‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 155 sur 320 · AFGHANISTAN · texte numérisé non relu

AFGHANISTAN

Kaboul Kaboul (Caboul); Logar; Sa/aid-Kouk au pied du haut pic de

ce nom.

Loch m ait Di r , résidence d» pins paissant khan des Jousoflcl; Batchaour ,

siège du chef des RohMar, mélange de planeur a tribus différentes.

Djelalabad DjelalabAd. Les Kheïbtr, tribu nombreuse de Berdourani;

ce sont de terribles voleurs.

Chaehah Ghaznah; Sourmoul , résidence du chef d'une nombreuse tribu

de Ghildii.

Sivi Sivi (Sevi). Les Kakcrs, tribu afghane très nombreuse.

DESCRIPTION DK L'ASIE.

«Si

Kaudah au . Kaodahâr; Meïmoiul , chef- lieu de La tribu Durant nominre

Popaùeï, à laquelle appartient la dynastie qui a régné jusqu'à ces jours. Ourghetsan, chef-lieu de la tribu des Baknksei.

Far a ah F a r r a h (Furrah). Les Ghildji dans le pays d'Oke , et les Noursnr

tribu de Dourani dans le district de leur nom, sont les nomades les plus nombreux de cette prorince.

SISTAN ou SEDJISTAN.

Soc tT. »a Djklalâbâd. D j e 1 a 1 1 b I d (Douchai) ; KotJinou/; RoMxtr. Riahat d'Iixoom-dab. Illoum-dar.

Kaboul , ville de médiocre étendue, bâtie sur les bords du Kaboul , au milieu d'une plaine délicieuse, bien cultivée et très peuplée , dont la beauté et la fertilité ont été célébrées par plusieurs auteurs de la Perse et de l'Inde. Kaboul est environnée d'un mur eu briques. Le Balta-Hissar , bâti sur le sommet d'une colline, est une espèce de citadelle, où le roi a son palais. Ce dernier est vaste et magnifique; il offre trois tours, dont les flèches sont dorées, et une vaste salle soutenue par des colonnes. Une autre citadelle sert de prison d'état surtout pour les princes du sang. Dans le centre de la ville proprement dite, qui est entourée de murailles et de tours, il y a une grande place et quatre vastes bazars à deux étages et voûtés. La plupart des maisons sont en bois; les autres sont en pierres et en terre. Avant les troubles qui agitent le royaume, on accordait 80,000 ha bilans à cette ville, où se trouve une colonie d'Arméniens. Son commerce , naguère si florissant , est bien déchu. Kaboul est regardée comme le plus grand marché aux chevaux de tout l'Afghanistan. Sur le sommet d'une des collines qui environnent celte ville on admire le tombeau de l'empereur Babcr, d'où l'on jouit d'une vue magnifique.

Ghizjtzh, ville très déchue de ce qu'elle était lorsque les sultans Ghaznevides y siégeaient. Tous les beaux monumens élevés par le grand prince Mahmoud, ses bains magnifiques, ses superbes mosquées, ses riches palais, ses beaux et nombreux bazars ont disparu depuis long-temps. De vastes décombres dans les environs, deux minarets de 100 pieds de haut, le tombeau de Mahmoud bâti en marbre et surmonte d'une coupole, ceux de Befoli-le-Sage et de Hakim sunai, et la digue de Mahmoud , sont tout ce qui rappelle la splendeur de cette ville, qui a été pendant deux siècles la capitale de l'empire des Ghaznevides et une des plus grandes et belles cités de l'Asie. Le grand nombre de saints personnages qui y sont enterres l'ont fait nommer par les mahoraétans la seconde Médine ; plusieurs musulmans y vont encore en pèlerinage. On doit ajouter que, malgré sa basse latitude, Ghjzneh est une des villes les plus froides de l'Asie, à cause de la grande élévation du sol sur lequel elle est bâtie. Les relations les plus récentes ne lui accordent que i,5oo maisons.

Kaitoakak, ville fortifiée, au milieu d'une plaine fertile et bien cultivée qui s'étend entre l'Urghendâb et le Tarnak. Bâtie d'après un plan régulier par Nadir-chah, dans le voisinage de l'ancienne, avec des rues bien alignées quoique étroites, Kandahar est une des plus belles villes de l'Asie. Ses maisons sont en briques et en général à plusieurs étages; celles des chefs Duranis qui, presque tous, y ont une habitation, passent même pour être élégantes. Au milieu de la ville se trouve une vaste rotonde voûtée nommée Te ha s sou , garnie intérieurement de boutiques et à laquelle aboutissent les quatre rues principales. Le ci-devant palais royal, la mosquée qui est voisine et le tombeau d Ahmed- chaJk surmonté d'une belle

AKRÉCÉ DE CÉOGRAP11IE.

coupole sont avec le Tchassou ses édifices les plus remarquables. Kandahar a été la capitale du royaume pendant tout le régne d'Ahmed-chah; elle en est encore la première place pour le commerce et pour les fabriques, et celle où l'on frappe la monnaie. En 1809 on portait sa population à environ 100,000 âmes.

Dans le tableau des divisions administratives, nous avons déjà nommé les autres villes principales de l'Afghanistan ; comme elles n'offrent rien de remarquable, il est inutile de répéter ici leurs noms.

Le Sis tan, dont la plus grande partie ne consiste qu'en déserts arides, est partagé entre deux priuct'S qui , avant les derniers troubles , n'étaient que vassaux et quelquefois tributaires du roi de Kaboul. Les deux petites villes de Djelalâbad et Illovmdar, qui en sont leurs capitales respectives, uoffrent rien de remarquable; le sultan d'Illouindar est beloutche d'origine. Le Sistau forma jadis le patrimoine féodal de Koslani, l'Hercule persan, qui, à en croire les écrivains nationaux, vécut plusieurs siècles, et servit pendant long-temps de boulevard à l'Iran contre les entreprises des peuples du Touran.

Royaume de lierai ou du Kh or as s an- Orient al.

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale. Entre 58" et 65°. Latitude entre 33° et 3G°.

CONTINS. Au nord, le Turkcstan. A V est et au sud le royaume de Kaboul. A Vouest, le royaume de Perse ou d'Iran.

FLEUVES. Le sol de ce royaume n'étant qu'un plateau très élevé et peu étendu, presque aucun fleuve ne le traverse entièremenL Seulement plusieurs courans remarquables y ont leurs sources et en arrosent les frontières. Les principaux fleuves du royaume sont : I'Hirjirnd qui se rend dans le lac Zerrah; le Debas qui passe par Balkh dans le Turkeslan; le Teujen qui se jette dans la mer Caspienne.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. Lorsque dernièrement Mahmoud-chah fut détrôné par le gouverneur du Kachemir, il se réfugia à Herat, dont son fils Kamran était gouverneur. U s'y établit, et il paraît qu'aidé par les troupes du roi de Perse, dont il implora le secours, il put s'y soutenir contre les forces des rebelles. On ne connaît pas la division administrative de ce royaume, mais il est probable qu'on y a conservé les anciennes divisions indiquées dans le tableau suivant.

Provinces. CuEKs-Littx, Vili.es et Lracx uts plus remarquables.

Herat. . . . Herat; GorouJje ; Oba.

Siakbard. Siahhand (Siahbnod) ; Goura- Khan ; Kouroum-Khan et Bihboud-Kfutm , petit» bourgs ou gros villages où résident trois khans des Eiizuk*.

IUmiam. . . Baini a m; Deh Sendji; Deh Koundi et Tc/utghouri, petits bourgs ou gro» villages où résident des khan» des Hazarcb.

Herat, ville fortifiée, bâtie au milieu d'une superbe vallée, très peuplée et très bien cultivée; elle a une citadelle, de vastes faubourgs et environ 100,000 habitons , selon l'estimation de M. Christie. Ses rues sont étroites et irrégulières, et ses maisons sont bâties en briques. Le palais du ci-devant gouverneur est un édifice ordinaire, mais ses jardins sont superbes. On doit encore citer la mosquée de Gatats-cddin-Mohammed-Sam , et celle qui porte le nom de Mesdjid-Djouma ou mosquée principale, le tombeau de Kodja-Abdollah-Ansaris et la médressê ou coi- Irge du sultan Hussein, nommée Baïkara. Ce Hussein était un descendant

do Tamerlan qui résidait à Herat à la fin du xve siècle, et qui s'acquit une grande réputation par la protection éclairée qu'il accorda aux lettres. A sa cour fleurirent les historiens Mirkhond et Khondemir, le poète Djami, etc. Herat est le centre d'un grand commerce, et ses fabriques sont nombreuses et florissantes; l'eau de rose qu'on y prépare est plus estimée même que celle de Chiraz. C'est aussi dans cette ville qu'on fabrique les fameux sabres dits de Khorassan.

Les autres villes les plus remarquables du royaume sont : Bamiav , ville de médiocre étendue, remarquable par le voisinage de l'ancienne tiamiam , entièrement abandonnée et consistant eu un nombre prodigieux à'eacavations faites dans le roc. Aboul-Fazel eu compte ia,ooo, y compris celles de mîs environs. On y voit encore deux énormes statues de 5o coudées de haut représentant un homme et une femme , et une autre de 1 5 cou dées,qui parait représenter leur fils; ces statues adhèrent à la montagne et sont posées dans des uiches. Ces imposautes ruines, que M. Hamilton appelle la Thèbts de t Orient, mériteraient bieu que des voyageurs intelligens en fissent le but d'un voyage archéologique. Gounocojh , petite ville importante par les eaux thermales et les mines de fer et de plomb qu'on exploite dans son voisinage; Oba , par ses beaux tains minéraux et par ses carrières de marbre. Voyez le tableau des divisions administratives pour les autres lieux les plus remarquables.

Confédération des Beloutchi.

POSITION" ASTRONOMIQUE. Longitude orientale entro 58° et 67% en ne comptant pas le district isolé de Harrand-Daïel sur l'Indus. Latitude entre a5° et 3o°.

CONTINS. Au nord y le royaume de Kaboul. A Yest , les possessions de Randjit-Singh dans la confédération des Scikhs et la principauté du Sindh. Au sud, le golfe d'Oman. A l'ouest, le royaume de Perse.

Pl^uvtiS. Cette contrée, malgré sa vaste étendue, n'est arrosée par aucun fleuve dont le cours soit bien long, car I'Indus ne baigne que le district de Harrand-Daïel qui est une fraction de sou territoire séparée entièrement de la masse principale. Presque tous ses fleuves sont a setpendant les chaleurs de l'été.

Le-» principaux couraus qui se rendeut dans le golfe d'Oman sout :

Le Nougor, qui descend du plateau du Mekran occidental, et passe par Kassarkand, et Gouttar.

Le Doust , qui est le plus grand fleuve du Beloutchistan , en supposant que le Bhadar (Budur) forme la partie supérieure de son cours. Ce fleuve alors aurait sa source dans le plateau du désert du Sedjestan et traverserait du nord au sud toute la vaste province du Mekran.

Le Pouralit, qui descend du plateau du Djalaouan, et traverse la petite province de Luz en passant par Bela.

Parmi les fleuves qui n'arrivent pas à la mer, nous citerons le Nart, qui passe par Bagh , et reçoit le Kouhi, qui baigne Gaudawâ et Dadar ; il parait être le plus considérable de tous les couraus de cette espèce.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. Le Beloutchistan (Baloochistan), ainsi nommé à cause des Beloutchi qui sont la nation dominante et forment la plus grande partie de sa population, n'est à proprement parler qu'une confédération composée de plusieurs petits territoires, dont les chefs reconnaissent la suprématie de celui qui réside à Kelat. Ce dernier lui-même était vassal du roi de Kaboul et n'est devenu tout-à-fait indépendant que dans ces derniers temps. Après la mort de l'habile et brave Nassir khan, arrivée en 1795, les serdars ou khans les plus puis-

sans, profitant de la faiblesse de son successeur Mahmoud, se dérobèrent à son autorité ; quelques-uns ne la reconnaissent plus que de nom ; d'autres peuvent même être regardés comme tout-à-fait indépendans. Toute la confédération est partagée dans les six provinces suivantes , subdivisée chacune en plusieurs districts dépendant immédiatement des serdars ou chefs. Le territoire qui appartient immédiatement au khan Mahmoud n'embrassait en i8a5 que le district de Kelat et la partie septentrionale de la province de Sara van, la partie basse du Katch-Gandâvâ et le district de Harrand-Daïel.

Pftovitrcu. Chefs-Libcx, Ville* bt Lieux lis plus bemarquable*

Sara van Kelat; Kharan, siège d'an sirdar puissaut; Kvouth (le Queda ? de la

carte de Macartney) dans le district le pins septentrional de la Confédération.

Katch-Gakdàva. . G a n (1 A v A qu'on dît être aussi grande que Kelat, mais mieux bâtie (Cutch-Gundava). et mieux entretenue; c'est la résidence du khan pendant l'hiver;

Dadour; Harrand (Hurrund), chef-lieu du district fertile de ce nom

qui s'étend le long de l'Indns.

Djhalavaw Zoari, on lui accorde a à 3 ,000 maisons. Khozdar, siège d'un sirdar.

Lous. B c I a ; Leyarie.

Mkaratt K e d j è ; on lui accorde près de 3 ,000 maisons; Koussourhottnd , cheflieu du district de ce nom. La plus grande partie de cette vaste province ne consiste qu'en horribles déserts.

KouKisTAtv Pou lira, siège du chef des Ourabhi, tribu de Beloutchî; c'est un

des sirdar* les plus puissaos; on peut le regarder comme tout- à-fait indépendant. Sourhoud, près de riches mines de fer et de enivre.

Kelat, située sur une hauteur et sur le dos même d'un plateau très élevé , au milieu d'un territoire très bien cultivé, mais dont le climat est très froid. Kelat est défendue par un mur de terre flanqué de bastions. Sur le sommet de la partie la plus élevée se trouve le palais du khan, qui y réside pendant l'été. On compte dans la ville près de a,5oo maisons et presque la moitié de ce nombre dans les faubourgs. Elles sont en briques à moitié cuites et en charpente, le tout enduit de mortier de terre. Le bazar est vaste et bien garni de marchandises de toute espèce; mais le commerce a beaucoup diminué depuis qu'un grand nombre des Hindous qui l'exerçaient sont allé s'établir à Kouratchi dans la principauté du Sindh. Néanmoins cette ville est toujours la plus marchande de toute la confédération.

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