’un jaune d’or qui ressemblent à l’or mussif; décomposé par 1 hydrogène dans un tube de porcelaine

ïÆæïœ u donne une masse

On obtient le chlorure hydraté en traitant l’oxvde ou le rarhn. kisse^éposïr des' chl.?l'hydri(Iu? 5 la dissolution évaporée

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la fabrication de «s ^SënSliages!1 mCkel U‘ilisée pour

URANIUM.

EXTRACTION DU NICKEL

On retire le nickel d’un arséniure naturel qui a pour formule NiAs; ce corps, appelé kupfernickel, est le minerai de nickel le plus abondant. On emploie aussi pour la préparation du nickel un arséniosulfure de nickel, appelé speiss, qui se rassemble au fond des creusets dans lesquels on fabrique le smalt.

Lorsque l’arséniure de nickel est pur, on en extrait facilement le nickel par une méthode qui consiste à chauffer au rouge sombre, dans un creuset de Hesse, un mélange de 1 partie d’arséniure de nickel, 3 parties de carbonate de potasse et 3 parties de soufre. Le soufre se combine avec le nickel, l'arsenic et le potassium, et il se produit en même temps une certaine quantité de sulfate de potasse. La masse fondue et refroidie est grossièrement pulvérisée et traitée par l’eau qui dissout le sulfate de potasse, l’excès de sulfure de potassium et un sulfarséniafe de potasse, c’est-à-dire une combinaison de sulfure d’arsenic et de sulfure de potassium. L’eau laisse une poudre cristalline, insoluble, douée de l’éclat métallique, qui consiste en sulfure de nickel complètement dépouillé d’arsenic. Pour convertir ce sulfure en sels de nickel puii, il suffît de le traiter par l'acide azotique ou par l’acide sulfurique: on peut aussi le transformer par le grillage en oxyde de nickel et par suite en nickel métallique (M. Wœhler).

Le cobalt et le nickel se trouvent souvent associés dans leurs minerais, et il est assez difficile de les séparer. Une des meilleures méthodes employées pour cette séparation consiste à traiter la dissolution des deux oxydes par l’acide oxalique. Ces deux métaux se précipitent à l’état d’oxalates qu’on dissout dans un excès d’ammoniaque caustique. La liqueur est abandonnée à l’air; àmcsureque l’ammoniaque sedcgagc, l'oxalate de nickel, qui est le moins soluble, se précipite ; quand la dissolution est d’une couleur rouge-groseille bien franche, elle ne renferme que du cobalt. On décante, mais le précipité retenant une petite quantité de cobalt, on le redissout dans l’ammoniaque ; la liqueur abandonnée de nouveau à l’air donne un précipité qui ne contient que du nickel.

UHANIUM. U.

Équiv. = 7a0 ou (!0.

Ce métal acte découvert en 1789 par Klaprolh, dans le minéral qui porte le nom de pechblende. On lui donna d’abord le

nom d’urane. . ,,,

D'autres chimistes firent connaître ensuite divers procédés ae

URANIUM.

préparation de ce produit; mais en 1840, M. Péligot démontra que le corps-que l’on avait pris jusqu’alors pour de l’urane était une combinaison d’oxygène avec un métal qu’il nomma uranium.

L’uranium se présente avec l’aspect d’une poudre noire. 11 est très-combustible et brûle à une température peu élevée, avec une vive incandescence.

Ce métal est peu malléable ; quoique dur, il est rayé par l’acier. 11 a d’abord la couleur du nickel et du fer, mais il jaunit à l’air. Sa densité est égale à 18,4. C’est le corps le plus dense après l’or, le platine et l’iridium. 11 se conserve à l’air sans s’oxyder d’une manière apparente ; il ne décompose pas l’eau à la température ordinaire, mais il se dissout dans les acides étendus en dégageant de l'hydrogène, et produit alors des sels verts d’uranium.

Préparation — On se procure ce corps (sous la forme de culot fondu), en opérant la réduction du chlorure d’uranium à une haute température. A cet effet, on introduit dans un creuset de porcelaine vernissée, du sodium, du chlorure de potassium, puis un mélange bien sec de ce sel avec le chlorure d’uranium à décomposer; le creuset, muni de son couvercle, est placé dans un creuset de terre brasqué, qu’on remplit avec du poussier de charbon et qu’on ferme hermétiquement. L’additiorrdu chlorure de potassium a pour but de rendre la réaction moins brusque et moins vive. Le creuset est chauffé jusqu’à ce que celle-ci se manifeste : on le porte immédiatement dans un fourneau à vent ; on le chauffe au rouge blanc pendant quinze à vingt minutes, et après le refroidissement, on trouve dans le creuset une scorie renfermant des globules fondus d’uranium (Péligot).

Les combinaisons principales qu’il forme avec l’oxygène sont :

Le protoxyde d’uranium .. LO ;

L’oxyde vert-olive U^O'* = UO + U203 •

Le peroxyde d’uranium Us03;

L’oxyde noie U*0»r=(BÏJ)* + U2Q3.

Le protoxyde est le corps qui avait été considéré d’abord comme de 1 uranium métallique. On le prépare en réduisant par l’hydrogène (dans un tube de verre, et sous l’influence d’une chaleur rouge) l’oxalate jaune d’uranium; ainsi préparé, il est pyiophorique : il se transforme à l’air en oxvde noir ; on peut 1 obtenir cristallisé en réduisant par l’hydrogène le chlorure double d uranium et de potassium.

Le peroxyde d’uranium est la base des sels jaunes. Pour l’obtenn a état d hydrate, on traite 1 azotate d'uranium par l'alcool ; la liqueui, évaporée asiccité et reprise par l’eau, laisse c< sous forme d un précipité jaune (M. Malaguti).

i ce corps

c,.9n J,°kljent a 1 état anhydre, en calcinant au bain d’huile, à 2o0°, 1 azotate de peroxyde d’uranium, préalabk

pi T’prlnil nn nnn/it-n /M T n \

et réduit en poudre (M. Jacquelain).

valablement desséché

ZINC

CARACTERES DISTINCTIFS DES SELS VERTS D'URANIUM ( Sels de protoxydes).

Leur dissolution donne avec la potasse, la soude et l’ammoniaque un précipité gélatineux, brun-noirâtre, d’oxyde hydraté. Ce précipité jaunit à l’air, en se convertissant en peroxyde d’uranium.

L’acide oxalique forme, dans les dissolutions vertes, un précipité blanc-verdâtre d’oxalate : L0,C203,3H0.

L’acide sulfhydrique. — Pas d’action.

Suif hydrate d'ammoniaque. — Précipité noir.

L’acide azotique les transforme même à froid en sels jaunes.

CARACTÈRES DISTINCTIFS DES SELS JAUNES D’URANIUM ( Sels de peroxydes).

La dissolution de ces sels donne, avec la potasse, la soude et l’ammoniaque, des précipités jaunes d’uranates alcalins, insolubles dans un excès de réactif.

Carbonate de soude . — Précipité jaune de carbonate, soluble dans un excès de réactif et dans le carbonate d ammoniaque.

Cyanferrure de potassium. — Précipité rouge-brun.

Acide sulfhydrique. — Pas de précipité.

Sulfhydrate d’ammoniaque. — Précipité jaune-brun, presque insoluble dans un excès de réactif.

Tannin. — Précipilé brun foncé (précipité naissant).

Usages des sels d’uranium. — Associés â 1 oxyde de cuivre et à d’autres oxydes colorants, ils fournissent des nuances variées très-recherchées pour la verrerie. On s en sert également pour la coloration de la porcelaine en jaune nankin et en

110|Jn papier trempé dans une dissolution d’azotate de peroxyde d’uranium, séché et conservé dans l’obscurité, puis exposé à la

i • • r i i i * ..a .ni K 1 1 n 1 1 nrn tion

lumière sous un cliché photographique, subit une altération telle, qu’en le trempant dans une dissolution d argent, ce métal se trouve précipilé en noir sur les parties impressionnées pai la lumière (M. Niepce de Saint-Victor).

ZINC. Zn.

Équiv. = 400, 50 ou 32, 52.

po

ches datent du commencement du seizième siecie.

ZINC

L’exploitation du zinc n’est suivie d'une manière régulière que depuis un siècle environ ; elle> a pris un développement considérable depuis une vingtaine d’années.

Propriétés. — Le zinc est solide, d’un blanc bleuâtre ; sa texture est lamelleuse ; la densité du zinc fondu est égale à 6,862; celle du zinc laminé s’élève à 7,215.

Le zinc a une mollesse particulière ; il adhère aux limes avec lesquelles on le travaille; on dit qu’il graisse les lunes. 11 est peu sonore, et assez mou, mais moins que le plomb et l’étain.

Lorsqu’il est très-pur, il se réduit sous l’action du marteau en feuilles minces qui ne se fendillent pas sur les bords. Le zinc du commerce n’est pas aussi malléable que le zinc pur ; à froid il se gerce en môme temps qu’il s’aplatit sous le choc du marteau ; mais à la température de 130 à 150°, il devient malléable, et peut être forgé, laminé et môme tiré en fils trèsdéliés.

A 205°, le zinc devient très-cassant ; on le pulvérise facilement dans un mortier de fer chauffé à celte température.

Ce métal a peu de ténacité ; un fil de zinc de 2 millimètres de diamètre se rompt sous un poids de 12 kilogrammes.

Le zinc entre en fusion à la température de 412° ; si on le laisse refroidir lentement , il cristallise en prismes à base hexagonale. Le zinc peut cristalliser dans un autre système cristallin, et affecter la forme de dodécaèdres rhomboïdaux qui sont semblables aux cristaux de pyrite jaune et de cobalt gris.

(M. Nicklès.)

Lorsque le zinc est fondu, on le réduit aisément en grenailles en le faisant tomber d’une certaine hauteur dans une terrine remplie d’eau.

Le zinc est volatil ; quand on le chauffe au rouge blanc, il entre en ébullition et distille. Cette distillation peut se faire dans un creuset de terre, dont le fond porte un tube de terre qui monte dans l’intérieur du creuset, un peu au-dessus de la moitié de sa hauteur : ce tube passe à travers la grille du fourneau, et vient se rendre au-dessous de celte grille dans un vase plein d’eau. Le creuset doit ôtre seulement à moitié plein de zinc ; on lute avec soin le couvercle et on chauffe au rouge blanc ; les vapeurs métalliques sont chassées de haut en bas, et se condensent dans le tube, qui laisse ensuite couler le zinc dans 1 eau.

, Pn distille aussi le zinc dans une cornue de terre ; pour evi er que le col de la cornue ne s’obstrue, on a soin de faire sortir de temps en temps le zinc condensé dans le col de la cornue, au moyen d une tige de fer, et on le fait tomber dans

Le zinc du commerce n est jamais pur. Il contient à peu près

ii^nheîn,e SOn polds dc corPs étrangers, qui sont surtout le Ç \el ^er j °n Y tl-ouve quelquefois du carbone, du cuivre, ou cadmium et de Parsème.

ZINC

La distillation ne purifie pas complètement le zinc des métaux étrangers avec lesquels il est allié. Le zinc distillé relient encore de l’arsenic, du cadmium et même du plomb. Pour le débarrasser de l’arrsenic, on le fait chauffer au rouge avec t / 5 environ de son poids de nitre, qui oxyde une partie du zinc et transforme l’arsenic en arséniate de potasse : on reprend la masse par l’eau qui enlève tous les composés solubles, et l’on dissout ensuite le zinc dans l’acide sulfurique faible ; le plomb passe à l’état de sulfate insoluble ; le cuivre et le cadmium peuvent être précipités à l’état de sulfures au moyen de l'acide suifhydrique : il reste alors dans la liqueur du sulfate de zinc pur que l’on précipite par un carbonate alcalin : le carbonate de zinc est ensuite réduit par le charbon.

Le zinc ne s’oxyde pas dans l’air sec ; exposé à l’air humide, il se recouvre rapidement d’une couche blanchâtre et trèsmince d’oxyde de zinc, qui est en partie carbonate et qui préserve le reste du métal d’une altération subséquente.

Le zinc chauffé au contact de l’air s’enflamme vers 500°, et brûle avec une flamme blanche dont l’éclat est dû surtout à la présence de l’oxyde de zinc qui est fixe et infusible : un creuset, contenant du zinc que l’on chauffe au ronge, se remplit en peu de temps de flocons lanugineux d’oxyde de zinc.

La planure de zinc, chauffée à la flamme d’une bougie, brûle avec une vive lumière.

Le zinc décompose facilement la vapeur d’eau sous l'influence de la chaleur, et donne de l’hydrogène et de l’oxyde de zinc. La décomposition de l’eau par le zinc commence à être sensible à 100°. Cette expérience peut être exécutée au moyen de l’appa-

Fig. 116.

reil représenté dans la figure 116. Le ziac décompose rcan à

froid sous l’influence des acides, même faibles, et dégagé de

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