OXYDE DE LITHIUM
ou mica rose de Bohême, la minette des Vosges, ainsi crue dans les eaux de Carlsbad.
Davy, ayant soumis la lithine à l’action de la pile, isola le lithium.
C’est un métal blanc, présentant l’aspect et l’éclat de l’argent. Il est très-malléable. Il se conserve bien dans l’air parfaitement sec. C est le plus léger de tous les métaux; sa densité est de 0,5936. Il est plus dur que le potassium et le sodium.
Le lithium et ses composés ont été successivement étudiés par Berzelius, Hermann, MM. Rammelsberg, Muller, Mayer, Bunsen et Matthiessen, et en 1857 par M. Troost, qui a fait une étude complète du lithium et de ses sels.
MM. Bunsen et Matthiessen ont obtenu ce corps en décomposant le chlorure de lithium par la pile.
Il forme avec l’oxygène un oxyde et un peroxyde., comme le potassium et le sodium; il donne également un hydrate indécomposable par la chaleur.
oxyde de lithium (Lithine). LiO.
L’oxyde de lithium, anhydre et pur, est blanc, à cassure cristalline. 11 n’attaque pas le platine, dans lequel il peut être porté à une température voisine de la fusion de ce métal.
Le chlore, le soufre, le phosphore agissent sur la lithine comme sur la potasse et la soude, mais le charbon ne décompose pas l’oxyde de lithium, tandis qu’il décompose la potasse et la soude.
On peut préparer cet oxyde en décomposant l'azotate de lithine dans un creuset d’argent maintenu très-longtemps au rouge; la décomposition est beaucoup plus rapide quand on ajoute du cuivre (M. Hugo Muller).
L’oxyde de lithium se dissout lentement dans l’eau, avec un dégagement de chaleur très-peu sensible. La dissolution est fortement alcaline; sa saveur est très-caustique. La lithine hydratée, chauffée fortement, fond au-dessous du rouge ; refroidie, elle présente une cassure cristalline : elle est onctueuse au toucher; elle attire l’humidité de l’air, mais moins rapidement que la potasse et la soude. Mise dans l'eau, elle s’y dissout lentement. Sa formule est LiO, HO.
Le minéral le plus avantageux pour extraire l’hydrate de lithine est la triphyllinc, minéral assez rare qui contient de 5 à 7 p. 100 de lithine.
M. Troost a indiqué récemment un procédé d’une exécution facile pour l’extraction en grand de la lithine. Ce procédé consiste à fondre dans un fourneau à vent un mélange de
Lépidolithe pulvérisé 1000 grammes.
Carbonate de baryte 1000 —
Sulfate de baryte 500 —
Sulfate de potasse 300
BARYUM.
Le mélange fond facilement, et la séparation se fait d’une manière très-nette. On obtient de la sorte du sulfate de lithine, d’où l’on peut extraire cette base en le décomposant par la baryte.
Lorsque la lithine est obtenue à l’état de sulfate, il est facile de produire ses sels. Le chlorure est préparé en traitant les sulfates par le chlorure de baryum.
Si l’on veut produire l’azotate de lithine, on traite le sulfate par l’azotate de baryte; puis, en évaporant, on sépare par cristallisation l’azotate de potasse.
La lithine caustique peut être extraite facilement du sulfate de lithine, par la baryte.
CARACTÈRES DES SELS DE LITHINE
Potasse, soude, ammoniaque Pas de précipité.
Acide phosphorique Précipité blanc peu soluble.
Acide tar trique Pas de précipité.
Acide oxalique Pas de précipité.
Acide picrique Précipité jaune.
Les sels de lithine, chauffés au chalumeau, communiquent à la flamme extérieure une belle teinte rouge caractéristique.
Le chlorure de lithium est soluble dans un mélange de parties égalés d alcool et d éther; les chlorures de potassium et de sodium ne se dissolvent pas, dans ce mélange.
METAUX ALCALINO-TERREUX
BARYUM. Ba.
Équiv. =856,23 ou 68,50.
Le baryum fut découvert en 1807 par Davv en décomnosant la baryte (protoxyde de baryum) par la pile déC0mp0sant
barvfp^ hvdrnil meftal,en faǰnnant une petite capsule avec de la eu ™ • Æ t *’ î ? ?Çat? danS I’intérieur un globule de merm.înirah-ln n P îe ^ mise sul' une lame métallique en comse rendre danUo ° pô G P0sitif d'une pile; le pôle négatif venait Kyum nou“îfcureun se Produisit ainsi un amalgame de imnSatemênf d’hÔ-i Çréserv® de 1 «^dation, fut recouvert distillation dirw lude de napbte. Cet amalgame, soumis à la rvuniLa^l iVnm nn! u .coruue de verre , laissa un r’ésidu de baplus difficile l0,n de la baryte par la pile est beaucoup
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BARYTE.
Le baryum paraît blanc ou jaunâtre ; sa densité est comprise entre 4 et 5 ; il fond au-dessous de la chaleur rouge, et ne se volatilise pas à la température qui est voisine du point de fusion du verre.
Lorsqu’on l’expose à l’air, il absorbe l’oxygène et se ternit; il décompose 1 eau avec rapidité, dégage de l’hydrogène et produit de la baryte.
rROTOXYDF. DE BARYUM (BARYTE). BaO.
Équiv. = 956,2b ou 713,25.
La baryte anhydre se présente sous la forme d'une matière spongieuse, d’un blanc grisâtre. Elle a une saveur âcre ; elle est vénéneuse, extrêmement caustique, et verdit le sirop de violettes. La baryte est infusible au feu de forge, fusible au chalumeau à gaz hydrogène et oxygène, et indécomposable par la chaleur.
Sa densité est égale a 4.
Quand on l’expose à l’air, elle attire à la fois l'humidité et l’acide carbonique, et se réduit en poussière.
La baryte anhydre jouit d’une grande affinité pour l’eau. Lorsqu’on jette, en effet, quelques gouttes d’eau sur un morceau de baryte, la chaleur produite par la combinaison chimique volatilise une partie de l’eau et peut même quelquefois rendre la baryte incandescente.
La baryte est soluble dans l’eau; à la température ordinaire, ce liquide dissout la vingtième partie de son poids de baryte, et la dixième partie à la température de 100°. Lorsqu’on fait dissoudre de la baryte dans l’eau bouillante et qu’on laisse refroidir la dissolution, on obtient un hydrate de baryte cristallisé en prismes hexagonaux terminés par des pyramides à quatre faces. Cet hydrate a pour formule : BaO,tOHO. Lorsqu’on le chauffe, il entre en fusion, se décompose en perdant 9 équivalents d’eau, et se transforme eu un nouvel hydrate BaO, HO, inaltérable aux températures les plus élevées.
Un autre hydrate cristallisé a pour composition : BaO,8HO (M. Filhol).
Le chlore décompose la baryte de la même manière que la potasse et la soude, chasse l’oxygène cl produit du chlorure de baryum.
Le soufre réagit sur la baryte sous l’influence de la chaleur, et forme, suivant la température, du sulfate ou de l’hyposulfite de baryte et du trisulfure de baryum de couleur verte.
La baryte, chauffée au rouge dans la vapeur de phosphore, se change en phosphate de baryte et en phosphure de baryum.
L’acide sulfurique monohydraté, versé sur la baryte caustique, se combine avec cette base et la porte à l’incandescence. Sous l’influence de l’acide sulfurique, la stronliane, qui pourrait être confondue avec la baryte, ne produit pas de dégagement de lumière.