MOULTAN
Moultan Moultan; Choudjoudbdd\S\\oo\y\d\>î\A).
Leïa. Leia.
Dera-Ismaïl-khan . . Dera-Ismaïl-khan.
Dera-Ghazi-khan. Dera-Ghazi-khan.
Bahàwàlpour La seule partie située à la droite du Setleje.
Làhore (Lâhor) , sur le Ràvi , au milieu d'une campagne fertile et assez bien cultivée, grande ville, jadis une des résidences des grands-mogols et capitale de la province de son nom, actuellement capitale du puissant royaume fondé par Randjit-Singh. Quoique très déchue de son ancienne splendeur, elle est encore assez peuplée, commerçante et indus-
trieuse. De vastes ruines indiquent l'étendue de l'ancienne ville; les mosquées et les tombeaux y restent, au milieu des champs cultivés, comme des caravanserais dans la campagne. La cité moderne occupe l'angle occidental de l'ancienne; elle est entourée d'une forte muraille ; ses rues sont étroites, sales et puantes; son bazar est mesquin , mais ses maisons
JXDE.
ont plusieurs étages La magnifique mosquée -principale , bâtie par Avrangzeb, est devenue un magasin à poudre. On y admire encore le magnifique palais de granit rouge construit par Akbar et augmenté par ses successeurs. On ne connaît pas la population de cette ville, mais il paraît qu'elle peut s'élever à 100,000 âmes ; le capitaine Burnes ne lui en accorde que 80,000.
Dans ses environs immédiats on voit le mausolée de Djihdng-hir; c'est un magnifique carré de 66 pieds de long, bien conservé, quoique inférieur au Tadj-Maliâl d'Agra; il est tout revêtu de marbre blanc, orné de riches et vives mosaïques nuancées de mille couleurs et recouvert d'inscriptions à la louange du conquérant-, une muraille de 2400 yards forme l'enceinte extérieure. Au sud de celui-ci s'élève le tombeau de Nour-djihdn-Begoum, autre beau bâtiment quoique plus petit que le précédent. On doit aussi nommer le C h a lina /'(Shalinar) ou le jardin de Chdh-dj ihân , un des plus beauxde l'Orient; il est assez bien conservé. On y admire trois magnifiques terrasses, disposées parétages, le long canal creusé pour alimenter les 450 jets d'eau destinés à rafraîchir l'atmosphère , et le superbe /// de marbre, dit de l'empereur, que Randjit-Singh a fait restaurer il y a quelques années.
Plus loin et à 32 milles à l'est deLàhore, on trouve Amretsir, nommée anciennement Tchak et plus tard Ramdaspour, grande ville que M. Burnes dit être mieux fortifiée que Lâhore, et défendue par la forte citadelle de Govindghur, avec des rues étroites et des maisons en général assez bien bâties. C'était la capitale de la Confédération, et elle est encore le siège principal de la religion de Nânek, ainsi que le grand entrepôt du commerce du royaume , surtout des châles , du safran , des marchandises de l'Hindoustan et du sel gemme qu'on tire des mines de Dadunkhan. On y remarque VAmretsir (bassin du breuvage de l'immortalité) d'où cette ville a pris son nom. C'est un étang construit en briques et élégamment décoré , au milieu duquel s'élève le temple dédié à Gourou-Govind Singh. Dans ce lieu sacré, l'on voit placé sous un dais de soie le livre des lois écrit par ce réformateur de la religion de Nânek. Il est desservi par 500 à 600 ahalies ou prêtres. Le Nuhr, canal long *t étroit dérivé du Ràvi, la met en communication avec Làhore.
C'est dans la citadelle de Govindghur que ie roi conserve ses trésors et qu'il a établi
un hôtel des monnaies. La population d'Amrelsir s'élève à 100,000 âmes.
Kachmir (Kachemir, Cachemire), nommée aussi Serinagar, mot indien qui signifie habitation du bonheur , ca-.
pitale de la province de Kachemir, grande ville industrieuse, jadis très peuplée, mais déchue et mal bâtie , avec des rues étroites et sales; elle est située sur les bords du Djilem, qu'on y passe sur cinq ponts de bois. Plusieurs maisons ont trois étages et des toits recouverts d'une couche de terre, qui en été se couvre de fleurs. Cette ville, renommée par la beauté de sa situation, par la douceur de son climat et par les beaux châles qu'on y fabrique, n'offre aucun bâtiment qui soit vraiment remarquable , si ce n'est le palais que les grands-mogols avaient fait bâtir près du lac Dak ou de Kachemir, qui, auprès du faubourg, se réunit au Djilem, par un canal étroit. C'est dans ce palais magnifique que les empereurs de l'Inde passaient une partie de l'été. En 1809, on accordait à Kachemir 150,000 habitans , malgré l'état peu florissant de ses manufactures et de son commerce ; les troubles qui depuis lors ont agité cette belle province , et surtout la mauvaise administration qui a fait émigrer un grand nombre d'habilans, doivent l'avoir réduite à 60,000 tout au plus.
Peichaouer , située au milieu d'une grande plaine de la province de ce nom , dont elle est la capitale. Les rois de Kaboul y résidaient quelquefois dans le Bâlâ-Hissâr , vaste édifice, avec de beaux jardins , situé dans le fort qui défend la ville; il a été détruit pendant une des invasions des Seïkhsj c'était, avec le caravanserai principal , le bâtiment le plus remarquable. Avant les troubles qui agitèrent ce pays , autrefois si riche et si florissant par son commerce et par son agriculture , Peichaouer avait une école mahométane très fréquentée à cause de sa grande célébrité. En 1827 , cette ville était occupée par les troupes de Randjit-Singh , qui les a retirées depuis ; niais le petit royaume dont cette ville est la capitale est, comme nous l'avons déjà dit, vassal et tributaire de ce prince. Il est probable que sa population actuelle ne s'élève pas à 70,000 âmes f quoique M. Elphinstone, en 1809, la portait à 100,000.
Moult an, à quelque distance du TchU
nab, dans une plaine assez bien cultivée , grande ville , assez bien bâtie , très ancienne et très déchue , jadis capitale de la vaste province de ce nom; nous la regarderons avec MM. Burnes et Larenaudière , comme occupant remplacement de la capitale des Malli du temps d'Alexandre; Rennell la place à tort près du Ràvi, à Toulamba. Moultan est défendue par de très hautes murailles et par une citadelle ; elle conserve encore quelques bàtimens remarquables, entre autres le magnifique tombeau de Roukui-Allum. Les déprédations des Afghans , des Maharattes et des Seikhs avaient singulièrement diminué la population , l'industrie et le commerce de cette ville autrefois si florissante , et une des plus célèbres par son université mahométane. Cependant, depuis qu'elle est passée sous la domination de Randjit-Singh, ses manufactures sont redevenues florissantes , son commerce a repris une nouvelle vie et sa population s'élève déjà à 60,000 âmes. Le capitaine Burnes la signale déjà comme pouvant être un jour l'entrepôt du commerce par la voie de l'Indus avec les contrées du Pendjàb et les pays limitrophes.
Nous nommerons encore , à cause de leur importance sous plusieurs rapports , les villes suivantes :
Dans \e Ldhore : Dadun-Kha*, peu loin de la rive droite de Djilem, petite ville d'environ 6000 habitans-, c'est dans son voisigagc, à Keora, qu'on exploite de riches mines de sel gemme. Rotas sur une montagne , à quelques milles à l'ouest du
Djilem-, c'est une des plus fortes places de l'Inde, dont la construction dans le xvie siècle dura 12 ans et coûta plusieurs millions. Manikyala, petit village, que M. Burnes croit oc cuper l'emplacement de Taxila. Son tope ou tombeau , décrit primitivement par M. Elphin stone, et depuis par M. Ventura, a excité un grand intérêt. Ce monument qui, dans sa partir inférieure, offre un style qui rappelle plutôt la Grèce que l'Inde , a la forme d'une vaste coupolr construite en pierre ; elle a 70 pieds de haut et 150 pas de circonférence. MM. Court et Allard font remonter ce monument à un temps plus ancien que celui d'Alexandre -, ils se fondent principalement sur ce que les médailles qu'on y s trouvées offrent une figure assez semblable au trident de Neptune , qu'on aperçoit sur les pierres des monumens de Persepolis. Ni M. Burnes, ni les deux officiers français, que nous venons de nommer n'ont pu se procurer des mé dailles d'Alexandre. Un édifice semblable au tope de Manikyala a été découvert à Raouil-Pindi dans cette province ; un autre à 5 milles de Kaboul ; ce dernier est presque entièrement ruiné. Le top<qu'on a découvert dans la gorge de Khyder est très bien conservé , plus haut et plus granu que celui de Manikyala.
Dans le Ko uliis tan nous ne nommerons que Kot-Kangra et Koumla , villes très importantes parleurs fortifications , qui dans le pays passent pour imprenables.
Dans YAfghanislan : Attock, à la gauche de l'Indus , au confluent du Kaboul, petite ville de 2000 habitans, regardée à tort comme une forteresse, mais cependant très importante sous le rapport militaire à cause de sa position et de son pont de bateaux sur l'Indus.
Dans le Moultan : Dera-Kuazi-Khan , assez grande ville, peu éloignée de la rive droite de l'Indus, chef-lieu du fertile district de ce nom. qui sert de cantonnement à 5 régimens de cavalerie de ''armée régulière de Randjit-Singh
Royaume de Népal (Nepaul).
confins. Par les cessions faites en 18 1 5 à l'empire Anglo-Indien et à son allié le prince de Sikkim , ce royaume se trouve resserré entre le Kàli à l'ouest et le Konkî à l'est. Ses limites actuelles sont : au nord, le Tibet, compris dans l'empire Chinois. A Vest, la principauté de Sikkim . Au sud et à Y ouest, le territoire de l'empire Anglo-Indien.
fleuves. La Gogra avec son affluent
Kâli ; le Gandack (Gunduck) et le
Koussy Gaisge.
qui tous sont des affluens du
DZVZSIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRAPHIE. Ce royaume est partagé en 0 districts très inégaux, dont quelques-uns offrent beaucoup de subdivisions. Nous donnons les principales avec leurs lieux les plus remarquables dans le tableau suivant :
Districts.
Chefs-Lieux , Villes et Lieux les plls remarquables.
Népal proprement dit. Katmandou-, Zâ/#a-P<z/«7z;2?/iateo^^ Pays des 24 radjas . . Gorkha-, Galcol; Argha; Malebun. Pays des 22 radjas. Chhilli; Chinachin; Gurdon; Taclagur.
Marwânpour Makwànpour (Muekwanpoor) , forteresse importante, jadis capitale d'un
des étals les plus puissans de cette contrée.
Pays drs Kirâts .... Divisé en un grand nombre de petits chefs; les Kirâts (Kirauts) sont fréquemment nommés dans les légendes indiennes.
INDE
Khâtâng H i (1 à n g ; Rdwâh.
TchIyenpour. Tchâye npour (Chayenpoor) , place fortifiée.
Sàptaî (Tanakpoor) . . Nàràgàri; Djdndkpour, célèbre dans les mythes des Hindous.
Morang (Morung). Vidjâyàpour; Sorabâgh; Tchdttrd.
Katmandou (le Goungoulpâtân des anciens livres, le Yendaïse des Pàrbatties et le Kâihipour des montagnards), ville de moyenne étendue, arrosée par le Bichenmatty. Ses rues sont étroites et sales, ses maisons d'une vilaine apparence; plusieurs ont jusqu'à 4 étages.
Le palais du roi, bâtiment assez grand, est l'édifice le plus remarquable. Kàtmàndou qui, jusqu'à 1768 , n'était la capitale que du Népal proprement dit, est devenue depuis cette époque la résidence des radjas de Gorkah qui en ont fait la conquête. M. Hamilton lui accorde une population approximative de 20,000 âmes.
Dansses environs immédiats on trouve lesimpor-
Principautés du Si
confins. Cet état , qui n'est qu'un démembrement du royaume de Kaboul , dont il était naguère vassal , a pour limites : au nord, le Beloutchistan et le royaume de Làhore ou la prétendue Confédération des Seikhs. A Vest, les états vassaux de l'empire Anglo-Indien dans l'Adjmir et la province de Katch (Cutch). kusud, celte dernière et le golfe d'Oman. A Vouest, le Beloutchistan.
fleuves. Toute la partie inférieure de I'Indus. Voyez-en la description donnée à la page 721.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRAPHIE. M. le capitaine Bûmes remarque avec raison que l'on a appliqué à tort aux princes qui dominent à Haîderàbàd ce qui appartient proprement aux trois branches de la même famille qui partagent entre elles la possession de la plus grande partie du Sindhy. Cette puissante famille, is^ue de la tribu beloutchi Taîpouri , est divisée depuis plusieurs années en trois branches qu'on distingue par les noms de leurs principautés respectives : ce sont la branche de Haïderâbâd , celle de Kirpour et celle de Mirpour. Les deux premières sont entièrement indépendantes l'une de l'autre ; la troisième dépend sous certains rapports de celle de Haîderàbàd, dont ses possessions ne sont que des enclaves. Elle est en outre de beaucoup la moins puissante. Ce sont ces trois principautés
tantes villes de Lâutâ.-P1tâ.n, sur le Bhâgmatty, autrefois capitale du royaume ; elle paraît avoir 24,000 habitans ; Biiatgong, autre ancienne capitale , mieux, bâtie et plus étendue que Katmandou, et importante par son industrie et surtout par ses temples, ses écoles et ses bibliothèques. Nous nommerons encore parmi les villes les plus' remarquables : Noa-Kote , qu'on regarde comme la mieux bâtie de tout le Népal; elle est importante par sa position et par le voisinage du Dhayabung, et du célèbre pèlerinage de Nilkantha, un des plus élevés ; Gorkha , capitale de la principauté de ce nom , et siège primitif dr la famille régnante , qui , dans la seconde moitié du dernier siècle , a fait la conquête de tout le Népal. On lui accordait 2000 maisons lorsque les princes Gorkba y résidaient-, on la dit beaucoup décime depuis que ses princes résident à Katmandou.
ndhy (Sinde; Shid ).
qui forment le véritable triumvirat du Sindhy et non les princes qui se partagent la principauté de Haîderàbàd , comme on le croit généralement , et comme nous l'avons dit nous-même dans la première édition de cet Abrégé, induit en erreur par les plus imposantes autorités. Nous ferons même observer que le prétendu triumvirat de Haîderàbàd, après avoir été une tétrarchie à son origine , en 1786 , était réduit par la mort successive de trois frères à une véritable monarchie pendant les dernières années du règne de Mourad-Ali-khan, qui vient de mourir. Ce n'est qu'après la guerre civile qui la désole aujourd'hui, qu'on pourra dire si la principauté de Haîderàbàd est un duumvirat ou une ?nonarchie , selon que les deux prétendans principaux la partageront entre eux ou que le plus fort subjuguera tous ses rivaux. Outre les trois principautés que nous venons de nommer, il y a celle de Bahaoulpour , dite aussi Daoudpoulra , qui occupe toute la partie septentrionale du Sindhy. Elle est entièrement indépendante du triumvirat; mais Randjit-Singh lui a enlevé toute la partie de son territoire située à la droite du Setledje. Les divisions administratives de ces quatre états sont trop nombreuses et trop peu importantes pour nous permettre d'en offrir le tableau. Nous nous borne rons à décrire la ville capitale de chacuu
ASIE
et à indiquer ensuite les villes qui plus que les autres méritent d'être mention-
nées- , .. f . , „ ,
Principauté de Haiderab ad.
Nous nommerons d'abord HaïderâbÀd , qui en est la capitale, car elle est la résidence des princes régnans , qui prennent le titre fournir, corruption d'omras. Nous ferons observer avec M. Reinaud que ce mot arabe est le pluriel d'émir ou chef, de même que nabab est le pluriel de naïb ou lieutenant, et que les dignitaires indiens, par un orgueil bizarre, sont dans l'usage de mettre au pluriel le mot qui désigne leurs fonctions. L'industrie des habitans de cette ville se distingue surtout dans la fabrication des armes. Haïderàbâd est une ville fortifiée, située sur une ile formée par î'Indus et le Foullali, une de ses branches. Elle n'offre aucun bâtiment public vraiment remarquable, à l'exception du tombeau de Gholâm-châh , le fondateur de la dynastie régnante; cet édifice se trouve sur une colline, au sud du fort qui protège la ville, et où résident les oumirs; on y garde des trésors immenses, consistant surtout en rubis, diamans, perles, émeraudes, lingots d'or et argent monnayé; ces princes , dit M. Burnes , possèdent la plus riche collection d'armes qui existe au monde. M. Hamilton n'accorde que 15,000 habitans à cette ville, nombre qui nous paraît bien petit pour l'époque actuelle ; aussi le capitaine Burnes lui en accordet-il 20,000.
Les autres villes les plus remarquables de l'état sont: Tâttâ, sur les bords de I'Indus, grande ville, autrefois très industrieuse et très commerçante lorsqu'elle était la capitale du Sindhy ; maintenant elle est presque déserte et ne contient, selon M. Hamilton, que 15,000 habitans; elle parait correspondre à la Pattala d'Alexandre. A environ un mille de ses murs, à l'ouest, s'élève , au milieu d'un grand nombre de tombeaux, le mausolée de Mirza-Isd , que M. Hamilton regarde comme un des plus beaux édifices de ce genre. Plus loin , en remontant I'Indus , on trouve une autre colline couverte de mosquées et de tombeaux mabométans d'une étendue considérable. Korâtchi iCurachi) , assez grande ville avec un port, détendu par une forteresse ; c'est la ville la plus riche et la plus florissante de l'état , et l'entrepôt d'un commerce assez considérable entre les royaumes de Kaboul et de Làbore, la Perse, l'Inde et le Beloutchistan. 11 est probable que sa population, qu'en 1809 on portait à 13,000 âmes, s'élève maintenant au-dessus de 15,000. En re-
montant I'Indus on trouve :Hala, ville assez considérable de 10,000 babitans-, Sihouan (Sebwun, Sewistan), renommée dans toute l'Inde mahométane par le tombeau de Lab-Chab-Baz , visité par un grand nombre de pèlerins. MM. Burnes et Larenaudière , regardent cette ville comme correspondant à la capitale de Sambus, radja des montagnards indiens mentionnés dans l'expédition d'Alexandre. On y remarque un vieux château ruiné , qui domine la ville et qui remonte au temps des Grecs -, c'est peut-être la construction la plus curieuse de tout le bassin de I'Indus. C'est un tertre baut de 60 pieds, évidemment ouvrage de l'art , entouré depuis sa base d'un mur en briques-, sa forme est un ovale de 1200 pieds de long sur 730 de large. L'intérieur présente un monceau de décombres, jonebés de fragmens de poterie et de briques. Toute cette masse vue d'un certain côté ressemble au dessin de la tour du Madjilebi à Babylone que M. Rich a décrite. Les habitans l'attribuent au siècle de Bader-oul-Djamal , fée puissante à laquelle on fait honneur de tout ce qui est ancien ou merveilleux dans le Sindhy. Enfin , à la droite de I'Indus, et au milieu du fertile district entrecoupé de canaux et nommé Tchandkoh (Chandkoh;. on doit mentionner Liiarkhana (Lharkbanu), ville assez florissante avec un petit fort et 10,000 habitans. A la gauche de I'Indus , mais dans le désert nous nommerons : Oumercote, importante forteresse que les Talpouri ont enlevée au radja de Djoudpour; et Parinac.gar (Parinuggur) très petite ville, chef-lieu du Parkar (Parkurj, espèce de péninsule qui s'avance dans le Rin, et renommée par Yidole Goritcha (Gorcccha) , qui y attire tous les ans un grand nombre de pèlerins.
Principauté de Khirpour. Khirkujr (Khyrpoor), ville de médiocre étendue située sur un canal dérivé de I'Indus ; c'est la capitale de l'état ; elle compte 15,000 habitans. Dans ses environs et dans un rayon de 25 milles, on trouve toutes les villes les plus remarquables de cette principauté, savoir : Rori (Roree) , à la gauche de I'Indus, Bakkar (Bukkur) surunilot, cLSakkar iSukkurl à la droite de ce fleuve; ce ne sont pour ainsi dire que des parties d'une même ville , dont la population s'élève à 12,000 âmes. Bakkar est une forteresse peu considérable, qui pourrait devenir de la plus haute importance par sa position. Dans les environs immédiats de Rori on voit les ruines d' Allore , que M. Burnes regarde comme situées sur l'emplacement de la capitale de Musicanus. Cuikarpour CShikurpoor) , dans un territoire très fertile auquel elle donne le nom et qui est traversé par des canaux dérivés de I'Indus, c'est la ville de la plus commerçante et la plus peuplée du Sindhy ; sa population parait s'élever à 25,000 âmes.
Principauté de Mirpour. C'est la plus petite du Triumvirat ; elle ne contient que de très petites villes. Sa capitale même, Mirpour (Meerpoor), située à la droite du Baggar, est une ville qui n'offre rien de remarquable, et dont la population ne va pas au-delà de 10,000 âmes.
Principauté de Bahaoulpour. Ah- MEDrouR (Ahmedpoor), petite ville d'environ 9000