POSITION ASTRONOMIQUE
orientale entre 58° et 67° , en ne comptant pas le district isolé de Harrand- Daiel sur l'Indus. Latitude entre 25° et 30°.
confins. Au nord, le royaume de Kandahar. West, les possessions de Randjit-
Confédêration des Beloutchis.
Longitude Singh ou le royaume de Làhore et la principauté du Sindh. Au sud , le golfe d'Oman. A V ouest , le royaume de Perse.
fleuves. Cette contrée, malgré sa vaste étendue, n'est arrosée par aucun fleuve dont le cours soit bien long , car I'Iivdus ne baigne que le district de Harrand-
PERSE
Daïel qui est une fraction de son territoire séparée entièrement de la masse principale. Presque tous ses fleuves sont à sec pendant les chaleurs de l'été.
Les principaux courans qui se rendent dans le golfe d'Oman sont :
Le Nougor, qui descend du plateau du Mekran occidental , et passe par Kassarkand et Gouttar.
Le doust, qui est le plus grand fleuve du Beloutchistan en supposant que le Bhadar (Budur) forme la partie supérieure de son cours. Ce fleuve alors aurait sa source dans le plateau du désert du Sedjistan et traverserait du nord au sud la vaste province du Mekran.
Le Pourally, qui descend du plateau duDjhalavan, et traverse la petite province de Lous en passant non loin de Bela.
Le Nari, qui passe par Bagh, et reçoit le Kouh i, qui baigne Gandâwâ et Dadour. On pourrait le regarder comme une dépendance du bassin hydrographique de l'Indus, à cause des canaux qui paraissent le mettre en communication avec ce grand fleuve.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRAPHIE. Le Beloutchistan (Baloochistan), ainsi nommé à cause des Beloutchis qui sont la nation dominante et forment la
Provinces.
Saravan
Katch-Gandâvâ . .
(Cutch-Gundava).
DjHALAVAN,
L6us . . . .
Mekran . .
KOUHISTAN.
Kelat, située sur une hauteur et sur le dos même d'un plateau très élevé , au milieu d'un territoire très bien cultivé, mais dont le climat est très froid ; Kelat est défendue par un mur de terre flanqué de bastions. Sur le sommet de la partie la plus élevée se trouve le palais du khan, qui y réside pendant l'été. On compte dans la ville près de 2500 maisons et presque la moitié de ce nombre dans les faubourgs. Elles sont en briques à
plus grande partie de sa population, n'est à proprement parler qu'une confédération composée de plusieurs petits territoires , dont les chefs reconnaissent la suprématie de celui qui réside à Kelat. Ce dernier lui-même était vassal du roi de Kaboul, et n'est devenu tout-à-fait indépendant que dans ces derniers temps. Après la mort de l'habile et brave Nassir-khan, arrivée en 1795, les serdars ou khans les plus puissans, profitant de la faiblesse de son successeur Mahmoud, se dérobèrent à son autorité; quelques-uns ne la reconnaissent plus que de nom; d'autres peuvent même être regardés comme loutà-fait indépendans. Toute la confédération est partagée dans les six provinces suivantes, subdivisées chacune en plusieurs districts dépendant immédiatement des serdars ou chefs. Le territoire qui appartient immédiatement au khan Mahmoud n'embrassait en 1825 que le district de Kelat et la partie septentrionale de la province de Saravan , la partie basse du Kalch-Gandàvâ et le district de Harrand- Daiel.
moitié cuites et en charpente , le tout enduit de mortier de terre. Le bazar est vaste et bien garni de marchandises de toute espèce ; mais le commerce a beaucoup diminué depuis qu'un grand nombre des Hindous qui l'exerçaient sont allés s'établir à Kouratchi dans la principauté du Sindh. Néanmoins cette ville est toujours la plus marchande de toute la confédération, et en est la capitale; elle compte environ 15,000 habitans.
Chefs-Lieux, Villes et Lieux les plus remarquables.
Kelat; Kharan, siège d'un serdar puissant ; Kvoulh (le Queda? delà carte de Macartney) dans le district le plus septentrional de la Confédération.
Gandàvâ qu'on dit être aussi grande que Kelat, mais mieux bâtie et mieux entretenue; c'est la résidence du khan pendant l'hiver; Dadour; Harrand (Hurrund), chef-lieu du district fertile de ce nom qui s'étend le long de l'Indus.
Zouri; onluiaccorde 2 à 3000 maisons. Khozdar, siège d'un serdar. Bela; Leyarie.
Kedjè; on lui accorde près de 3000 maisons; Koussourkound, cheflieu du district de ce nom. La plus grande partie de cette vaste province ne consiste qu'en horribles déserts.
P ou h r a , siège du chef des Ourabhi, tribu de Beloutchis ; c'est un des serdars les plus puissans ; on peut le regarder comme tout-à-fait indépendant. Sourhoudj près de riches mines de fer et de cuivre.
ASIE
position ASTaoNOMiQUE. Longitude orientale, entre 47° et 80°. Latitude, entre 36° et 51°.
confins. Au nord, les territoires des Kirghiz vassaux de l'empire Russe. A Y est, leThian-chan-pe-lou , le Thianehan-nan-lou et le Baltistan, pays compris dans l'empire Chinois. Au sud, les royaumes de Làhore, de Kaboul, de Kandahar et de Perse. A Y ouest , la mer Caspienne et le territoire des Kirghiz de la Petite-Horde , vassaux de l'empire Russe.
PREUVES. On connaît encore très imparfaitement le cours des fleuves de celte vaste région; ils aboutissent tous à des lacs intérieurs, dont les deux plus grands ont le titre de mers.
Dans la MER d'ARAL se rendent :
L'Amou-Daria (XOxus des anciens, dit aussi Djihoun , formé par l'union du Bolor et du Badakchan. M. le capitaine Burnes, regarde le Bolor (Zour-Ab , Dervazeh) comme la branche principale, et le Badakchan comme son affluent à la gauche : nous suivons son opinion. Le Bolor prend sa source dans les hautes alpes nommées Bolor, passe par Bolor, traverse le Dervazeh, passe près de Ouakhan (Wakhati) , de Huzrulinam , de Termedz (Tirmez),de TchardjouiCharjooce), baigne Khiva , Ourghendj et Konrad , et après s'être divisé en deux bras principaux et plusieurs secondaires, il se jette dans la mer d'Aral. Le prétendu aifluent de l'Amou , qui passe par Samarcande et par Boukhara est, selon M. deMeyeudorf, une rivière entièrement indépendante de ce fleuve, qui est le plus grand de toute cette contrée. Dans lekhanatde Khiva, ses eaux reparties entre un grand nombre de canaux rendent très fertile le territoire qu'elles parcourent. Ses principaux affluens à la droite sont: le Kafer-nlhan(Hissar) ; il traverse le Khanatde Hissar, en passant peu loin de la ville de ce nom ; et le To upàlak, ».(ui baigne Delà Nou. Ses principaux affluens à la gauche sont : le Badakcha n , qui baigne Badakchan oulrzàbâd; XA k-s urra i, qui passe près de Koundouz ; enfin le Khouloum (Khooloom), qui passe près de Heïbuck et baigne Khouloum.
Le Syr-Daria (le Jaxastes des anciens) dit aussi Siiioun est le second fleuve du Turkestan. Selon les renseignemens que nous devons à M. Klaproth, la partie supérieure de son cours porte le nom de Narym ; sa source est dans les hautes alpes des Thian-chan ou Monts Célestes, au sud de l'angle sud-ouest du lac Tcmourtou-noor ou Issi-koul, dans le pays des Kirghiz montagnards fourni? l'empire Chinois. Le Narym a des af-
fluens considérables. A environ 100 lieues audessus de son embouchure, dans la mer d'Aral , le Kouwan s'en détache. Cette branche, dans le milieu de son cours, se partage aussi en cinq rameaux ; ils se réunissent ensuite, et un peu plus bas ils forment un grand nombre de lacs de diverses grandeurs. Selon M. de Meyendorf, le S.vr, à peu de distance de son embouchure , se rejoint au Kouwan par un petit ruisseau. Il baigne Kodjend, Tounkat et Otrar; il passe peu loin au nord de Khokand , et à quelques milles à l'ouest de Tachkend.
Les principaux fleuves qui entrent dans les LACS de moindre étendue sont:
Le Sara-sou , qui traverse le pays des Kirghiz de la Grande Horde et se jette dans le lac Teleskoul.
Le Tcuoui , qui vient de la Dzoungarie dans l'empire Chinois : il sort du lac Issi-koul, entre dans le Turkestan , traverse dans celte contrée le territoire des Kirghiz de la Moyenne Horde et de la Grande, et se jette dans le lac Kaban-Koulak ou Bei-le-koul.
Le Kohik, dit Kouwan à Samarcande ; dans la partie inférieure de son cours , il prend le nom de Zer-A fchan dans les environs de Boukhara, et passe par Kara-koul; c'est peut être le Sogd des anciens géographes-, selon M. Burnes, c'est le Polylimetus; au lieu de se jeter dans l'Amou, comme on le représente encore sur toutes les cartes et dans les géographies , ce fleuve entre dans le lac de Kara-koul ou Dendjs (Dengis), après avoir traversé la plus belle partie du khanat de Boukhara ; il prend sa source dans une des branches du Belour, au-dessus de Fani.
La rivière de Karciii (Kachka ou Chersebz) , dont le cours est très borné en comparaison des fleuves précédens, traverse le florissant khanat de Chersebz et partie de celui de Boukhara , où il parait se perdre dans un lac ou bien au milieu des sables. 11 passe près des villes de Chersebz, de Karchi et de Kourchi ; au-dessus de Karchi , il prend le nom de Kachka.
Le Mocrgâb (Moorgaub) naît dans les montagnes du pays des Hazarch , traverse leMourgâb, baigne Merou-Roud et fertilise toute la partie du désert qui forme la Grande Oasis de Mcrve ; enfin il se perd dans les sables.
Le Tedjend vient du Khorassan , traverse le Kouhistan et l'Oasis de Charakhs (Shurukhs), où il se perd dans les sables du désert , au lieu de se rendre dans la mer Caspienne , comme le représentent toutes les cartes et le décrivent toutes les géographies. Cette erreur grave a été produite par l'opinion qui regardait le Tedjend, XAtlrack et le Gourgan, qui forment des bassins differens, comme ne formant qu'un seul et même courant, qu'à tort on regardait comme correspondant à XOchus des anciens.
religion. La presque totalité des ha-