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TABLEAU DES POINTS CULMINANS DU SYSTÈME DES ANDES

Toiwe.

ChaIite r»mcir*.n.

Andes de la Patagonie Corcovado (côte occid. de la Patagonie). l,o5o

Andes dn Chili. Descabetado , dans le Chili. 3,Kôo?

V olean dé Maypo. 1*987

Andes dn Pérou Tajora ou Ckipicani près d' A tics. 3^55

Pichtt-Pichu près d'Arequtpa V°9

Folcan d'Arequtpa ou Guagu a - PUtina . i Nevada deSasaguanca, au n.-e. de Lima. a,8oo Chimkorazo. O. 3,35o

IUimut. O. *»7*7

y olean de Pickinea près de Quito. O. 149c

folcan de Cotopaxi. E. a,ojo

y olean a9 Antisana. E. a»99?

Cayambi. E 3, 0-0

Andes de la Colombie Quelques Afeeodb* delà Sierra de Merida. 3,ooo??

Nevado de Mucurhies près de Merida. %5oo? Sdla de Caracas (Cordill. de Veoewela.) i,35o

ChaIku sKConDAiaxs.

Cordillère Orientale du Titicaca. Nevado de Sorata , prè» de Sorata. . . 3,948

Nevado d'Illimani à l'est de La-Pa». 3,753

Cerro de Pototi. a, 5 2 a?

Cordillère deChacbapoyas. . . . "Le point culminant. i,8oo

Chaîne Centrale ou de Quindiu. Nevado de Huila a,8(K>

Pic de Tolima. 2^65

Sierra Nevada de Santa-Marta. . El Picacho et la Horqmeta 3,000?

Ile de la M a r g a r i t a , (Colombie). Le point culminant de l'Ile Margarita. 600? Archipel de C h i I o é , (rép. du Chili). Le point culminant de l'Ile Chiloé. . . . 1,000??

Archipel de Chonos Pic de Cuptana i,5oo

L'Archipel Magellan iqoe. Mont Sarmiento , dans la Terre-de-Peu. 1,000

Le cap Born, daus les Iles Hennîtes. aoo Archipel des Malouines Mont CkatteUux, dans l'Ile Soledad. . 35o

SYSTÈME DE LA PARIME ou de LA GUYANE. C'est moins une cordillère continue, accompagnée de plusieurs chaînons et contreforts bien prononcés, qu'un «groupement irrégulier de montagnes , séparées les unes des autres par des plaines, par des savanes et par d'immenses forêts. Nous y comprenons toutes les hauteurs qui sillonnent le grand espace connu sous le nom de Guyane , partagé entre la république de Colombie l'empire du Brésil et les Amériques Anglaise, Hollandaise et Française. L'Orénoque, le* Cassiquiare, le Rio Negro et l'Amazone en tracent les limites. On connaît encore très imparfaitement la direction des chaînes principales. D'après les cartes les plus récentes que M. Brué a publiées , en «'aidant de tous les renseignemens qu'il a pu se procurer sur cette région encore si peu connue, il parait que la Sierra de Panne, forme le noyau de ce groupe. Cest dans une de ses chaînes que naît l'Orénoque ; ce fleuve la baigne au sud et a l'ouest dans la partie qui parait être la plus élevée. La Sierra de Pari me se prolonge à l'est inclinant un peu vers le sud et prenant les noms de Sierra de Pa~ carainm sur les limites des Guyanes Colombienne et Brésilienne, et de Serra de

Tutn u cumaque , dans les confins de la province brésilienne do Para , où elle paraît se perdre dans tes plaines comprises entre les caps Orange et Nord. Nous proposons de regarder comme une dépendance géographique de ce système les deux chaînons qui s'élèvent près de la rive gauche de l'Amazone dans1 la province de Para entre Alraeirim et Quleiro ; on les connaît sous les noms de Serra Veliia et Serra de Paru.

Le point culminant connu de ce système est le Pic de Duida, haut de i,3oo toises; il est situé au nord d'Esmeralda sur l'Orénoque.

SYSTÈME BRÉSILIEN. Les explorations faites dans ces dernières années ont prouvé combien on avait exagéré la hauteur qu'on accordait aux montagnes de ce système; elles ont aussi beaucoup rétréci ie domaine que les géographes lui assignaient, en le regardant à tort comme une dépendance de celui des Andes. Toutes les véritables chaînes de montagnes se trouvent à l'est de l'Araguay et du Parana; elles commencent après le confluent du Tiété avec ce dernier. Le système brésilien offre trois grandes chaînes, qui courent avec différentes inclinaisons du sud au nord. Nous croyons qu'on pourrait regarder comme la chaîne principale celle que M. Eschwege nomme Serra do Espi nhaço, parce que c'est la plus élevée et celle qui parait être la plus continue; mais elle n'est pas la phis longue; nous proposons de la nommer Chaîne- Cent raie. Elie s'étend depuis la rive droite du San-Francisco jusqu'à l'Uraguay, ou depuis le io" jusqu'au a8° parallèle ; elle traverse du nord au sud les provinces de Bahia , de Minas-Geraes , de San-Paulo et l'extrémité septeutrionale de celle de San-Pedro ; elle touche seulement celle de Rio-dc- Janeiro, la partie septentrionale de la chaîne d'Espiuhaço est aussi connue sous le nom de Serra das Mimas ; dans la partie méridionale de la province de Minas-Geraes on la nomme Serra da Mantequeira. Ses plus hauts sommets sont tous dans la province de Minas-Geraes entre t8° et ai° de latitude. C'est aussi la partie à laquelle les mines d'or cl de diamant ont donné une grande célébrité.

A l'est de la chaîne Centrale ou d'Espinhaço s'étend à -peu près parallèlement à la côte une autre chaîne, depuis le t6° jusqu'au 3o° de latitude. C'est elle que les Brésiliens appellent Serra do Mar ou Chaîne- Maritime , et que relativement aux deux autres on pourrait nommer Chaîne- O rie n taie. Quelques faibles arêtes paraissent l'étendre au nord jusqu'au cap San-Roque. Dans ce long espace elie parcourt avec de très fortes interruptions les provinces de Rio-Grande, de Paraïba, de Pernambuco, d'Alagoa, deScrgipe,de Bahia, d'Espiritu-Santo, de Rio-de-Janeiro, de San-Paulo et de San-Pedro. Celte chaîne ne cède en hauteur qu'à celle d'Espinhaço, à laquelle elle tient par des contreforts qui partent de cette dernière» notamment dans les provinces de Minas-Geraes et Bahia ; ces élévations secondaires sont connues sous les noms de Serra d'Ksmeraldas ou Negra et de Serra Semora.

La plus longue de toutes les chaînes de ce système , mais en même temps la plus basse des trois principales, est celle que M. Eschwege nomme Serra dos Verte n tes , parce qu'elle sépare les afQuens de l'Amazone , du Tocanlin et du Parnahiba de ceux du San -Francisco, du Parana et du Paraguay. La Serra dos Vcrtenles que nous proposons de nommer la Chaîne-Occidentale, s'étend depuis la frontière méridionale de la province de Seara jusqu'à l'extrémité occideutale de celle de Matto-Grosso , en décrivant un demi-cercle immense , et en passant par les provinces de Piauhy , Pernambuco, Minas-Geraes , Goyaz et Matto-Grosso. Dans ce long cours elle prend successivement les noms de Se rra Alegre, Serra de Ibiapaba , Serra de Piauhy, Serra de Taugatinga , Se rra de Tabatinga, Serra de Araras , Serra dos Pirineosaw Serra dos Vertentes proprement dits , Serra de Santa- Marta, Serra dos Bororos, Campos - P a res is et Serra Uructtmanacu. Nous ferons observer que ce n'est que dans sa partie centrale, nommée Pirineos, que celte chaîne atteint une hauteur assez considérable, et qu'à l'ouest de l'Araguay elle n'offre point de chaîne continue et élevée , mais bien une série d'arétes et de monticules qui forment la séparation des eaux , et qui ne sont à proprement parler que les aspérités du plateau peu élevé qui occupe le centre de ('Amérique-Méridionale.

La Serra Borbor ema , dont on ne connaît pas la hauteur, mais qu'on snppose être assez considérable, est un ebainon qui part de la Serra dos Vertentes, dans la partie nommée Serra de Ibiapaba ; elle parait traverser la province de Parahiba en se dirigeant

▼ers le cap San-Roque. A l'ouest de la chaîne dos Vertentes , à partjr d'un nœud qui porto le dodi de Taugatioga , se détache vers l'ouest une chaîne qui bientôt se dirige au uord eu lançant différentes branches vers l est ; elle forme la séparation des eaux qui arrosent la province de Maranhào des affluens orientaux du Tocantin.

De la Serra do Espinhaço se détache un chaînon au sud de Villa-Rica, qui sous les noms de Serra Negra, Serra da Canas tra , Serra Marcello et Serra dos Cris ta es , joint cette chaîne à l'Occidentale ou dos Vertentes.

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