‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 10 sur 628 · PLAN DE L'ABRÈGÉ DE GÉOGRAPHIE · texte numérisé non relu

PLAN DE L'ABRÈGÉ DE GÉOGRAPHIE

Tout le traité est divisé en deux parties distinctes, et à l'exemple d’un célèbre géographe nous les nommons Partie des principes généraux et Partie descri tive. Dans la première, qui est de beaucoup la moins étendue, nous exposons en treize chapitres, toutes les notions les plus indispensabies que la géographie emprunte à l’astronomie, aux mathématiques, à la géologie, à la physique, à l’histoire naturelle, à l'anthropologie, à la linguistique, à la statistique et à l’économie

litique. Un de ces chapitres, et le plus ong, est entièrement consacré aux définitions, qui, en géographie, comme dans les

p- autres sciences, doivent toujours précéder

l'exposition des théorèmes. La partie descriplive est partagée en cinq grandes sections, correspondant aux cinq parties du monde. Chaque section se subdivise en géographie générale etea géographie particulière.

La géographie générale comprend, dans deux chapitres distincts pour cha-

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que partie du monde : 1° la geographie ghost ue; 2° la géographie politique.

oici les articles qui composent la géographie physique : position astronomique, dimensions, confins, mers et golfes, détroits, caps, presqu’iles, fleuves, lacs, îles, montagnes, plateaux, volcans, vallées et plaines, déserts , steps et landes, climats, minérauæ, végélaux, animaux. Les articles qui forment la géographie politique sont intitulés: superficie, population, ethnographie, religion, gouvernement, industrie, commerce, état social, divisions politiques et géographiques.

La géographie particulière com rend autant d'articles qu’il y a de grands états ou de grandes régions géographiques à décrire. La description particulière des principaux états de l’Europe se compose des articks suivans : position astronomique, dimensions , confins, Pays, montagnes, îles, lacs, fleuves, canaux, grandes routes, et quelquefois chemins de fer, ethnographie, religton, gouvernement, division administralive, judiciaire, etc., places fortes et ports militaires, industrie, commerce, topographie, possessions.

Un tableau statistique précédé d’observa-

INTRODUCTION

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tions nombreuses complète la description de chaque partie du monde, en exposant daus ses colonnes le titre de chaque état, sa superficie, sa populalion absolue et r'elalive, son revenu, sa dette, et ses forces militaires. Nous avons placé la description physique et politique de chaque partie du monde à la tête des descriptions particulières des états ou des grandes régions qui lui appartiennent, parce que c’est le seul moyen de présenter dans leur ensemble les grands traits de la surface de la terre, et de conserver aux nations et aux grandes régions physiques toute leur physionomie. Nous croyons que rien de vraiment important pour un traité élémentaire n’aura été omis dans ces descriptions, et que le lecteur qui voudra se rendre familières les diverses notions qui y sont exposées, n'aura aucune dilficuité à caser dans sa mémoire toutes les découvertes qu’on pourrait faire à l’avenir , et tous les changemens qui résulteront de la marche rapide de la civilisation.

Nous allons maintenant parcourir tous les titres des subdivisions, tant des principes généraux que de la géographie générale, physique ct politique, et de la géographie particulière, qui peuvent nous suggérer quelques observations utiles.

SI. Principes généraux de géographie.

La multiplicité des objets qu’embrasse la géographie oblige ceux qui entreprennent d'écrire sur cette science à invoquer souvent les secours de plusieurs sciences auxiliaires. Nous avons pensé que des notions claires et précises sur ies points les plus importans étaient tout ce qu’il convenait d'emprunter au dehors pour ne pas faire de la géographie une mosaique informe composée d’une dizaine d’abrégés incomplets de sciences différentes. Nous avons donc demandé à l'astronomie les notions nécessaires pour déterminer la position dr. globe dans l’immensité de l’univers, cl pour assigner ses rapports avec les autres corps célestes. C’est encore à l'astronomie, secondée de la géométrie, que nous avons eu recours pour caractériser la figure de la terre, pour supputer ses dimensions et pour expliquer la métes d’après laquelle on représente sur

es Cartes les traits divers de sa surface.

e8 Sciences physiques et naturelles ont aussi mises à contribution pour tout

ce qui concerne les climats physiques, pour la distinction des différentes parties qui forme la surface du globe visible et accessible à l’homme, et pour la distribution méthodique de ses innombrables produits. Nous avons demandé à la statistique les faits et les principes à l’aide desquels on peut essayer d'évaluer approximativement le nombre d’hommes actuellement vivans. Enfin, nous nous sommes hasardé, sur le terrain de l’anthropologie, de Pistoine et de l’ethnographie, pour tracer les trois classifications du genre humain, d’après les langues, les religions et le degré de civilisation.

Afin de mettre plus d’ordre dans l'exposé des principes qui nousont guidé pour la rédaction de cette partie de notre ouvrage, nousallons parcourir rapidement etsuccessivement les chapitres dont il se compose,

PARTIE ASTRONOMIQUE, Dans ce chapitre, nous avons cru devoir réunir tout ce que les géographes donnent séparément, en traitant de la sphère armillaire

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et du globe artificiel. Les personnes qui ont eu occasion d’étudier cessujets selon les anciennes méthodes, sentiront facilement l'utilité d’une pareille innovation.

ÇLIMATS PHYSIQUES, Cet objet, traité d’une manière extrémement incomplète ou entièrement négligé dans les géographies ordinaires, nonobstant le rôle important que les climats jouent dans la distribution des végétaux et des animaux sur le globe, nous à paru exiger quelques détails, malgré le cadre borné de notre ouvrage.

DÉFINITIONS, « Dans toutes les sciences, dit M. Walckenaer, on a fait disparaître, par des déterminations précises, l’incertitude et les contradictions du langage vulgaire ; soit timidité, soit paresse, les géographes font seuls exception à cette règle; mais aujourd'hui que lPensemble des mers et des terres est connu, et qu’on peut déterminer la signification précise de chaque dénomination géographique, il convient de réformer de ridicules usages qu'on a trop long-temps soufferts. »

Faut-il que nous ayons besoin de faire remarquer combien il est contraire à la nature et au bon sens de désigner sur nos cartes, par le nom de golfe, les mers de Guinée, d'Arabie et du Bengale, qui ont jusqu’à 30 degrés d'ouverture, tandis qu’on appelle mers le petit golfe a double ouverture de Marmara, la lagune de Zuiderzee et le marais d'Azof. C’est encore par un abus bien extraordinaire de ce mot que les grandes mers Méditerranées d'Hudson et de Baffin, d'Oman et de Bengale ont été désignées sous le nom de Baies. Neus avons cru nécessaire de nous étendre beaucoup plus qu’on ne le fait ordinairement sur les principaux termes qui composent la nomenclature géographique. En géographie, comme dans toutes les autres sciences, il faut commencer par les définilions avant de pouvoir décrire ; aussi leur avons-nous consacré tout un chapitre, en empruntant un grand nombre d’entre elles aussi claires que précises et d’autres entièrement nouvelles, à deux ouvrages remarquables souvent exploités depuis quelque temps par bien des littérateurs, pour faire du nouveau à peu defrais, mais querarement ils ont la délicatesse de citer.

Nous voulons parler de la Cosmologie de M. le baron de Walckenaer et de la Geographie comparée de M. Ritter. Dans le mème chapitre,nous avons donné plusieurs

A LA GEOGRAPHIE

définitions qu’on chercherait en vain dans tous les traités de géographie, telles que colonies, caravanes, missions, elc., et nous en avons reproduit, non sans les.

développer, quelques-unes que nous avions déjà données dans notre rh deg di geografia, et qui ont été admises depuis dans d’autres ouvrages, quoique les auteurs de ces ouvrages aient oublié sans doute d’en indiquer l’origine. Nous re grettons beaucoup que notre cadre ne nous permette pas de justifier certaines dénominations nouvelles qui manquaient à la géographie et que nous avons proposées pour désigner convenablement, par un seul mot, quelques-uns des grands traits que présente la surface de la terre.

DIVISIONS GÉNÉRALES DU GLOBE, SU-- PERFICIE, POFPULATION. Ces bases principales de la géugraphie politique exigeaient des détails qu’en vain l’on chercherait partout ailleurs. L’étonnante disparité d'opinions, relativement à l’étendue des parties même les plus connues du globe, et la prodigieuse discordance qu’on rencontre parmi les savans, les géographes et les statisticiens, lorsqu'il s’agit de déterminer les surfaces ainsi que le nombre des habitans, soit des contrées, soit des villes, réclamaient quelques éclaircissemens sur les principes par lesquels nous nous laisserons guider. *

HISTOIRE NATURELLE, Nos liaisons avec un jeune naturaliste que des travaux classiques sur la zoologie et la botanique ont déjà placé au premier rang parmi ceux qui cultivent ces sciences, nous ont prouvé l'avantage d'offrir, dans le1x° chapitre, un résume de la distribution géographtque des trois règnes de la nature, suivi d’un tableau statistique du règne animal et du règne végétal à l’époque actuelle.

CLASSIFICATION DU GENRE HUMAIN, Dans le chapitre x1° nous faisons observer l’inutilité de certaines divisions proposées et adoptées par tous les géographes; et, en signalant l’état encore vague et imparfait où se trouve la classification d’après laquelle on prétend partager tout le genre humain, soit en quelques »ariétés , soit en plusieurs especes differentes, nous faisons sentir qu’on n’a pas encore rassemblé assez de faits bien constatés pour admettre cette importante classification dans un traité de géographie élémentaire. Dans la même chapitre, après avoir démontré labsurdité de la classifi-

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INTRODUCTION

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