‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 11 sur 628 · RS RE RES · texte numérisé non relu

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cation qui est généralement admise sous le rapport des principales nuances de la civilisation , nous indiquons ce qui nous paraît devoir être compris sous le nom de civilisation , et nous essayons de tracer les limites qui constituent les trois nuances principales de l’état social. Pour ne pas introduire des noms inusités, nous conservons les divisions déjà proposées par Malte-Brun, mais en rangeant dans un ordre nouveau et plus convenable, les nations que ce célèbre géographe avait nommées peuples civilisés, peuples barbares et peuples sauvages. Nous terminons ce chapitre en signalant l’inutilité et le vague des classifications qui ont pour base la nourriture, la position topographique, et les occupalions des différentes nations du globe.

aTanNoGRAPrœIE, L'histoire et la géographie font pour ainsi dire à chaque page, mention des peuples dont l’une nous raconte le développement et les vicissitudes, tandis que l’autre nous indique leur position et nous décrit leur demeure ; mais nous ne connaissons aucun traité d’histoire et de géographie qui ait défini le mot ation. Nous avons donc commencé notre chapitre de la classification ethnographique du genre humain, par rappeler les trois acceptions différentes sous

lesquelles on prend le nom de nation ; ensuite nous avons expliqué le sens qu’on doit attacher aux mots famille ethnographique, langue et dialecte, et nous avons fini par donner un résumé de la mappemonde ethnographique de notre atlas, comme le cadre général auquel doivent se rapporter les cinq tableaux que nous avons intercalés dans la géographie politique des cinq parties du monde.

RELIGION, La religion influe sur les s0ciétés humaines d’une manière non moins puissante que les constitutionspolitiques, dont elle détermine souvent les formes, et que toujours elle affermit ou altère.

Une classification du genre humain, basée sur les croyances religieuses, était donc de la plus haute importance.

Mais cette classification, que depuis quelque temps on rencontre d’une manière plus ou moins incomplète, plus ou moins inexacte, dans presque toutes les géographies générales, se réduit pour les abrégés, à la simple nomenclature des religions, suivie de l’énumération des peuples principaux qui les professent. Nous avons cru que, pour donner une division moins vague, il fallait résumer en peu de pages les dogmes les plus essentiels des principaux cultes d’après leur ordre de génération et d’analogie.

‘SIL. Géographie générale, physique.

POSITION ASTRONOMIQUE, Chacune des descriptions générales commence par cet article, afin d’aider le lecteur à trouver sur les cartes la position de la partie du monde à laquelle elle se réfère. Dans l’état actuel de la géographie mathématique, si importante pour tous les pays hors de l’Europe, et qui laisse encore tant à desirer pour plusieurs régions de cette partie du monde, nous avons cru que l’on pouvait sans grave inconvénient négliger les fractions de degré ; en effet, autant l’indication de ces fractions est indispensable lorsqu'on veut tracer une carte, autant elle surcharge inutilement la mémoire dans un abrégé. À l'égard des parties du monde, des grandes régions, des grands états, les longitudes et les latitudes étant exposées en chiffres ronds, la mémoire les retient plus facilement. Il en est auel lorsqu’il s’agit de la position d’une ville ou des articles d’une trar. saction politique ; alors on ne doit pas se

contenter d’une approximation; il faut donner la position aussi exacte que l’état de la science peut le permettre. Au reste, si le cadre de cet ouvrage ne s’y refusait, nous pourrions dresser un tableau comparatif des prétendues positions exactes des principaux états et des principales régions du globe, données par les traités de géographie et les cartes qu’on regarde comme irréprochables : ce tableau offrirait les disparates les plus extraordinaires. M. Klaproth a déjà signalé les différences énormes que présente la grande carte de l’Asie, publiée par Arowsmith, en 1822, avec les meilleures cartes spéciales des Russes et des missionnaires; la

position de la ville de Koutché offre une

différence de 4° 4: en longitude; celle d’Aksou en présente une de 6° 5’ dans le même sens. La position que Moorcroft a assignée il y a quelques années à Leh, capitale du Petit-Tibet, diffère de 3° 9’ en latitude de la position donnée par les jé-

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DIMENSIONS, À la page 22, dans les principes généraux, nous définissons ce que l’on doit comprendre par dimensions de longueur et de largeur, absolue ou relative. Nous ne donnons ces dimensions que pour les cinq parties du monde et pour les seuls états de l’Europe, afin d'accorder quelque chose à l’usage; mais nous les supprimons comme inutiles dans la description de tous les états des autres parties du glohe.

Le reproche qui nous a été adressé par quelques savans estimables, de persister a nous servir d'une mesure linéaire que l'usage n'a consacrée qu'en Italie et qui complique les calculs, ce repren exige que nous justifions la préérence que nous avons donnée au nt/le ttalien de 60 au degré, employé dans toutes les estimations de cet abrégé. Nous ferons d’abord remarquer que le mille dont il s’agit n’est pas exclusivement employé par les Italiens ; que c’est au contraire la mesure itinéraire qu’on pourrait appeler cosmopolite par excellence, nonseulement parce qu’il correspond exactement à la minute géographique commune à tous les peuples du globe, mais aussi parce qu’il est identique avec le mille nautique en usage chez tous les peuples maritimes de l'Europe civilisée et de ses colonies. D'ailleurs ce miile correspond exactement au tiers de la Zieue marine de France de 20 au degré, qui est égale à la legua horaria d'Espagne, au mille de Brabant, à la lieue marine d'An-

leterre et à la lieue de Pologne ; il est égal au quart du mille Allemand, employé dans presque tous les ouvrages de géographie composés par les savans du Nord et de l'Orient de l’Europe. Tous ces motifs nous ont engagé, au début de notre

carrière géographique, à adopter cette

mesure pour tous nos calculs; nous n’y avons jamais dérogé, et nous n’y dérogerons jamais. Tout lecteur pourra facilement réduire nos mesures à celles qu’il croira plus convenables, à l’aide du beau travail dont M. Guérin a bien voulu enrichir cet abrégé.

À LA GEOGRAPHIE. | za

MERS, aozrss, etc. Pénétré de l’importance et de la nécessité de préciser en géographie comme dans les autres sciences, la valeur des mots par lesquels on désigne chaque partie constituante du globe ;, nous avons consacré à ce travail une partie de nos veilles. Dès l’année 1817, nous avons publié le résultat de nos recherches dans notre Compendio di geografia, en proposant une division aussi naturelle que méthodique de l’Océan et de ses nombreuses branches, division que nous avions déjà ébauchée bien longtemps auparavant et dès 1808, en pu-.

bliant notre Géographie par bassins. Nous.

avons proposé même plusieurs dénominations, pour embrasser de vastes espaces que jusqu’alors les géographes avaient laissés sans nom , mais qu’il fallait enfin.

réunir et nommer d’une manière quelcon-que. Nous avons obtenu la plus belle ré-.

compense de notre travail, en voyant ces.

résultats non-seulement approuvés, mais même adoptés par un savant célèbre.

Mais nous n’avons jusqu’iciaucune raison pour renoncer à quelques-unes de nos .dénominations et même à quelques divisions de l'Océan, que ce savant n’admet pas. Ainsi, nous conservons celle du Grand-Océan , que contre son. avis, nous persistons à regarder, avec tous les géographes, comme la plus vaste étendue d’eau qui existe sur le globe, malgré les innombrables Mes qui forment la Polynésie; car ses terres, dont le nombre est prodigieux , sont pERaque imperceptibles, comparées à la masse d’eau qui les environne, et qui a reçu justement cette qualification contestée par un seul écrivain.

rzeuves. Les fleuves jouent un rôle trop important dans la géographie physique et politique, pour qu’il nous fût permis de glisser légèrement sur ce sujet.

Sans doute, si nous avions voulu imiter nos devanciers, nous aurions pu nous épargner bien des recherches et diminuer de beaucoup le nombre de pages de notre volume; mais cela n’aurait pu se faire u’aux dépens de la science. Ce n’est pas

aire connaître un grand fleuve que d’indiquer sommairement en quel pays il naît, près de quel lieu il entre dans la mer, où même quelles régions principales, quelles villes importantes il baigne; il faut décrire son cours entier, non-seulement en signalant la direction de son courant principal et ses subdivisions en dif-

férentes branches lorsque cela a lieu, comme dans le Nil, l’Orénoque, le Gange, etc. ; mais aussi en traçant le cours de ses principaux affluens et même des courans du premier et du second ordre, qui grossissent la masse d’eau de ces derniers; en un mot en décrivant tout le territoire hydrographique du fleuve, ou son bassin.

Pour éviter les répétitions , et pour donner au lecteur une idée précise du cours des grands fleuves qui traversent différens états, on doit nécessairement les décrire dans la géographie générale. C’est aussi ce que nous avons fait ; et une longue expérience nous a prouvé que c’était la seule iéthode que l’on pôt suivre avec succès dans l’enseignement. Par la manière dont nous avons décrit tous les grands fleuves dans les chapitres généraux et dans la description particulière des états de chaque partie du monde , on peut dire que cet abrégé renferme une véritable georé par bassins. Afin de donner au ecteur une idée précise du cours d’un fleuve , on a employé des lettres capitales peer exprimer le courant principal , avec es noms divers qu’il prend quelquefois en poursuivant sa marche, soit en s’accroissant par l’union de plusieurs branches, soit en s’élargissant au point de présenter des lacs plus ou moins étendus, soit enfin en se subdivisant en plusieurs bras avant d’arriver à la mer. D’autres caractères, italiques ou romains, pus petits et plus ou moins espacés, ont êté employés pour exprimer les affluens du premier, du second et dutroisième ordre. Tous les fleuves de chaque partie du monde sont ran-

és d’après les mers principales auxquelles ils aboutissent, de manière que le lecteur peut , d’un coup-d'œil, à l’aide des articles fleuves, dans la géographie générale ou particulière, avoir la géographie par bassins, où d’une des cinq parties du monde, ou d’un état quelconque et comparer ensuite ces divisions naturelles avec les divisions politiques indiquées en leur lieu.

Dans le texte, nous n’avons pas manqué d'indiquer les doutes qui subsistent en core à l’égard du cours de plusieurs fleuves, et nous avons signalé aussi l’inconvénient de regarder comme courant principal une branche beaucoup moins longue

ue celle que l’on considère comme seconaire. L’Amazone, le Mississipi, eic., en Amérique ; le Jenisse, le Kiang, elc ,

INTRODUCTION

en Asie, peuvent être cités comme les exemples les plus remarquables de cette anomalie géographique , dont notre Europe n’est pas exempte. Mais si le géographe peut et doit méme respecter ces vieilles erreurs consacrées par l’usage, afin d’éviter la confusion que ie manquerait pas de produire une brusque innovation, il peut et doit aussi être moins réservé à l'égard des fleuves qui n’appartiennent pas à l’Europe, surtout lorsqu'ils portent déjà plusieurs noms divers selon les différens pays qu'ils traversent. C’est à l’égard de ces grands fleuves que le géographe devrait, sans aucune exception, regarder toujours comme courant principal la branche dont la source et ot est la plus éloignée de l'embouchure.

Nous devons signaler comme une autre manière erronée de considérer les fleuves, l’usage de quelques géographes, qui regardent des fleuves d'un cours très long et d'un grand volume d’eau, comme les affluens d’un autre fleuve, avec lequel ils n’ont pourtant de commun que le voisinage de leurs embouchures; nous citerons particulièrement le Brahmapoutre, envisagé comme un affluent du Gange, et le Tocantin, compté parmi les affluens de Amazone,

Dans le chapitre des définitions, ainsi que dans le texte de la géographie générale et particulière, nous avons indiqué les principales béfurcations que présentent les bassins de quelques fleuves, phénomènes très remarquables, mais que beaucoup d’auteurs négligent entièrement.

Nous aurions voulu donner un tablean de la superficie des principaux bassins du globe, et un autre tableau de la longueur comparative des princi-

aux fleuves; mais nous n'avons pas eu e loisir nécessaire pour nous livrer aux longues recherches qu’exige leur rédaction. Ce qui a été publié dans ce genre est tellement rempli d'erreurs, que nous n'avons pas osé en faire usage, Quelle confiance pouvions-nous d’ailleurs avoir dans des tableaux où l’on n’indiquait ni les cartes sur lesquelles on avait fait les cal culs, nila méthode qu’on avait suivie, ni l’époque à laquelle ces estimations devalent se rapporter? Cetle dernière indication est très importante à l'égard de certains fleuves de l'Asie, de l’Afrique et de l’Amérique, dont le cours n’a été exploré, en totalité on avec quelque préci-

ile, Le

avens regardé et qualifié comme telle tout es terrestre qui nous a paru réunir les conditions requises. Agir différemment à l'égard de choses qui depuis long-temps ont l’avantage d’avoir été définies de la manière la moins équivoque, c’eût été tout confondre gratuitement.

A la page 31, nous avons indiqué le seul principe d’après lequel le géographe doit ranger les iles comme dépendances géographiques de chacune des cinq parties du monde. Nous croyons niile d’ajouter ici, à l'appui de ce que nous disons des Açores,

ne cet archipel offre cn outre le point de départ le plus commode pour le partage des deux hémisphères dans le tracé des mappemondes. Le fameux géographe Merealor avait eu, dès le xv1° siècle, l’heureuse idée de faire passer le premier méridien au centre de l'ile de Corvo, si remarquable par sa position occidentale et par son pic majestueux.

On s’étonnera peut-être que nous nous soyons borné à ne faire qu’une simple mention de certaines iles remarquables par leur étendue, et sur lesquelles les géographies, même abrégées, entrent dans des détails assez étendus ; mais il fallait opter entre des choses communes et des remarques importantes vraiment propres à caractériser l’état de la civilisation ancienne et moderne de certains peuples.

Voilà pourquoi nous n’avons pas hésité à exposer rapidement, dans le tableau des divisions administratives de l'empire chinois, le peu que nous avions à dire sur les grandes iles de Formose et d'Haï-nan, qui n’offrent rien de bien remarquable, tandis que nous sommes entré dans quel-

ues détails sur l’ile de Ceylan, à cause

e ses monumens , de ses ports magnifiques, de ses riches produits et de l’importance politique, commerciale et militaire que cette Île a acquise sous la domination anglaise.

MONTAGNES, La grande importance des montagnes dans la détermination des climats physiques, des gisemens minéralogiques, des stations propres aux végétaux et aux animaux, et le grand rôle qu’elles jouent dans les révolutions politiques des peuples anciens et modernes, nous ont obligé d’entrer dans quelques détails sur ce qui les concerne. Pour éviter les méprises et les erreurs, suites de certaines classifications erronées, nous croyons devoir présenter ici quelques observations.

INTRODUCTION

Elles répandront, peut-être, un peu de lumière sur ce sujet encore très confus, et serviront d’éclaircissement aux classifications orographiques, presque toutes en= tièrement nouvelles, que nous donnons dans cet abrégé,

Aucun principe fixe ne paraît avoir guidé les géographes et les naturalistes qui, jusqu’à présent, se sont occupés de la classification générale des montagnes.

Quelques-uns ignorent complètement le vrai sens du mot sys/éme, ou ne veulent pas l’adopter ; les uns appellent système de montagnes ce que d’autres regardent comme des groupes, tandis que d’autres appliquent cette dernière dénomination aux simples chaines. Il ne manque pas de savans, d’ailleurs estimables, qui, étrangers à la géographie proprement dite, viennent augmenter ce désordre par l’introduction des classifications gévlogiques, assujétissant les caractères que tout géographe instruit doit regarder comme principaux à ceux qui ne doivent étre pour lui que secondaires. Indépendamment du petit nombre de chaines dont on connaît actuellement les caractères géognostiques , circonstance qui sufit à elle seule pour faire rejeter provisoirement toute classification générale des montagnes du globe, qui serait basée sur la nature et la disposition de leurs couches, nous ferons observer que la hauteur, la position, la direction des montagnes constituent seules leur importance géographique, vu les modifications qu’elles produisent dans les climats physiques, dans la station des animaux et des végétaux et dans les relations des peuples entreeux.

Partant de ce principe, qui nous parait incontestable, dès l’année 1815, nous avons réuni en massifs plus ou moins grands que nous avons nommés sys/èmes, toutes les principales hauteurs connues du globe; nous y avons distingué des Road composés de plusieurs chaines.

ous avons divisé celles. ci en chaînons, branches, collines, elc., etc. Dans chaque système nous avons considéré comme chaine principale celle des points culminans de laquelle dérivent les grands cours d’eau considérés relativement à un grand réservoir, tel que l'Océan et les Méditerranées. Depuis notre premier essai, de nouvelles recherches nous ont prouvé la né cessité, non-seulement de conserver tous les systèmes proposés dans la première

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